Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Privé’

Le mythe de l’apport du privé

Posted by sylvainguillemette sur 5 avril, 2010

https://i2.wp.com/a6.idata.over-blog.com/300x327/0/58/28/37/R-pertoire-3/capitalisme.jpgIl y a un mythe existant, faisant état d’un apport du privé dans notre société. J’aimerais si vous me le permettez, mettre les choses au point en ce qui concerne les acteurs du privé, soit donc sur le soit disant «apport» dont fait l’objet la bourgeoisie, en ce qui concerne notre société.

D’abord, pour jouer quelque rôle que ce soit, un capital se fait indispensable, si nous vivons bien sûr, dans un modèle capitaliste. Il faut donc préalablement constater qu’il faille posséder des capitaux dans un système basé sur les échanges de capitaux, ou si vous préférez, dans un système capitaliste. Ainsi, nous éviterons de faire dans le totalitarisme, comme se plaisent à le faire certains démagogues de la droite, aisés également à faire dans le populisme par la bande.

Constatant donc la nécessité de posséder les capitaux pour faire un quelconque apport, nous constatons avec raison ensuite, que certaines personnes possèdent plus que d’autres, ces dits capitaux. Il est donc normal, si nous constatons que seule une minorité possède autant de capitaux qu’il faille avoir pour la cause, de visualiser par la suite que seule une minorité pourra exercer un «apport» à notre collectivité.

Cette autre constatation faite, comment peut-on par la suite, prétendre que cette minorité soit celle qui apporte, inversement que de ne s’en tenir qu’aux faits qui suggèrent plutôt la concentration de richesses chez cette minorité –résultant du capitalisme- , qui vient ici rendre cette dernière indispensable aux yeux des économistes, également capitalistes d’idéologie et ne tenant que compte du fait de leur possession, et non de leur mérite ou des risques qu’ils ont pu prendre vis-à-vis par exemple, les créateurs de richesses, les prolétaires?

L’apport là, du privé dans notre système, n’est donc que le reflet d’une réalité tout autre, soit celui qu’une minorité particulière –la classe bourgeoise, possédant les moyens de production…-possède les capitaux indispensables aux apports quelconques. Ensuite, viennent et interviennent les idéalistes de cette même idéologie. S’en suivent des affirmations telles que : «Il ne faut pas diaboliser le privé, il fait des apports énormes à notre système de santé par exemple…» (Marie Grégoire). Ce type d’affirmation, justement, ne fait qu’affirmer qu’il y a apport du privé, sans se soucier du fait que cet apport n’est possible que si l’on possède des capitaux, et que manifestement, la bourgeoisie concentrant  chez elle la richesse créée par le prolétariat international, elle est également la seule à pouvoir intervenir auprès de la société, mis à part du prolétariat lui-même uni. Celle-ci, la bourgeoisie, peut donc intervenir, par exemple en intermédiant entre la demande et l’offre –par le biais de ses capitaux-, par sa capacité de s’approprier les moyens de production. Ironiquement, ces moyens de production sont également fabriqués par le prolétariat…

Je ne peux donc que constater que les idéalistes continueront tant qu’ils le pourront, d’abrutir les masses, sinon, c’est qu’ils se sont tellement abrutis, qu’ils ont fini par croire à leurs dogmes sempiternels, également invincibles aux échecs.

Le privé n’apporte rien à l’humanité qui en vaille la peine. Le capitalisme explique la concentration de richesse chez une minorité, et cela de suite, explique pourquoi certains acteurs du privé peuvent intervenir -dans une telle économie-, précisons-le. Je ne vois pas là, une concrétisation d’une loi divine, mais une  manifestation d’un totalitarisme, qui en est des plus patentes.

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Un cadeau empoisonné

Posted by sylvainguillemette sur 23 mars, 2010

https://i0.wp.com/2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/Sqk48jncoSI/AAAAAAAAFJ0/eIqUY_bg_EA/s400/Obama+et+La+Sant%C3%A9.jpgÇa y est! La réforme de Barack Obama est passée! Les états-uniens se retrouvent donc, avec l’obligation de contracter une assurance au privé! Et oui!

39 millions d’états-uniens devront donc se plier aux nouvelles conditions du président Obama, et octroyer une entente aux entreprises privées, servant les assurances médicales. Ceux-ci n’auront aucun autre choix, sans quoi, ils devront s’acquitter d’une amende salée.

Cela n’est donc pas une mesure dont se réjouiront les états-uniens et même, seuls quelques uns de ces dizaines millions de gens, pourront véritablement acquérir une assurance privée, sans les mener à une faillite certaine.

Cette réforme n’a donc rien de progressiste en soi, et sert plutôt, comme toujours dans ce pays, les intérêts de la minorité parasitaire qui pullule au sommet de la hiérarchie sociale. Sans réforme réelle, portant les services publics avec elle, cette réformette n’a rien de révolutionnaire, ni de contraignant vis-à-vis les assureurs privées, qui du coup, recevront 39 millions de clients supplémentaires, qui leur seront désormais obligés. Le seul choix qu’auront les états-uniens, sera celui de choisir l’assureur qui les dépouillera de leurs capitaux.

Donc, les états-uniens resteront sur leur faim, et continueront de s’appauvrir, au profit des compagnies pharmaceutiques et des compagnies d’assurance privée qui dominent le secteur médical aux États-Unis d’Amérique.

Cette mauvaise nouvelle fait toutefois chez les démocrates, office de progressisme. Nous vous l’avions bien dit avant, et nous le redisons avec certitude désormais, les démocrates ne servent pas plus les intérêts des travailleurs que ne le font les républicains. D’une partie ou d’une autre, ce sont les intérêts de la bourgeoisie qui priment.

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SPQ-Libre, libre de partir

Posted by sylvainguillemette sur 15 mars, 2010

https://i1.wp.com/www.plq.org/fr/images/actualites/logo_pq.jpgLe PQ est un parti bourgeois, il n’y a plus de doute là-dessus. Ses membres, en fin de semaine dernière, l’ont confirmé. Ils ont mis au rancart la seule branche critique de leur parti, le SPQ libre. Ils ont laissé à ses membres le choix d’être, parmi tant de concédés à la conciliation de classes, membres d’un parti indépendantiste, point final. Fini les liens avec les syndiqués, mais il était peut-être temps, après tout –de cesser de porter l’habit du moine-.

Le Parti Québécois n’a pas d’autre aspiration que celle de faire un pays. Un pays pour les prolétaires? Non, pas vraiment. Un pays pour les bourgeois de nationalité québécoise? Certes, et l’on a insisté cette fin de semaine sur l’intérêt du parti vis-à-vis les initiatives personnelles d’enrichissement, donc  sur des initiatives privées, quels qu’en soient la teneur, la provenance ou tout autre débat qui remettrait vite à leur place, ceux qui disent  ces initiateurs «méritants» du labeur d’autrui.

On désiste ainsi le parti, de son dogme jadis, celui de la nécessité de l’État pour palier où le capitalisme ne peut aller, où il ne peut servir les intérêts de classes subordonnées au patronat. Le PQ ouvre ainsi la porte au privé, dans tous domaines, liant ces initiatives à de potentiels «mérites», comme s’il fallait encourager les initiatives personnelles, alors qu’elles découlent en fait, du fait que certains individus possèdent les capitaux nécessaires pour ce. Tout comme le patronat n’a jamais créé d’emploi, mais qu’il répondait plutôt à une demande par ses capitaux, qu’il devait préalablement posséder. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre la demande et l’offre et le seul fait observable, nous dénonce ses possessions préalables aux investissements qu’il fait.

Le PQ ne pourra donc plus se dire de gauche, ni de centre. Il est désormais condamné à vivre en chœur avec les autres partis de droite, et avouer que sa seule différence avec l’ADQ et le Parti Libéral du Québec, c’est sa soif nationaliste d’indépendance, et que celle-ci ne servira jamais que les intérêts de ce que certains péquistes nomment, les «méritants» et/ou les créateurs de richesses –alors que le prolétariat crée véritablement la richesse-.

Aussi, j’en profite pour inviter le SPQ-Libre à joindre les forces qui leur ressemblent, soit celles de Québec-solidaire. Ils n’ont plus leur place parmi les nationalistes étroits que sont devenus, au fil du temps, les membres du Parti bourgeois Québécois. Que les membres de ce parti bourgeois veuillent encore faire confiance au capitalisme, c’est une chose, mais que les membres avoués d’une cause des travailleurs en fassent autant, c’en est une autre.

Le capitalisme, depuis ses débuts, n’a jamais su partager les richesses, à ceux qui pourtant, la créaient. Le capitalisme transpire de contradictions de toute sorte, puis mène à la concentration de richesses chez une minorité d’individus, que les péquistes ici, nomment «méritants» ou «initiateurs personnels». Ce modèle économique est une plaie, celle de l’humanité. Il crée des guerres, autant réactives que préventives, ce que l’on nomme l’impérialisme. C’est d’ailleurs l’un des aboutissements inévitables du système capitaliste. Ensuite, le système capitaliste fait souvent faillite, et reprend ses forces en puisant du capital à ceux mêmes qu’il permet aux bourgeois d’exploiter tout au long de leur vie. Ce capitalisme, en 2007-2008, a encore fait faillite. Tout autour du globe, les banques tombaient, les unes après les autres. Et ce sont ceux qui prêtaient aux banques, pour ensuite leur emprunter, qui leur auront encore une fois, sauvé la peau. Mais cela, en donnant également un coup de barre à leur propre confort.

Par exemple, ici, les prolétaires canadiens ont vu Harper préparer la sauce qui allait alimenter tout le débat. En cessant de retenir l’impôt que les libéraux avaient instauré, Harper a vidé les coffres du gouvernement, pour transformer également, une entrée par une sortie massive de capitaux, cela, tout en aidant, lui aussi, le secteur privé de notre économie, au détriment bien sûr, de celle de la collectivité. Maintenant, on nous aborde le manque de finance au niveau public, et la nécessité, selon certains journalistes supposés impartiaux –Michel C. Auger à Radio-Canada-, d’ouvrir « absolument» les portes au privé dans tous les secteurs. La carotte et le bâton font encore guise d’actualité.

Le Québec  n’est pas dans le rouge comme le Journal de Montréal le prétendait. Encore moins comme certains économistes apocalyptiques dits lucides,  osaient le prétendre aussi.  Et ce n’est pas ici, un virage à droite du Parti Québécois, ce parti fut toujours un repère de capitalistes et n’a jamais mis de côté, ces principes tenus par les capitalistes, selon lesquels, un employeur est méritant des fruits du labeur de ceux qu’il emploie, les prolétaires.

Donc, rien de neuf à l’horizon. Des pré-arrangements ont été faits pour aménager le paysage au service du capital. Le Parti bourgeois Québécois est un autre de ces partis opportunistes, qui tente de saisir la balle au bond. Il ne sert pas nos intérêts de travailleurs, et même, se débarrasse de la seule branche qui aurait pu affirmer le contraire. Quand même le capitalisme a eu ses ratées au fil du temps, et partout dans le monde, quand même il a prouvé tout le contraire de ses prétentions, les dirigeants du Parti bourgeois Québécois ont décidé de conjuguer ces dogmes vénérés par les capitalistes, malgré tout. Le capitalisme moderne, tout droit sorti d’un anticommunisme primaire, est également à l’origine de nombreuses morts. Qu’il s’agisse de famine engrangée par un modèle inéquitable, de guerres pour des territoires, d’injustices sociales découlant, elles, d’injustices économiques, le capitalisme ne laisse pas sa place au socialisme quant aux morts qu’il aura créé, et le PQ persiste et signe, mais cesse au moins de se prétendre près des intérêts du peuple.

Le capitalisme a démontré ses limites, le SPQ-Libre devrait maintenant regarder vers le futur, et repérer ses véritables alliés de classe. Chez Québec-solidaire, ce «parti dans un parti» aurait sa place, comme les autres collectifs qui créent ce parti de gauche, près des intérêts des travailleurs salariés. SPQ-Libre ne doit pas avoir honte de ses positions tranchées vis-à-vis un modèle dépassé par le temps et par ses propres échecs. L’histoire se répète seulement, car par le passé aussi, les finances allaient comme ci comme ça, et on a souvent sorti la carte du privé, omettant de préciser qu’elle allait enrichir une minorité parasitaire, qu’elle allait coûter plus cher per capita, et qu’elle n’allait aucunement améliorer l’équité ou l’égalité des chances. Le SPQ-Libre n’est pas obligé de suivre sectairement, les erreurs décidées par la chefferie et ses membres, d’un parti obstinément bourgeois.

Le SPQ-Libre, est libre de choisir son avenir, mais il n’a point cette liberté dans le parti dont il détient la carte.

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Vidéo des loisirs des mercenaires en Irak

Posted by Libertad ! sur 21 septembre, 2007

Voici un vidéo qui montre les loisirs des mercenaires britanniques en Irak lorsqu’ils s’ennuient !

Ps: Le Reactionism Watch sera moins actif durant les prochains jours, étant donné le fait que nous sommes tous occupés par nos emplois respectifs ou encore par la mobilisation au collégiale contre le dégel.

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Blackwater, hors d’Irak !

Posted by Libertad ! sur 18 septembre, 2007

Dans un précédent article, nous parlions de la fameuse privatisation de la guerre et des firmes de sécurités privés auxquels le gouvernement américain donne des contrats pour faire la sale job en Irak et dans d’autres pays.

Ces mercenaires, payés près de 1000$ par jour pour assurer la sécurité des politiciens et de personnalités publiques sont vivement critiqués par le gouvernement irakien. Ces «soldats» ne sont pas soumis à un code strict et ils peuvent faire ce qu’ils veulent, sans avoir le risque de se faire juger par la justice.

Le gouvernement irakien ne décolère pas, deux jours après qu’une fusillade impliquant des mercenaires américains eut fait sept morts et de nombreux blessés en plein coeur de Bagdad.

En effet, selon un porte-parole du gouvernement irakien, le premier ministre Nouri Al-Maliki compte « reconsidérer, en conformité avec la loi, les activités de toutes les sociétés de sécurité étrangères et irakiennes opérant en Irak ».

Cependant, la compagnie Blackwater s’est vivement attiré les foudres du «gouvernement» de Nouri Al-Maniki parce qu’ils sont responsables de la mort de 7 personnes et de nombreux blessés après avoir ouvert le feu à l’aveuglette à cause d’un tir de mortier sur un convoi américain. Il est d’ailleurs très intéressant de constater la progressive séparation entre le gouvernement américain et le pantin qu’ils ont installés en Irak, même si il est chiite.

Tant mieux si Blackwater doit retirer ses troupes ! Mais ce n’est déjà pas assez, il faut que les armées étrangères et les autres firmes privées se retirent aussi !

Impérialisme, hors d’Irak !

==> Lire la suite
==> Texte du Reactionism Watch: Privatisation de la guerre : la rapacité des capitalistes à son stade ultime

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Privatisation de la guerre : la rapacité des capitalistes à son stade ultime

Posted by Libertad ! sur 3 septembre, 2007

« Nous n’irons pas en Irak » : voilà ce que l’ancien premier ministre Jean Chrétien avait répondu suite aux demandes de l’administration américaine voulant que le Canada participe à la coalition impérialiste pour piller l’Irak et plonger le Moyen-Orient dans le chaos. Mais en 2007, le Canada est-il vraiment absent en Irak? Le pays (ou plutôt, la bourgeoisie canadienne) n’a pas de troupes officielles en Irak mais par contre, plusieurs entreprises privées canadiennes y sont et profitent amplement des contrats de l’armée américaine, notamment dans le domaine de la « sécurité » et des hélicoptères.Cela illustre un phénomène qui, loin d’être nouveau, connaît une augmentation sans précédent depuis la dernière décennie. De plus en plus, les armées impérialistes font affaire avec des entreprises privées pour faire de la sous-traitance. Parmi ces entreprises, nous pouvons entre autre mentionner le cas de GardaWorld, qui est d’ailleurs un des fleurons du capitalisme québécois. Se présentant comme la « cinquième plus grande entreprise de services intégrés en sécurité physique et en transport de valeurs au monde », la firme Garda est employée par les autorités en place en Irak pour protéger les oléoducs, les personnalités publiques, les journalistes, les gens d’affaires et escorter des convois militaires.

Ces mercenaires, dont plusieurs sont des étrangers, sont parfois payés jusqu’à 1 000 dollars par jour pour faire la « sale job », mais cela ne va pas sans risque : plus de 900 d’entre eux (dont une majorité d’Américains) ont été tués depuis 2003, et on n’a toujours pas trouvé les quatre mercenaires britanniques qui ont kidnappés au mois de mai et qui travaillaient d’ailleurs pour Garda. Il y aurait plus de 20 000 « agentEs de sécurité » de la sorte selon les sources officielles, mais peut-être beaucoup plus selon certains observateurs. 1

Un autre cas d’entreprise canadienne qui travaille pour les autorités américaines est Bell Helicopter, la même qui se plia à l’exigence des États-Unis et empêcha des travailleurs originaires de certains « États voyous » de travailler à la fabrication d’hélicoptères destinés à l’armée américaine. 2 Par « État voyou », l’administration Bush entend en fait des pays qui résistent à l’impérialisme US tels que Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord et l’Afghanistan.

Cette nouvelle mode à la logique néo-libérale (la privatisation de la guerre) fut très critiquée au courant des derniers mois par la presse de gauche, tant française qu’américaine, et même aussi par le chroniqueur bourgeois du Journal de Montréal, Richard Martineau 3, qui prenait l’exemple de Blackwater – une compagnie américaine qui entraîne des militaires et qui affirme vouloir « appuyer la sécurité, la paix, la liberté et la démocratie aux quatre coins de la planète »… mais qui entend par là défendre la liberté d’exploitation pour les riches dans les pays opprimés, la fausse démocratie de la bourgeoisie et la sécurité personnel des capitalistes, au détriment de celle de la classe ouvrière et des peuples opprimés.

Même si la privatisation de la guerre peut sembler nouvelle, ça ne veut pas dire que ça ne se fait pas depuis des décennies : la « nouveauté » du phénomène, c’est que l’entreprise privée ne se contente plus de participer à la fabrication et l’entretien du matériel militaire, mais qu’elle intervient désormais au niveau de la fourniture des troupes. Le 17 janvier 1961, alors qu’il était en fin de mandat, le président Dwight Eisenhower avait déjà mis en garde les AméricainEs contre le danger que pourrait représenter le « complexe militaro-industriel » :

« Cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. […] Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. […] Nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent prendre conscience de la toile d’influence tissée par la gigantesque machinerie militaro-industrielle et la confronter avec nos méthodes et objectifs démocratiques et pacifiques, afin que la sécurité et les libertés puissent fleurir côte à côte. »

Bien beau discours, même si ce président est en grande partie responsable de la participation impérialiste des États-Unis dans la guerre du Vietnam! D’ailleurs, l’agent orange fut développé (c’est John. F. Kennedy qui donna le feu vert pour sa conception) par de nombreuses industries chimiques, dont Monsanto et Dow Chemical. Cet herbicide, extrêmement nocif et entièrement conçu par des entreprises privées qui profitaient des contrats de l’administration américaine, a fait des centaines de milliers de morts en Asie du Sud, de 2,1 à 4,8 millions de personnes ayant été touchées directement. Il a encore des effets néfastes sur la santé publique au Vietnam, des enfants naissant encore avec des malformations et des maladies graves qui lui sont attribuables. 4

De nos jours, les nombreuses sociétés militaires privées et leurs clients opèrent dans plus de 50 zones de conflits dans le monde; leur principal client, Washington, a signé à lui seul pas moins de 3 000 contrats avec des firmes privées au cours de la dernière décennie. Leur revenu atteint environ 100 milliards de dollars 5, soit environ 1/12 de toutes les dépenses militaires qui se font dans le monde chaque année (1 204 milliards de dollars en 2006 pour l’ensemble de la planète). 6

Une des caractéristiques les plus frappantes dans ce fameux complexe militaro-industriel est possiblement est sa présence au sein même du gouvernement américain. Nous n’avons qu’à prendre l’exemple de Dick Cheney, qui était le PDG de Halliburton, une entreprise spécialisée dans le domaine pétrolier et la défense. Ces « private military firms » sont aussi accusées d’avoir donné des millions de dollars au Parti républicain pour graisser la patte à ses dirigeantEs et ainsi, pouvoir bénéficier de juteux contrats en Irak, en Afghanistan et même dans des pays comme les Philippines et la Colombie. 7

Le phénomène de la privatisation de la guerre illustre à la fois la rapacité des capitalistes et l’état de putréfaction dans lequel baigne désormais leur désordre mondial. Le jour viendra où ces gens-là n’auront plus le loisir de profiter de la misère des pauvres gens et des destructions massives causées par les guerres impérialistes.

Capitalistes, hors d’Irak!
Canada, hors du Moyen-Orient!

Antho

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Les feux de forêts en Italie seraient criminels… pour intérêts capitalistes

Posted by L'Agitateur sur 27 juillet, 2007

C’est ce qu’affirme [indirectement] le World Wildlife Fund (organisation internationale de défense de l’environnement). En effet, selon lui, les feux de forêts qui ont ravagé plus de 4 500 hectares de parcs protégés en Italie sont non seulement de source criminelles, mais bien capitaliste ! L’organisation a déclaré ceci à l’Agence France Presse :

« La majeure partie des incendies de ces derniers jours est de nature criminelle. Il est bien connu que le feu, presque toujours, sert à se débarrasser des arbres et d’autres obstacles naturels, au profit de nouveaux hôtels, de villas ou de pâturages« 

Ce cas nous rappel étrangement celui de Galice, en Espagne, pendant le mois d’août 2006. Durant cette période, plus d’une centaine de feux de forêts ont été déclarés, et dont la majorité n’a pu être maîtrisée aussi vite que voulu. Ces feux de fôrets, ayant été de nature criminelle, n’avaient qu’un objectif : provoquer la crainte et la dévastation par intérêts. Cela est survenu suite à des collusions entre promoteurs immobiliers et propriétaires terriens. Au total, un peu plus de 170 000 hectares ont été détruits.

C’est ce que nous appelons de la barbarie capitaliste.

Il est donc possible, selon nous, que ce soit exactement ce qui est arrivé en Italie. Bien qu’il y ai une forte canicule et que cela augmente fortement les risques d’incendies, c’en est pas assez pour déclencher autant d’incendies à travers le pays. Comme l’a déclaré le WWF, « la majeure partie des incendies […] est de nature criminelle. » C’est bien le moment parfait, voire l’occasion rêver pour être blanchit de ses gestes : incendier des terrains d’hectares pendant une canicule.

Certaines personnes penseront que c’est un complot socialiste ou un mythe gogauchiste : c’est votre choix d’y croire. Par contre, nier le fait qu’il y ai déjà eu des incendies au profit de terrains privés ne ferait que vous rendre complice et collaborateur de cette barbarie capitaliste.

==> Lire la suite
==> Ravage de la canicule

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Quand l’ADQ se contredit encore une fois !

Posted by L'Agitateur sur 10 juillet, 2007

Quelle nouvelle !

Selon le député adéquisse Claude Roy, le développement éolien dans la province est anarchique, sauvage et irrespectueux. Pour contrer cela, le député de Montmagny-L’Islet présentera une motion qui aura pour objectif de nationaliser l’énergie éolienne et, entre-temps, un moratoire pour suspendre tout projet à ce sujet.

Bien que ce soit une bonne idée de nationaliser selon nous, il est totalement étrange que ce soit un adéquisse qui le propose ! Québec Solidaire en fait mention, et voilà que le responsable de l’opposition officielle en matière d’environnement propose exactement la même idée !

Une contradiction qui s’ajoute à d’autres propos dit dans le passé de la part de plusieurs députés et candidats adéquisses. Rappelons-nous des propos de Gilles Gagnon, candidat de l’ADQ dans l’Abitibi-Est qui a dit que « l’éducation devrait être comme à Cuba. » Il est le même qui fit des propos déplacés sur l’omniprésence d’une puissance juive européenne et américaine, ainsi que des dénonciations des pratiques de la FMI.

— Correction : c’est Gilles Gagnon et non Gilles Taillon. —

Un parti de Droite ? Certainement ! Ses députés ? Pas tous…

P.S.: Nous avons trouvé l’intranet de l’ADQ (un genre de wikipédia) qui propose un échange d’informations, de dialogues et de faits entre les membres adéquisses. Vous pouvez y trouver des pages personnelles des membres de l’ADQ, des photos, un forum de discussion, un calendrier et plusieurs autres dispositions pour les militantEs adéquisses ! Le lien est disponible ci-dessous.

==> Lire la suite
==> L’intranet des adéquistes autonomes

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Le coût des médicaments explosent

Posted by L'Agitateur sur 23 juin, 2007

C’est un nouvel élan pour la Droite et sa privatisation ! En effet, elle a décidé de donner la liberté d’une hausse des prix des médicaments après 14 années de gel ! Tous les fabriquants des 363 produits pharmaceutiques ont fait en sorte que le coût monte au minimum de 8%, pouvant aller facilement à 75% ! Dans certains endroits, c’est même entre 120 à 200% ! Toutes ces augmentations dépassent très facilement le taux d’inflation (sans étonnement). En continuant avec ce rythme, la capacité d’acquérir des soins médicaux s’amincira rapidement.

En février dernier, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait pourtant promis de limiter cette hausse à 2,03%. « Les fabricants se sont dit qu’ils devaient rattraper le temps perdu. Cela dit, ce n’est pas alarmant et ça ne se répétera pas à chaque nouvelle liste », a affirmé hier la porte-parole du Conseil du médicament, Suzanne Naud.

Ce n’est pas du tout un simple 2,03% qui se passe mais bien un bond énorme de plus de 100% ! Quasiment d’un coup ! Déjà que les profits des pharmaceutiques sont monstres, cette augmentation ne fera qu’engraisser leur bonheur et augmenter le mécontentement des gens. Malheureusement, ces derniers font se faire conditionner à croire qu’il est normal qu’une telle hausse des prix ai lieu puisqu’elle est nécessaire !

La question à se poser est ceci : nécessaire pour qui ?

==> Lire la suite

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État d’urgence: deuxième partie

Posted by Libertad ! sur 23 juin, 2007

Voici la deuxième partie du texte de notre très chère Nathalie Elgrably, cette néo-libérale qui souhaite que la santé devienne une entreprise privée, avec l’esprit de compétition, la notion de profit, ect.

État d’urgence: deuxième partie
Le Journal de Montréal, p. 26 / Nathalie Elgrably, 21 juin 2007

Il n’y a pas si longtemps, il était tabou de critiquer la performance du système de santé québécois, et ceux qui osaient le remettre en question étaient presque brûlés sur le bûcher. Aujourd’hui, tous sont unanimes à dénoncer les ratés du réseau et à insister sur l’urgence de le rendre plus efficace. On progresse!

En dépit de cela, les gardiens du statu quo jugent blasphématoire toute révision en profondeur du système. Ils ne jurent que par des injections de fonds et ne tolèrent que des ajustements mineurs pour préserver l’intégrité du système qui, selon eux, symbolise la justice sociale et la solidarité.

Personne ne possède le monopole de la bonté et de l’altruisme et, que nous soyons «lucides» ou «solidaires», nous souhaitons tous que les Québécois puissent avoir accès à des soins, indépendamment de leurs moyens financiers. Cet objectif est tout à fait louable, et il est hors de question d’y renoncer.

Mais, pour garantir l’accès universel aux soins de santé faut-il nécessairement que l’État détienne le monopole de la fourniture des soins?

Préserver l’esprit du système

Actuellement, tous les hôpitaux appartiennent exclusivement à l’État. Alors qu’il serait inconcevable de concéder le monopole de l’essence à Esso ou celui de l’alimentation à IGA, certains vénèrent le monopole de la santé.

Or, tous les monopoles, qu’ils soient privés ou publics, portent en eux les conditions nécessaires à la dégénérescence du système. Et, à en juger par l’état de notre réseau de la santé, le monopole québécois ne fait pas exception.

On peut remettre en question le monopole de la santé tout en préservant l’esprit du système actuel. Il suffit de séparer l’objectif du moyen employé pour y parvenir. L’universalité est l’objectif visé, tandis que le monopole d’État ne constitue qu’un moyen.

Malheureusement, les inconditionnels du statu quo font un amalgame entre les deux, ce qui explique l’immobilisme qu’ils nous imposent alors qu’il est pourtant possible de conserver l’universalité tout en se libérant des problèmes inhérents au monopole d’État.

Les bénéfices de la concurrence

Faisons un parallèle. En cas d’incendie, notre compagnie d’assurance assume le coût de reconstruction de notre maison, mais n’effectue pas elle-même les travaux. Elle les confie plutôt à des entrepreneurs privés qui se font concurrence pour décrocher le contrat. La concurrence est bénéfique aux consommateurs, car chaque vendeur doit se surpasser de crainte de perdre des clients.

Avec un monopole d’État, les hôpitaux n’ont aucune incitation à exceller, et certains patients le paient de leur vie. Pour préserver l’universalité, l’État pourrait continuer à jouer son rôle d’assureur, mais abdiquer celui de fournisseur de soins.

À l’instar de toutes les compagnies d’assurance, l’État paierait la facture, mais ferait exécuter le travail par des établissements privés que la concurrence forcerait à offrir des soins toujours meilleurs.

Il est possible de bénéficier des vertus de la concurrence tout en s’assurant qu’aucun Québécois ne soit privé de soins de santé faute de moyens. Mais pour y parvenir, il faut se libérer de la mentalité de défaitiste qui fait dire à certains qu’il n’existe pas de solution. Il faut surtout se libérer des militants pour une médecine soviétisée qui commettent la grossière erreur de confondre le moyen et l’objectif.

Leur aveuglement les conduit à défendre un système médiocre au lieu de chercher un moyen d’offrir à tous une médecine avant-gardiste.

Pourtant, être solidaire et être efficace ne sont pas des concepts mutuellement exclusifs. Il suffit d’un peu d’ouverture d’esprit!

De quelle idéologie parle-t-elle ? Que le système devrait être payant ou à deux vitesses ? « Notre » santé, la santé du travailleur qui travaille pour des peanuts ou bien celle du propriétaire de la PME qui gagne toujours des prix aux galas du Conseil du Patronat ? Elle n’a jamais entendu parler de Cuba ? Système excellent, de premier choix, tant pour la population que pour les hauts placés du Parti. Elle devrait aller y faire un tour, le système « soviétisée » comme elle le dit si bien marche bien mieux que son modèle « amaricain » !

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