Reactionism Watch

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Archive for juillet 2010

Le régime communiste aux U.S.A. par Léon Trotsky

Posted by sylvainguillemette sur 29 juillet, 2010

En relisant le texte de Léon Trotsky sur ce qu’aurait l’air une révolution communiste en sol états-unien, je me suis aperçu, pour une troisième fois sur ce site, que ce texte était pleinement d’actualité en ce qui concerne les choix difficiles que pourraient prendre les prolétaires états-uniens pour palier aux ratées du capitalisme. Et, étant donné que le système capitaliste est encore mort en 2008, et qu’il a repris vie à nos frais, sans notre consentement, j’imagine assez facilement le prolétariat états-unien, suivre ce pas plutôt que celui du Tea Party.

Bonne lecture!

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Si le régime communiste est instauré aux Etats-Unis, comme une conséquence de l’incapacité de votre ordre social capitaliste à résoudre ses difficultés et ses problèmes, vous découvrirez que ce régime bien loin de signifier une tyrannie bureaucratique intolérable et l’enrégimentement des individus, sera à l’origine d’un développement des libertés individuelles et donnera l’abondance pour tous.

A l’heure actuelle, la plupart des Américains ne considèrent le régime communiste que d’après l’expérience de l’Union Soviétique. Ils craignent que ce régime n’engendre en Amérique les mêmes résultats matériels que chez les peuples culturellement arriérés de l’Union Soviétique.

Ils craignent que l’on ne veuille les coucher sur un lit de Procuste, et considèrent, par ailleurs, le conservatisme anglo-saxon comme un obstacle insurmontable même pour des réformes éventuellement souhaitables. Ils soutiennent que la Grande-Bretagne et le Japon interviendraient par la force armée contre les Soviets américains. Ils redoutent de s’entendre dicter quels vêtements ils doivent mettre, quels aliments ils doivent consommer; d’être contraints à se contenter de rations de famine; à ne trouver dans la presse qu’une propagande officielle stéréotypée; à entériner des décisions prises sans leur participation active; à garder leurs pensées pour eux, et à chanter bruyamment en public les louanges de leurs dirigeants soviétiques pour échapper à la prison ou à l’exil.

Ils ont peur d’être la proie de l’inflation monétaire, de la tyrannie bureaucratique, d’une paperasserie intolérable dans toutes les démarches de l’existence quotidienne. Ils craignent d’assister à une standardisation mécanique des arts et des sciences, comme de la vie de tous les jours; à la destruction, par la dictature d’une monstrueuse bureaucratie, de toute spontanéité politique et de la liberté de la presse. Et ils tremblent à l’idée d’être obligés à parler un incompréhensible jargon de dialectique marxiste et à professer une philosophie sociale obligatoire. Ils craignent, en un mot, que l’Amérique soviétique ne devienne la contre-partie de la Russie soviétique telle qu’on la leur a dépeinte.

En réalité, le régime. soviétique américain diffèrera autant du régime soviétique russe que les Etats-Unis du Président Roosevelt différent de l’empire russe du tsar Nicolas II. Cependant, le régime communiste ne peut être instauré en Amérique que par une révolution, comme l’y furent l’indépendance et la démocratie. Le tempérament américain est énergique et violent, et il exigera pas mal de vaisselle cassée avant que le régime communiste ne soit solidement établi. Les Américains sont des enthousiastes et des sportifs avant d’être des spécialistes ou des hommes d’état, et il serait contraire à la tradition américaine d’opérer un changement majeur sans se diviser, tout d’abord, en camps opposés et fendre des crânes.

Néanmoins, si élevé qu’il puisse être, le coût de la révolution communiste aux Etats-Unis sera insignifiant, rapporté à votre richesse nationale et à votre population, en comparaison de celui de la révolution bolcheviste en Russie.

Cela tient à ce que, dans une guerre civile révolutionnaire, ce n’est pas la poignée d’hommes qui se trouve au sommet de l’échelle sociale qui se bat –les 5% ou 10% qui possèdent les neuf dixièmes de la fortune américaine: ils ne peuvent recruter les armées de la contre-révolution que dans les couches inférieures des classes moyennes. Or la révolution pourrait facilement amener ces dernières sous son drapeau en leur démontrant que le soutien des soviets leur ouvrirait seul une perspective de salut.

En dessous de ce groupe social, tout le monde, au point de vue économique, est préparé au communisme. La crise a ravagé votre classe ouvrière, et a porté un coup terrible à vos agriculteurs, déjà atteints par le long déclin agricole de la décade d’après guerre. Il n’y a aucune raison pour que ces groupes opposent une ferme résistance à la révolution; ils n’ont rien à y perdre, en admettant, bien entendu, que les dirigeants de la révolution adoptent une politique modérées et clairvoyante à leur égard.

Quels autres hommes voudront se battre contre le communisme? Vos milliardaires et multimillionnaires? Vos Mellon, Morgan, Ford, Rockefeller? Ils cesseront la lutte dès qu’ils ne pourront plus trouver d’autres gens pour se battre à leur place.

Le gouvernement soviétique américain prendra fermement possession des leviers de commande de votre système économique: les banques, les industries-clés et les moyens de transport et de communication. Il donnera alors aux agriculteurs, aux petits commerçants et négociants, un temps de réflexion suffisamment long pour que ceux-ci aient la possibilité de constater comme le secteur nationalisé de l’industrie fonctionne bien.

C’est ici que les soviets américains pourront faire de véritables miracles. La « technocratie » ne pourra devenir une réalité que sous le régime communiste, une fois votre système industriel affranchi des entraves de la propriété privée et du profit privé. Les plus audacieuses propositions de la commission Hoover sur la standardisation et la nationalisation ne sont que jeux d’enfants auprès des possibilités nouvelles que libérera le régime communiste.

L’industrie nationale sera organisée sur le modèle de la chaîne de montage dans vos usines automatiques modernes à production continue. La planification scientifique pourra sortir du cadre de l’usine individuelle pour être appliquée à votre système économique tout entier. Les résultats seront stupéfiants.

Les coûts de production tomberont à 20%, ou moins, de leur valeur actuelle. De ce fait, le pouvoir d’achat des agriculteurs s’élèverait rapidement.

Bien entendu, les soviets américains institueraient leurs propres entreprises agricoles géantes, en guise d’écoles de collectivisation volontaire. Vos agriculteurs pourraient facilement calculer s’il est de leur intérêt de demeurer des anneaux isolés, ou de se joindre à la chaîne publique.

La même méthode serait employée pour amener le petit commerce et la petite industrie à entrer dans l’organisation nationale de l’industrie. Grâce au contrôle soviétique des matières premières, du crédit et des commandes, ces industries secondaires pourraient être maintenues solvables jusqu’à leur intégration graduelle et sans contrainte dans le système économique socialisé.

Sans contrainte! Les soviets américains n’auraient pas à recourir aux mesures draconiennes que les circonstances ont souvent imposées aux soviets russes. Aux Etats-Unis, la science de la publicité et de la réclame vous offre, pour gagner le soutien de votre classe moyenne, des ressources qui manquaient aux soviets de la Russie arriérée, où les paysans misérables et illettrés constituaient la grande majorité. Ceci, en plus de votre équipement technique et de votre richesse, est le principal atout de votre future révolution communiste. Votre révolution sera, par nature, plus aisée que la nôtre; une fois les questions essentielles tranchées, vous ne gaspillerez pas vos énergies et vos ressources en de coûteux conflits sociaux; et cela vous permettra d’aller de l’avant plus vite.

Même l’intensité des sentiments religieux aux Etats-Unis ne constituera pas un obstacle à la révolution. Si l’on admet la perspective des Soviets en Amérique, aucun frein psychologique ne sera assez puissant pour diminuer la pression de la crise sociale. Cela, l’histoire l’a prouvé plus d’une fois. De plus, il ne faudrait pas oublier que les Evangiles contiennent quelques aphorismes passablement explosifs.

Quant à la manière de traiter les opposants, relativement peu nombreux, à la révolution soviétique, on peut faire confiance au génie inventif américain. Peut-être expédierez-vous vos millionnaires impénitents, dispensés de loyer leur vie durant, dans quelque île pittoresque, où ils pourront faire ce qui leur plaira.

Vous pourrez le faire en toute sécurité, car vous n’aurez pas à redouter d’intervention étrangère. Le Japon, la Grande-Bretagne, et les autres pays capitalistes qui sont intervenus en Russie ne pourraient rien faire d’autre que s’incliner devant le fait accompli aux Etats-Unis. A la vérité, la victoire du communisme en Amérique –dans la forteresse du capitalisme– provoquerait son extension à d’autres pays. Le Japon aura probablement rejoint les rangs communistes avant même l’établissement du régime soviétique aux Etats-Unis. La même chose est vraie de la Grande-Bretagne.

En tout cas, ce serait une idée folle d’envoyer la flotte de sa Majesté Britannique contre une Amérique Soviétique, même pour une expédition contre la moitié sud, la plus conservatrice, de votre continent. Ce serait là un acte sans espoir, qui n’irait jamais plus loin qu’une escapade militaire de deuxième classe.

Quelques semaines ou quelques mois après l’instauration du régime soviétique aux Etats-Unis, le panaméricanisme deviendrait une réalité politique.

Votre fédération attirerait dans son sein les gouvernements de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, comme l’aimant attire la limaille de fer. Il en serait de même du Canada. Les mouvements populaires dans ces pays seraient si puissants, que ce grand procès d’unification s’accomplirait rapidement et à peu de frais. Je suis prêt à parier que les Soviets américains trouveraient à leur premier anniversaire, l’hémisphère occidental transformé en Etats-Unis Soviétiques de l’Amérique du Nord, du Centre et du Sud avec Panama pour capitale. Ainsi, la doctrine de Monroë prendrait pour la première fois une signification complète et positive dans les affaires mondiales, bien que différente de celle prévue par son auteur.

En dépit des accusations portées contre lui par certains de vos archi-conservateurs, Roosevelt ne prépare pas les Etats-Unis à une transformation soviétique. La N.R.A. ne se propose pas de détruire, mais de consolider les fondements du capitalisme américain, en surmontant vos difficultés économiques. Ce n’est pas l’Aigle Bleu qui apportera le communisme en Amérique, mais bien les difficultés que l’Aigle Bleu est impuissant à surmonter. Les professeurs « radicaux » de votre Brain Trust ne sont pas des révolutionnaires; ce sont seulement des conservateurs effrayés. Votre président déteste les « systèmes » et les « généralisations ». Mais un gouvernement soviétique est le plus grand de tous les systèmes possibles, une généralisation gigantesque en action.

L’homme moyen n’aime ni les systèmes ni les généralisations. Ce sera la tâche de vos hommes d’état communistes de faire en sorte que le système fournisse à l’homme moyen ces biens concrets auxquels il aspire: sa nourriture, ses cigares, ses distractions, la liberté de choisir ses cravates, son logement et son auto. Il sera aisé de lui donner ces avantages dans une Amérique soviétique.

La plupart des Américains ont été induits en erreur par le fait qu’en U.R.S.S. nous avons eu à édifier de nouvelles industries de base de fond en comble. Pareille chose ne pourrait pas se produire en Amérique, où vous êtes déjà contraints de diminuer votre surface cultivée et de réduire votre production industrielle. En fait, votre formidable équipement technique a été paralysé par la crise, et demande déjà à être employé. Vous serez en état d’élever considérablement le niveau de consommation de votre peuple, dès le début de votre renouveau économique. Vous y êtes préparés comme nul autre pays. Nulle part ailleurs, l’étude du marché intérieur n’a atteint un niveau aussi élevé qu’aux Etats-Unis. Cette étude a été faite par vos banques, vos trusts, vos hommes d’affaires individuels, vos négociants, vos représentants de commerce et vos agriculteurs. Votre gouvernement soviétique abolira simplement tous les secrets commerciaux, fera la synthèse de toutes les découvertes faites pour le profit privé, les transformera en un système scientifique de planification économique. Votre gouvernement trouvera à cette fin un appui dans l’existence de larges couches de consommateurs éduqués, capables d’esprit critique. Par la combinaison des industries-clés nationalisées, des entreprises privées, et de la coopération démocratique des consommateurs, vous développerez rapidement un système d’une extrême souplesse pour la satisfaction des besoins de votre population. Ce système ne sera régi ni par la bureaucratie, ni par la police, mais par le dur paiement au comptant. Votre tout-puissant dollar jouera un rôle essentiel dans le fonctionnement de votre système soviétique. C’est une grande erreur de confondre « économie planifiée » et « monnaie dirigée ». Votre monnaie doit agir comme un régulateur qui mesurera le succès ou l’échec de votre planification.

Vos professeurs « radicaux » commettent une erreur mortelle avec leur dévotion à la « monnaie dirigée ». Cette idée académique pourrait facilement ruiner votre système de distribution et de production tout entier. Telle est la grande leçon qu’enseigne l’expérience de l’Union Soviétique, où, dans le domaine monétaire, une amère nécessite a été convertie en vertu officielle. Là-bas, l’absence d’un rouble-or a été l’une des causes principales de nos nombreuses difficultés et catastrophes économiques. Utiliser un rouble instable dans un système soviétique, c’est comme se servir de calibres variables dans une chaîne de montage: cela ne peut pas marcher.

C’est seulement lorsque le socialisme réussira a remplacer l’argent par le contrôle administratif que l’on pourra abandonner une monnaie or stable. L’argent ne consistera plus alors qu’en des morceaux de papier ordinaire, comme des billets de tramway ou de théâtre. Avec le développement du socialisme, ces morceaux de papier disparaîtront à leur tour; et le contrôle de la consommation individuelle –qu’il soit monétaire ou administratif– cessera d’être nécessaire, lorsqu’il y aura abondance de tout pour tous!

Ce temps n’est pas encore venu, bien que l’Amérique doive certainement l’atteindre avant tout autre pays. Jusque-là, le seul moyen de parvenir à ce stade de développement est de conserver un régulateur et un étalon efficaces pour le fonctionnement de votre système. En fait, pendant les quelques premières années de son existence, une économie planifiée, encore plus que le capitalisme à l’ancienne mode, a besoin d’une monnaie saine. Le professeur qui prétend régir tout le système économique en agissant sur l’unité monétaire est comme un homme qui veut lever de terre les deux pieds à la fois.

L’Amérique soviétique possèdera des ressources suffisantes pour stabiliser le dollar –avantage inappréciable. En Russie nous avons accru à la capacité de notre industrie de 20 à 30% par an; mais la faiblesse de notre monnaie ne nous a pas permis de répartir efficacement cet accroissement. Cela tient en partie à ce que nous avons permis à notre bureaucratie de soumettre notre monnaie à la partialité administrative. Ces maux vous seront épargnés. Aussi nous dépasserez-vous rapidement pour l’accroissement de la production et de la distribution, et obtiendrez-vous une élévation rapide du confort et du bien-être de votre population.

En tout ceci vous n’aurez pas à imiter notre production standardisée destinée à notre déplorable consommation de masse. Nous avons reçu de la Russie tsariste un héritage de pauvres, une paysannerie culturellement non développée avec un bas niveau de vie. Nous avons dû construire nos usines et nos barrages aux dépens de nos consommateurs.

Nous avons subi une inflation monétaire continuelle et une monstrueuse bureaucratie.

L’Amérique soviétique n’aura pas à imiter nos méthodes bureaucratique. Chez nous, la disette d’objets de première nécessité a engendré une lutte acharnée pour la possession d’un morceau de pain ou d’une aune d’étoffe supplémentaire. Notre bureaucratie émergea de cette lutte comme un conciliateur, une toute-puissante cour d’arbitrage. Vous, de votre côté, vous êtes beaucoup plus riches et vous n’auriez pas grand-peine à fournir à votre peuple tout ce qui est nécessaire à la vie. En outre, vos besoins, vos goûts et vos habitudes ne souffriraient jamais que le revenu national soit réparti par votre bureaucratie. Au lieu de cela, lorsque vous aurez organisé la société de manière à produire pour la satisfaction des besoins et non pour le profit privé, votre population tout entière se distribuera en de nouvelles formations qui lutteront entre-elles et empêcheront une bureaucratie outrecuidante de leur imposer sa domination.

Vous pourrez ainsi éviter la croissance du bureaucratisme par la pratique des soviets –c’est à dire de la démocratie– de la forme la plus souple de gouvernement qui ait jamais existé. L’organisation soviétique ne peut faire de miracles, mais doit simplement refléter la volonté du peuple. Chez nous, le monopole politique d’un seul parti qui s’est lui-même transformé en bureaucratie, a engendré la bureaucratisation des soviets. Cette situation a résulté des difficultés exceptionnelles du défrichage socialiste dans un pays pauvre et arriéré.

Les Soviets américains seront vigoureux et pleins de sang; le besoin de mesures analogues à celles que les circonstances imposèrent en Russie ne se fera pas sentir, et l’occasion ne s’en présentera pas. Vos capitalistes non régénérés ne trouveront pas de place dans le nouvel édifice. Il est difficile d’imaginer Henry Ford à la tête du Soviet de Détroit. Néanmoins, une ample lutte d’intérêts, de groupements et d’idées est non seulement concevable –elle est inévitable. Un plan de développement économique d’un an, de cinq ans ou de dix ans; un projet pour l’éducation nationale; la construction d’un nouveau réseau de transports; la transformation de l’agriculture, un programme pour l’amélioration de l’équipement technique et culturel de l’Amérique latine; un programme pour les communications stratosphériques; l’eugénique –voilà autant de sujets pour les controverses, pour de vigoureuses luttes électorales, et des débats passionnés dans la presse et dans les réunions publiques.

Car l’Amérique soviétique n’imitera pas le monopole de la presse tel que l’exercent les chefs de la bureaucratie de l’U.R.S.S. La nationalisation par les Soviets américains de toutes les imprimeries, fabriques de papier et moyens de distribution sera une mesure purement négative. Elle signifiera simplement qu’il ne sera plus permis au capital de décider quelles publications doivent paraître, si elles doivent être progressives ou réactionnaires, « sèches » ou « humides », puritaines ou pornographiques. L’Amérique soviétique aura à trouver une nouvelle solution au problème du fonctionnement de l’imprimerie dans un régime socialiste. Elle pourrait consister en une représentation proportionnelle des tendances exprimées dans chaque élection de soviets. De la sorte, le droit pour chaque groupe de citoyens d’user des presses dépendrait de leur importance numérique –le même principe étant appliqué à l’utilisation des lieux de réunion, de la radio, etc.

La gestion et la politique des publications périodiques ne seraient plus ainsi soumises aux carnets de chèques individuels, mais aux groupements d’idées. Il se peut que cette méthode tienne peu de compte de groupements numériquement faibles et néanmoins importants, mais cela signifie simplement que toute idée nouvelle devra faire la preuve, comme ce fut le cas tout au long de l’histoire, de son droit à l’existence.

La riche Amérique soviétique pourra réserver des fonds importants à la recherche et à l’invention, à la découverte et à l’expérimentation dans tous les domaines. Vous donnerez la place qui leur revient à vos architectes et à vos sculpteurs les plus téméraires, à vos poètes les plus originaux et à vos philosophes les plus audacieux.

En fait, les futurs Soviets Yankees montreront la voie à l’Europe dans ces domaines précisément où l’Europe a jusqu’à présent été votre maître. Les Européens n’ont qu’une faible notion du pouvoir de la technique pour influencer la destinée humaine, et ont adopté une attitude de supériorité méprisante envers l’ »américanisme » constitue la véritable marque distinctive du monde moderne par rapport au moyen âge.

Jusqu’à présent, la conquête de la nature a été poursuivie en Amérique avec tant de violence et de passion que vous n’avez pas eu le temps de moderniser votre philosophie et de développer vos propres formes d’expression artistique. De là votre hostilité aux doctrines de Hegel, de Marx et de Darwin. La mise au bûcher des oeuvres de Darwin par les Baptistes du Tennessee n’est qu’une expression grossière de l’aversion américaine pour la doctrine de l’évolution. Cette attitude n’est pas seulement le fait des prêtres. Elle est encore une part intégrante de toute votre architecture intellectuelle.

Vos athées comme vos quakers sont des rationalistes déterminés. Et votre rationalisme lui-même est affaibli par l’empirisme et le moralisme. Il n’a rien de l’impitoyable vitalité des grands rationalistes européens. C’est que votre méthode philosophique est encore plus surannée que votre système économique et que vos institutions politiques.

Vous êtes obligés aujourd’hui, sans aucune préparation, de faire face à ces contradictions sociales qui croissent insoupçonnées au sein de toute société. Vous n’avez conquis la nature, grâce aux outils engendrés par votre génie inventif, que pour constater que ces outils vous ont presque détruits vous-mêmes. Contrairement à tous vos espoirs et à tous vos voeux votre richesse sans précédent a été la source de maux sans précédents. Vous avez découvert que le développement social n’obéit pas à une formule simple. Par là vous avez dû vous mettre à l’école de la dialectique et vous y resterez.

Il n’y a plus de retour possible au mode de pensée et d’agir qui prévalait aux dix-septième et dix-huitième siècles.

Tandis que les crétins romantiques de l’Allemagne nazie rêvent de restaurer la race de la Forêt Noire dans sa pureté originelle, ou plutôt dans son impureté originelle, vous autres Américains, après avoir saisi fermement le contrôle de votre mécanisme économique et de votre culture, appliquerez des méthodes authentiquement scientifiques aux problèmes de l’eugénique. D’ici un siècle, de ce creuset où se fondront les races, sortira une nouvelle souche d’hommes — la première digne du nom d’homme.

Une prophétie pour terminer: dans la troisième année du régime soviétique aux Etats-Unis, vous cesserez de mâcher du chewing-gum.

Léon Trotsky

23 mars 1935.

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La Droite a peur des communistes ?

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

Qui ne connait pas encore Éric Duhaime, ce triste et sombre personnage qui ne cesse de faire l’apologie de son idole chilien, Augusto Pinochet?

Hier, monsieur Duhaime a récidivé et réattaqué les valeurs socialistes, en se drapant des siennes, capitalistes sauvages. Il a décidé de faire un texte populiste et de «basher» du communiste pour s’auto-valoriser. Une ratée monumentale étant donné les faits historiques qui peuvent autant couvrir les staliniens que les fanatiques capitalistes comme Éric Duhaime, de honte et des relativités sociales qui couvrent notre planète.

Éric Duhaime attaque Jaffar et Amir Khadir. La droite a peur des communistes?

Éric Duhaime a décidé, à l’instar des journaux populistes détenus par Quebecor, de faire du populisme pour attaquer ses ennemis idéologiques. Il accuse dans un billet signé du 27 juillet 2010 sur le réseau Canoë, Amir Khadir de fricoter avec les «communistes», comme s’il y avait de quoi d’illégal dans le fait de vouloir nationaliser les moyens de production… Mais encore, il va plus loin.

Il accuse Amir Khadir et le Parti communiste du Québec, dont j’ai fait partie, de faire, comme lui fait l’apologie du Coup d’État d’Augusto Pinochet (de sa dictature, de ses enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats, etc..), de faire l’apologie de l’Union Soviétique –tout en ne mettant que le contexte stalinien, dépourvu de l’historique de l’avant-révolution, la révolution elle-même, et l’après-révolution (prise de pouvoir par Staline et la suite par exemple)-. Or, je sais que le Parti communiste du Québec condamne d’emblée tout ce qui ne serait pas respectueux des lignes du communisme, et donc par conséquent, les dérives autoritaires et dictatoriales d’un seul homme exerçant SA dictature sur le prolétariat, plutôt que la dictature de celui-ci sur l’ensemble du peuple. Bref, rien n’indique que le PCQ ou Amir Khadir n’ait donné quelconque appui à la dictature de Joseph dit «Staline» sur le prolétariat en Russie, ni les conquêtes impérialistes qu’ont ensuite imposé cette dictature et cet homme.

Ainsi, nous, communistes ou socialistes respectant les principes du communisme, condamnons fermement la dictature de Staline en Union Soviétique (Les soviets y ont été remplacés par des faux-soviets soumis au diktat de Staline), qui aurait en réalité du être celle du prolétariat, et non celle d’un seul homme. Il serait donc opportun pour Éric Duhaime de corriger le tir, lui qui devrait savoir que le communisme (l’absence de l’État, la dictature du prolétariat…) n’a jamais existé sur Terre, ni en Russie, ni à Cuba et ni dans aucune prétention de la sorte munie de l’«habit du moine».

Quant à Amir Khadir, le fait qu’il ait des «contacts socialistes» ne l’oblige pas à soutenir des crimes commis en Russie dite soviétique –mais où le soviétisme n’existait pas…- (et où elle a mis les pieds), perpétrés par des États –pas de communisme s’il y a État…-, contrôlés eux par des hommes uniques, et non par des conseils démocratiquement élus et révocables en tous temps. Éric Duhaime devrait donc revoir son argumentaire d’une autre époque, digne des commentaires disgracieux, mais surtout erronés du grand tueur de masse que fut Ronald Reagan et ses comparses à l’endroit de ceux qui voulaient partager les richesses.

Les communistes ne veulent qu’une chose, débarrasser l’humanité de toute exploitation faite par les humains, sur d’autres humains. Il importe donc, pour nous, de nationaliser les moyens de production pour que cela ne soit tout simplement pas possible. Ce qu’ont fait les Russes sous la dictature de Staline n’a rien à voir –Sauf dans les cas de défense, où par exemple la Russie a dû se défendre dès sa révolution accomplie, d‘une attaque des grands amis d’Éric Duhaime, la bourgeoisie de l’Ouest.- avec le socialisme, encore moins avec le communisme, sauf peut-être du temps de Lénine –Que Duhaime nous raconterait encore hors contexte, en parlant des meurtres de masse… Mais qui est Duhaime, lui qui soutient les mêmes meurtres de masse chez Pinochet, ou ceux perpétrés lors de la révolution bourgeoise, pour condamner les meurtres commis lors de la révolution russe de 1917 –Et autant de meurtres étaient commis à l’endroit des Bolcheviks à cette époque.- ?-. La Russie a exercé une dictature d’un seul homme. Ses prétentions, ensuite, ne sont que cela, des prétentions. Sous Staline et ses successeurs, les soviets n’ont jamais remplacé l’État et n’ont jamais obtenu les pouvoirs qui devaient leur être décrétés par la voie même du socialisme.

Éric Duhaime, pour se conforter dans son argumentaire biaisé, cite aussi le régime de Pol-Pot et des Khmers rouges au Cambodge. Or, ce régime fut lui aussi financé, comme Al-Qeada et les Talibans (Monsieur Duhaime sera étonné! Même le PKK Kurde est financé par Washington!)  et bien d’autres groupes terroristes par Washington (Source : L’État voyou de William Blum).  Pourquoi? Parce que Pol-Pot détestait les Vietnamiens et les communistes. Contre de l’aide médicale, logistique et financière, le dictateur unique –Où est passé le communisme monsieur Duhaime?- Pol-Pot a accepté de liquider tous les ressortissants Vietnamiens, et le soutien local aux «rouges». Pol-Pot n’était pas communiste, comme Kim-Jong-Il ne l’est pas non plus, et comme Maurice Thorez ne l’était pas non plus…, etc.. L’habit ne fait pas le moine. Éric Duhaime devrait le savoir, lui qui parle de «liberté» -Celle d’entreprendre surtout! Et, étant donné le mauvais partage des richesses, ce sont des libertés que toutes et tous ne partagent pas.-, tout en soutenant un Coup d’État suivi de meurtres de masse, de torture et de disparitions multiples. La double-mesure n’est jamais loin d’Éric Duhaime.

Éric Duhaime cite ensuite la Chine, où le communisme n’a jamais mis les pieds non plus. Il y a eu, et il le dit lui-même, la dictature d’un seul homme, Mao. Mais jamais la dictature de conseils populaires, dont les élus étaient révocables en tout temps, n’a vu le jour en Chine –mise à part dans quelques villages et villes («Quelques» en Chine, c’est plus que 2 ou 3…), où des Chinois ont cru au système de Marx et d’Engels. Cependant, jamais l’État ne s’y est dissous. Mais Éric Duhaime se trouve encore dans l’erreur historique et patauge un peu plus chaque fois, dans le totalitarisme de ses propres affirmations, par exemple en affirmant que la «Chine était communiste», où par exemple en affirmant que «nationaliser des moyens de production», ce serait «INQUIÉTANT –ce sont ses dires- ».

Cuba… Éric Duhaime choisit mal ses cibles. Cuba utilise une forme de socialisme, très près de ce que prônaient Marx, Engels, et leurs successeurs. Mais ce sont surtout les statistiques qui démentent ici les propos accusateurs du populiste. Cuba, en comparaison aux pays de son calibre économique, s’en tire mieux que tous. Cuba n’a pas à envier la République dominicaine ou la Jamaïque quant à l’accessibilité à la santé ou aux hautes études. Cuba n’envie aucun pays d’Amérique du sud ou centrale en ce qui concerne les soins de santé ou l’éducation. Éric Duhaime voudrait citer l’Argentine ou le Chili, mais ces pays ont aussi subi les malheurs du capitalisme et n’ont pas en priorité, donc, la santé et l’éducation de leur peuple. Et ces pays ne sont pas du calibre de Cuba quant à leur économie. Et notons qu’en privatisant leur pays d’un bout à l’autre, en suivant les conseils magiques du FMI, les Argentins ont fait faillite. Il serait impératif que monsieur Duhaime s’informe de ce qu’il avance. Comme son acolyte maladroit Éric Caire, il attaque un pays qui n’a rien à envier quant à la productivité de son système de santé et d’éducation à notre propre «province du Québec». À Cuba, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins pour 10 000 habitants. Et les médecins de Cuba sont compétents. Monsieur Duhaime ne contredira tout de même pas l’OMS sur la situation.) Il y a un taux de mortalité infantile en de ça de celui des États-Unis d’Amérique et comparable au nôtre du Canada. Tout le monde a accès à un médecin, et aux études supérieures dans des régimes universels financés par l’effort collectif. En contrepartie, les pays du calibre économique de Cuba n’offrent guère de soins de santé à qui n’a pas les moyens de s’en payer. Il en est généralement de même pour la question des études. En République dominicaine, on remercie les vedettes comme Jennifer Lopez qui passent par là et financent une école, alors qu’à Cuba, les études universitaires sont payées par l’effort collectif. Les dogmes économiques des capitalistes fanatiques comme Éric Duhaime ont de réelles répercutions sociales, qui font véritablement mal à une partie de l’humanité, majoritaire, malheureusement pour ses prétentions. Ensuite, l’individualisme prôné par ces égoïstes avoués dissout les efforts d’humaniser nos collectivités et proposent plutôt le retour aux massues et aux roches comme moyens de hiérarchiser notre société. Je m’explique. En proposant un pouvoir relatif aux capitaux, dans un système où les capitaux ne sont tristement pas partagés, les capitalistes proposent en fait de concentrer ces pouvoirs chez ceux qu’ils nomment maladroitement, ou vainement en tout cas lorsque je suis dans les parages, «les méritants». Or, nous voyons qu’ils ne sont point méritant d’autre chose que d’avoir possédé les capitaux nécessaires, au bon moment, dans un système où ces capitaux valent même le droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production.

Et notons, surtout, que Cuba n’a jamais été l’ombre des pays impérialistes comme les États-Unis d’Amérique. Cuba n’a pas envahi de pays souverain, Cuba n’a pas torturé des étrangers, Cuba n’assassine pas des gens à l’extérieur de son pays, Cuba ne pratique pas le terrorisme et Cuba permet bien plus de libertés –Seulement, ce ne sont pas les libertés défendues par Duhaime et ses comparses «-putes à bourgeois.- que bien des pays de son calibre économique, que défendrait ici Éric Duhaime. Il faudrait par exemple prendre en considération que les pays Européens accusant Cuba de ne pas respecter les droits humains, ont eux-mêmes contrevenus aux droits humains de plusieurs êtres humains, comme le rapportait Salim Lamrani dans plusieurs de ses travaux. Et que dire des «dissidents» cubains pratiquant le terrorisme avec le support des inconditionnels valets de la bourgeoisie, tel Éric Duhaime qui ne se gêne pas d’excuser rapidement le Coup d’État perpétré par Augusto Pinochet au Chili –l’autre 11 septembre!-, avec l’aide de l’entité  terroriste la mieux financée du monde, la CIA –made in USA- (Et à ce moment précis du Coup d’État, Salvador Allende était plus populaire que jamais et avait, pour la troisième fois, augmenté son «score démocratique» à la présidentielle! Éric Duhaime parle ensuite de liens inquiétants, lui qui défend les crimes de Pinochet! Quelle cohérence!)? Cuba n’a rien à se reprocher aujourd’hui. Elle n’est en rien le danger que posent les bourgeois sur l’ensemble de l’humanité, ces mêmes bourgeois que le valet Duhaime sert tel un chevalier.

Autrement dit, Éric Duhaime condamne Amir Khadir et le Parti communiste du Québec sur des prétentions qu’il ne peut pas prouver. Il dit du PCQ qu’il ne s’est jamais autocritiqué, mais j’ai personnellement participé à des réunions où la condamnation des évènements «staliniens» était unanime. Je peux donc ici, contrer les prétentions d’Éric Duhaime et l’accuser de faire aux autres, des procès –des procès tout court aussi –d’intentions.

Amir Khadir et le PCQ n’ont jamais affirmé qu’ils soutiennent les crimes perpétrés par les staliniens, les maoïstes ou de quelconque autre religion se prétendant du communisme. Et je peux certainement condamner ces actes en leur nom, car j’en suis certain, ils les condamnent, tout en les remettant dans leur contexte, contrairement au propagandiste et populiste crasse  Éric Duhaime. Quant à Éric Duhaime, on sait à tout de moins, et il le dit lui-même, qu’il a appuyé le Coup d’État et le régime d’Augusto Pinochet. Et Duhaime ne trouvera certes pas de contestation du régime de Pinochet –malgré qu’il y en ait, maintenant…- au Chili, car elle a été liquidée.

Les attaques personnelles de monsieur Duhaime cachent mal la peur que partagent, lui et les autres valets de la bourgeoisie, des communistes qui gagnent sur le terrain, visiblement, des points en s’associant à l’ensemble des forces de gauche. Et il fait bien d’avoir peur. Ce n’est toutefois pas des communistes qu’il devrait avoir peur, mais d’un prolétariat conscient de l’existence des classes, de la sienne et des intérêts qui y sont reliés. Et à ce titre, il faut continuer de travailler dans Québec-solidaire, démocratiquement, et nous verrons si les capitalistes fanatiques comme Duhaime accepteront notre élection démocratique, ou s’ils feront comme Augusto Pinochet a fait aux socialistes chiliens!

Éric Duhaime et les liens inquiétants. Il n’a pas de leçon à donner celui-là.

D’abord, commençons ce paragraphe en résumant ce que l’on vient de dire ci-haut, pour éviter les totalitarismes.

Éric Duhaime ne sait pas ce que c’est que le communisme, ou fait semblant de ne pas le savoir, lorsqu’il pointe la Russie, le Cambodge et la Chine quand il parle du communisme. Les communistes sont dangereux au Canada ou au Québec, pour les bourgeois seulement. Et c’est ceux-ci que sert officiellement Éric Duhaime, quand il parle des dangers que l’on pourrait représenter, où que ce soit. Pourquoi?

Parce que les communistes sont contre l’exploitation du labeur des êtres humains par d’autres êtres humains et ne reconnaissent pas la propriété privée comme juste en cela. Pourquoi?

Parce que des conditions précises vous amènent aux capacités d’acquérir des moyens de production privés, vous permettant par ailleurs d’exploiter le labeur d’autrui et que ces conditions, sont issues de conditionnements, eux-mêmes amenés par d’autres conditions et conditionnements, et cela, sans cesse. Bref, la richesse d’un être humain X, par rapport au Y, est explicable. Ce n’est pas comme ça, que parce que c’est comme ça, mais bien parce que des conditionnements existent derrière chaque condition et que les processus, ainsi, s’expliquent par d’autres processus, quoiqu’en disent les capitalistes «croyant» au contraire, qu’une «main invisible contrôle  le tout».

Voilà ce que pensent les socialistes et les communistes. Et en somme, nous ne sommes des dangers que pour ceux qui sont avantagés dans ce système parasitaire qu’est le capitalisme. Car le capitalisme permet cette appropriation des moyens de production et excuse de la sorte l’exploitation du labeur d’autrui. Et il n’est pas étonnant par conséquent, d’observer les valets de la bourgeoisie tel Éric Duhaime proposer que l’on privatise la santé, car la clinique privée, ici, doit être perçue comme un moyen de production, soit donc de faire des profits, autant cette fois, sur le labeur d’autrui que sur les maladies d’autrui. Pareil pour l’éducation…, et les autres services. Tout ce qui compte pour Duhaime et ses semblables, c’est l’enrichissement personnel d’une minorité –la bourgeoisie- au détriment d’une majorité, le prolétariat.

Mais ironiquement, c’est sur les «liens inquiétants» que m’étonne le plus ce populiste crasse qu’est Éric Duhaime. Lui qui est complaisant des massacres commis par les capitalistes à l’étranger, comme par exemples les nombreux Coup d’État de Ronald Reagan et les mises en place d’écoles de torture – la torture des socialistes spécifiquement!- à travers l’Amérique latine, dont au Chili, vient ensuite accuser, à tort en plus, Amir Khadir et le PCQ de soutenir les horreurs commises par des dictatures Sur le prolétariat, et non par des dictatures DU prolétariat. C’est en fait, pathétique!

Qui n’est pas au courant des horreurs commises par les fascistes chiliens sous Pinochet? Qui n’est pas au courant des assassinats commis avant, pendant et après la dictature de Pinochet au Chili? Savez-vous quoi? Éric Duhaime dit que c’est une bonne chose que ce soit arrivé. Conséquent qu’il est, il n’a jamais condamné les meurtres de masse commis par Pinochet. Ni les politiques sociales et économiques qui furent imposées sous ce régime, par les armes. Pire encore, il ne condamne même pas le Coup d’État lui-même, qui pourtant, relevait du pouvoir d’un homme démocratiquement élu par le peuple, cela, en augmentant ses appuis aux trois élections successives de plus! Éric Duhaime est un putchiste, comme ses idoles, de par ses appuis à ses idoles! Quand les socialistes prendront le pouvoir démocratiquement, vous pourrez compter sur lui pour appuyer le massacre des nôtres, qui ne seront pas d’accord avec un retour de force du capitalisme sauvage par les armes! S’il est capable d’appuyer ces horreurs au Chili, j’ai confiance qu’il soit capable d’y participer ici, au Québec!

Éric Duhaime peut bien cracher son sale venin sur les socialistes –à partir d’un blogue sur Canoë, où les modérateurs de Quebecor se font une joie de censurer toute opinion divergente de leur «ligne éditoriale»-, et sur les soit disant liens inquiétants qu’entretiendraient les membres de Québec-solidaire, mais il est lui-même adorateur d’un dictateur qui a fait des milliers de morts et qui a été soutenu par les États-Unis d’Amérique, qui eux, en ont fait des millions à travers plus de 45 Coups d’État sur la planète entière, cela, en moins d’un siècle! Comme cohérence, on pourrait difficilement trouver pire. La guerre du Vietnam, contre des «socialistes», a fait plus de 4 millions de morts à elle seule et les Vietnamiens souffrent encore de l’Agent Orange, répandu dans leurs nappes phréatiques ou des multiples bombes qui n’ont pas explosé, parmi les 22 000 000 de tonnes de bombes qui ont été larguée «contre des idées» et qui constituent aujourd’hui un champs de mine. L’Anticommunisme, inconditionnellement au fait que le communisme n’a jamais existé, détrône aisément ce dernier quant aux atrocités commises contre des êtres humains! Duhaime a de quoi être fier de ses chums! Il peut bien défendre ses idées là où elles ne seront jamais débattues! J’ai hâte de voir «Sunshit» à l’ouvrage dans l’Ouest!

Éric Duhaime devrait donc se poser la question suivante. « Moi qui suis de droite et qui ne condamne pas les crimes d’Augusto Pinochet, ne suis-je pas l’égal de ceux qui n’ont pas condamné ceux de Staline?» Sa morale, c’est à son miroir qu’il devrait la faire, le soir, avant de se coucher…

Logique tordue

Éric Duhaime est probablement l’un de ces dinosaures, issu, par des conditionnements tels, d’autres dinosaures.  Éric Duhaime, d’abord confondant le stalinisme avec ce qu’il ne connait point du communisme et du socialisme, en arrive au point où, au Canada, ou en Amérique même, il ne devrait  être permis de s’associer aux communistes et leurs idées obscures –de vouloir nationaliser les moyens de production-. Selon lui, mais il ne le dit pas clairement, ça devrait être illégal, comme «au bon vieux temps» sous Duplessis.

Si je suis la logique de monsieur Duhaime, et que je prenais la Russie pour un vestige du communisme, et que je l’accusais des crimes qu’elle a commis sous le stalinisme –ce que je ne nie point qu’elle ait fait en tant qu’État stalinien…-, je pourrais en arriver aux mêmes conclusions sur l’OTAN et questionner ce populiste crasse sur ses liens avec les pays de l’OTAN. Car l’OTAN commet des tas de crimes, renverse des États, y installe des dictatures pétrolières amies, etc.. Et que l’OTAN commet des actes de terrorisme au passage, possède des arsenaux nucléaires et bien d’autres ADM, etc.. Et alors, je pourrais donc arriver aux conclusions suivantes : Éric Duhaime a des liens douteux et appuie la dictature de Pinochet et les Coups d’État et des tas d’autres salauds qui font des tas de crimes partout dans le monde avec l’appui armé de l’OTAN qui tue, elle, en tant qu’organisation, plus de civils que de terroristes! Assez douteux merci! Mais pour Duhaime, si ces crimes sont faits au nom du capital, ils en valent la peine! Quant aux humains et leurs besoins…, pas un sou!

Mais au Québec, ce n’est plus vrai que les gens croient encore au discours de l’Église sur le communisme. Éric Duhaime devrait revoir son argumentaire, et sa propagande censée épeurer les masses populaires. Nous ne mangeons pas d’enfant non plus. Nous voulons simplement la fin de l’exploitation des humains par les humains. Seulement, partout où nous allons de l’avant démocratiquement –Et nous l’avons vu spécifiquement au Chili!-, les amis d’Éric Duhaime, les putchistes et les dictateurs, suivis des tortionnaires et des meurtriers de masse, viennent contrecarrer nos desseins pacifiques, justes, mais surtout légitimes, de par leur appui démocratique. Et légitimement, les socialistes peuvent aussi parfois prendre les armes. Je ne vais tout de même pas condamner les Vietnamiens d’avoir résisté aux impérialistes États-uniens ou les Cubains d’avoir foutu dehors les opportunistes ne voulant pas suivre le pas ou de se défendre contre Washington. Et je trouve sur cela, Éric Duhaime bien muet quant aux terroristes à la solde des capitalistes tel, Luis Posada Carriles qui a fait exploser un avion Cubain avec ses civils abords. Duhaime possède deux codes d’honneur. Un pour les capitalistes. Et un autre pour les communistes.

C’est bien simple en fait! Éric Duhaime, comme ses comparses de merde, utilise deux poids, deux mesures! Ce qui est bon pour l’OTAN, ne l’est pas nécessairement pour les socialistes ou les communistes. Si l’OTAN bombarde 52 civils avec des ADM, elle n’est pas en faute, les civils n’avaient qu’à se tasser après tout! Mais si les socialistes Cubains par exemple, repoussent un ennemi bourgeois hors de leur territoire souverain, là, c’est une toute autre histoire -Baie des cochons 1961-! Pareil comme pour la démocratie, sur laquelle Éric Duhaime crache sans retenue, si les putchistes sont ses amis idéologiques! Bien entendu!

La peur des communistes s’explique

La peur qu’ont de nous, les capitalistes tel Éric Duhaime est explicable. Éric Duhaime, valet de la bourgeoisie, défendant les intérêts de celle-ci, voit en notre projet la fin des siens, et de celui des bourgeois minoritaires et parasitaires de s’enrichir sur le labeur et les besoins d’autrui.

Nous, socialistes, croyons que le labeur peut être géré par des travailleurs conditionnés pour ce, tout comme le bourgeois est conditionné pour gérer lui-même ses moyens de production. En effet, nous ne croyons pas que le bourgeois soit d’une quelconque indispensabilité et en ce sens, désirons mettre fin à la possibilité du parasitisme, en mettant fin au salariat. Rien n’empêchera jamais quiconque de démontrer ses compétences en la matière et donc, rien n’empêchera quiconque de se présenter dans un conseil ouvrier à titre de «leader» quelconque de sa localité. La peur des capitalistes n’est donc justifiée que par ses intérêts économiques, relatifs eux, au système permettant l’exploitation du labeur d’autrui, ce qui est très payant pour la minorité au sommet de la pyramide, personne ne peut le nier. Il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente en tout 0.15% de la population mondiale environ.  Il n’y a jamais eu de partage de la richesse sous le capitalisme et les dogmes menant à ce dogme que de croire en ce système, sont eux-mêmes issus de seules prétentions bourgeoises et de leurs valets, des valets comme Éric Duhaime. Aussi, les conditions sociales observées sont dramatiques à travers le monde, et tout ne s’annonce pas bien pour le futur tant qu’on aura à suivre religieusement des dogmes à la con ne respectant aucunement les mérites de toute la population. Mais elles sont elles-mêmes relatives à des conditionnements, indéniablement. Une pomme ne tombe pas du ciel, elle tombe d’un pommier. En général. Or, ces mêmes tristes conditions sociales se creusant, elles n’en sont pas moins l’issue d’un  long processus, elles aussi. Et le capitalisme n’y est pas étranger.

Ayant la «possibilité» de faire fructifier plus rapidement qu’un autre ses capitaux, vous ne me ferez pas croire, chers capitalistes, que le premier fils de Céline Dion part du même départ que ceux issues des familles pauvres du Québec. Et pourtant, n’expliquerait-on pas, quelque part dans l’argumentaire capitaliste relatif à la défense de leur système, le mérite par l’effort? Par les sacrifices? Bien que nous ayons déjà démentis ces prétentions premières, j’aimerais quand même souligner qu’un enfant n’est en rien responsable de sa situation, de sa condition, issue elle, d’un conditionnement qui lui échappait indéniablement à son âge de naissance. Ou, comme les Palestiniens, ils n’avaient qu’à éviter les mauvais coups de leurs parents, comme les Palestiniens, selon les sbires d’Israël et des sionistes comme Éric Duhaime, auraient du, eux, éviter les trajectoires des armes de destruction massive larguées par Israëlviolant les frontières d’un État souverain, ce, armé d’ogives nucléaires sans vouloir signer le TNP d’armes nucléaires!-! Mais quand même, tout le monde n’a pas les mêmes conditions à la naissance, et cela, le capitalisme n’en tient que compte, sans toutefois tenir aussi compte des processus expliquant ces situations. En cela, le capitalisme est un système totalitaire en soi. Éric Duhaime défend le totalitarisme de ses propres dogmes.

Les mérites et les sacrifices expliqueraient le capitalisme et le droit à la propriété privée des moyens de production.

Je dis que nous avons fait le tour de la question du mérite et des sacrifices, mais l’ai-je fait avec monsieur Duhaime? J’en doute, alors je vais le refaire, pour tout le monde cette fois.

Les capitalistes prétendent que le droit à la propriété privée des moyens de production s’explique par le mérite et les sacrifices. Or, je peux ici prouver que tel n’est pas souvent le cas et que les mérites et les sacrifices plus amples des prolétaires ne sont en cela, aucunement reconnus par cette bourgeoisie prétentieuse.

Par exemple, je pourrais à titre de sacrifice dénombrer les accidentés du travail et ceux qui en sont morts. Même en proportion, les statistiques de la CSST et celles des pays du monde entier me seraient favorables. La bourgeoisie ne sacrifie que très rarement une partie de son corps pour son moyen de production, encore plus rarement donne t-elle sa vie promptement pour celui-ci. Et quel sacrifice peut  dépasser celui de sa vie ou même de sa santé? Nommez m’en.

Quant au mérite, je défie les bourgeois d’aller à la pelle et au pic. Il sera pour eux, aussi difficile que c’est pour un prolétaire de gérer une entreprise sans conditionnement pour ce, d’effectuer un acte qu’ils ne seront pas conditionnés à effectuer. Il n’y a pas de méritomètre, et honte à celui qui méprise quelconque labeur. Je ne méprise pas celui du gestionnaire pour ma part, mais je me questionne quant aux possibilités que ce gestionnaire puisse posséder les moyens de production. J’ai beaucoup plus de respect pour le prolétaire qui crée la richesse, que pour le bourgeois qui ne fait qu’en profiter. Et ce n’est pas le fait qu’il possède, qui rend le bourgeois utile, mais le fait qu’il investisse les capitaux qu’il possède préalablement, grâce à des moyens qui malheureusement, ne partagent pas le capital fructifié pourtant, par celui qui le quémande. Autrement dit, c’est le système capitaliste qui rend le bourgeois utile, rien d’autre. Le système capitaliste confère des pouvoirs aux détenteurs du capital, qui pourtant, n’ont pas plus de mérite ou fait plus de sacrifices que les autres habitants de cette Terre. Pour se mériter le droit d’exploiter le labeur d’autrui, le fait de posséder le capital suffit, qu’il soit issu d’un héritage, d’une loterie ou de quoique ce soit d’autre. Et encore, qui donc a statué que ce capital valait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sauf les valets du capitalisme et la bourgeoisie?

En cela, aucun prolétaire n’est moins méritant que la bourgeoisie. Aucun. Les bourgeois deviennent donc par conséquent, dispensables, du moment qu’on se dispense du salariat, excusant donc leur existence par des lois en ce sens.

Le capitalisme n’a donc plus aucune raison d’exister, car nous savons que le capital dans ce système n’est pas partagé, et que les pouvoirs sont relatifs aux capitaux que vous possédez, indéniablement. Le système, ne partageant pas les richesses, ne peut donc pas partager les pouvoirs non plus. Il permet l’élaboration de corporations, comme Marx nous en avertissait dès le 19e siècle.

Le capitalisme est la plaie d’où émanent les horreurs sociales et c’est aussi lui qui mène à l’impérialisme indéniablement, dans notre ère. Nous voyons d’ailleurs comment Éric Duhaime applaudit l’impérialisme, en applaudissant le Coup d’État de la maison blanche au Chili (et partout ailleurs!) et la dictature sanguinaire qu’elle a mise en place. Éric Duhaime a peur de nous, car nous dénonçons les ratées de sa secte capitaliste. Les fidèles de cette secte ne remettent d’ailleurs jamais en question leur système qui fait faillite aux 30-40 ans –Les capitalistes disent qu’on peut enrayer ces faillites, en omettant le social! Bonne chance! C’est peut-être pour ça qu’Éric Duhaime appuie la solution finale que Pinochet mettait en place avec sa dictature!-. Le capitalisme mène inévitablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité appauvrie, mais laborieuse. Même s’il semble créer des classes moyennes, le capitalisme crée également des fossés de pauvres. Et la classe moyenne n’en est pas moins exploitée, elle n’est que mieux rémunérée, car elle produit plus de richesse au sens des capitalistes.

En privatisant par exemple les soins de santé, cela permettrait à un parfait non-méritant de démarrer une entreprise basée sur le profit fait sur la maladie d’autrui et sur le labeur des professionnels y pratiquant leur métier. Il y a donc naissance de deux nouveaux problèmes. L’accessibilité est réduite et il y a encore concentration de richesse. Personne n’est mieux soigné –Ce n’est pas la qualité des services notre problème, mais les capitaux (relatifs au coût dans ce système), le manque de relève et l’obstruction du privé -En déshabillant Pierre pour habiller Paul, Pierre a plus froid. C’est logique.-!

La nationalisation des moyens de production et les coopératives

Éric Duhaime a peur de nous parce qu’il sait qu’un prolétariat plus conscient de sa classe et des intérêts de sa classe serait manifestement plus dangereux pour les pouvoirs qu’Éric Duhaime tente d’octroyer aux bourgeois. Avec un prolétariat conscient de sa classe, on peut passer aux choses sérieuses. On peut parler de nationalisation des moyens de production, ce qui est évidemment et relativement plus alléchant pour le prolétariat, qui désormais, partagerait entre lui-même, les fruits de son propre labeur et cela, sans intermédiaire bourgeois qui de fait, ne sert strictement à rien d’autre que de parasiter le labeur d’autrui en bon paternaliste. Oui, je veux plus d’autonomie des travailleurs, et je ne suis pourtant pas un «lucide». Du moins, je ne le prétendrai pas moi-même.

Bref, les moyens de production nationalisés, les profits reviennent à l’État, et non à des individus dont les mérites ne sont issus que d’affirmations.

Mais encore, une autre approche fut prise par des travailleurs et récemment, ma région en a exprimé plusieurs concepts déjà vus ailleurs. Les coopératives. Celles-ci appartiennent aux travailleurs, mais les profits y étant fait sont partagés dans un réseau social d’entre-aide entre coopératives. Ainsi, il n’est plus possible d’y posséder solitairement les capitaux ou d’en décider l’avenir, et les travailleurs ne peuvent que s’y sentir plus concernés. Les sacrifices à faire pour les moyens de production sont relativement bien accueillis chez les propriétaires de ces moyens de production, les travailleurs. Et en cela, on y perçoit encore l’inutilité du bourgeois, sauf en son aspect de détenteur de capitaux, dans un système en étant dépendant.

Conclusion

Éric Duhaime est contradictoire. Il condamne d’une part, le «bashing» d’Israël, mais «bash» Cuba, la Chine, le Cambodge et la Russie. Il condamne d’une part les régimes dictatoriaux, mais soutient ironiquement la dictature menée par Augusto Pinochet, mise en place par un Coup d’État contre Salvador Allende, qui a lui, remporté trois fois ses élections, ce, en augmentant chaque fois sa cote. Il condamne le socialisme, qui veut partager les richesses, mais appuie son système capitaliste, qui tient à les concentrer chez une minorité parasitaire et inutile à l’évolution de l’humanité. Éric Duhaime condamne les gens qui dénoncent Israël, mais ne reconnait pas qu’Israël commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du terrorisme, et qu’elle possède illégalement un arsenal nucléaire sans que quiconque ne lui impose quelconque sanction économique –ALLÔ LAWWRENCE CANNON, LA COHÉRENCE VOUS APPELLE! YA QUELQU’UN LÀ-DEDANS?-.

Éric Duhaime est un clown. Mais un clown dangereux pour la démocratie, surtout si les socialistes gagnent démocratiquement le pouvoir au Québec! Gare à vous! Comptez sur lui pour monter une milice de tueurs de socialistes, il aura certainement des amis pour financer sa cause! Hitler en a eu, Pol-Pot en a eu, et Pinochet en a eu. Je ne suis pas inquiet pour Éric Duhaime, il y a toujours des donateurs généreux pour défendre les intérêts de la bourgeoisie.

(Ceux qui veulent débattre avec moi du contenu de ce texte seront priés de le faire sur  Reactionism Watch , où je ne manquerai pas de répondre à quelconque commentaire. À basse vitesse (56k), il est difficile de suivre tout ce qui se passe sur internet.)

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Les terroristes frappent encore…

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

En Afghanistan, une fois de plus, les civils sont pris pour cible par les terroristes de l’OTAN qui tuent 52 d’entre eux à la roquette. Et comme nul autre groupe terroriste, l’OTAN n’en sera point accusé, encore moins sanctionné. Le terrorisme, c’est pour les autres, pour les perdants…

Or, ce n’est pas sans nous rappeler que l’OTAN commet souvent ce genre de «dommages collatéraux», qui pour les ennemis de l’OTAN, s’appelle du terrorisme. Par exemple, en septembre 2009, l’OTAN avait tué plus d’une centaine de civils, là encore, tentant de minimiser sa responsabilité.

On apprend toutefois en même temps, que dans les informations recueillies parmi les 91 000 pages que Wikileaks a permis de mettre en ligne, se trouveraient d’autres évènements du genre, non répertoriés, voire cachés! Jusqu’ici, et l’épluchage ne fait que commencer, 195 civils morts «inconnus» y sont répertoriés, sans que des noms  leur soient attribués. C’est donc que l’OTAN reconnait avoir tué 190 autres civils,  mais c’est donc aussi qu’elle a préféré cacher la mort de ceux-ci, plutôt que d’affronter «ses responsabilités».

L’OTAN n’est donc pas au bout de ses peines. Mais rien ne nous laisse croire que quelqu’un paiera pour ces crimes, et rien ne nous laisse croire non plus que l’OTAN admettra ses torts dans ce conflit qui les oppose, finalement, à de vieux camarades, anciennement alliés! Car qui ne savait pas que les Talibans, avant d’être «nos ennemis», étaient nos alliés? Et qui ne savait pas que ce sont les États-Unis d’Amérique qui ont crée des groupes comme al-Qeada, que Washington a financé à coups de milliards?

Et à chaque fois où ses forces terroristes ont tué des civils, l’OTAN niait en bloc, jusqu’à ce que les preuves se cumulent au point d’en renverser la balance des faits. Les terroristes sont aussi des menteurs, incapables d’assumer leurs actes –Cela ne peut que me faire penser au soldat états-unien qui a tué son camarade à la grenade, et qui a mis la faute sur Omar Khadr!-.

Ainsi, nous pouvons nous assurer que le massacre de civils afghans innocents se perpétuera longuement encore, dans l’impunité toujours, tant le Bloc de l’OTAN sera, tout comme les crimes nazis existaient sous le règne du commandement nazi, logiquement. On ne peut donc pas s’attendre à voir les choses changer, juste parce qu’on les dénonce. Tant qu’il n’y aura pas d’accusations sérieuses portées contre l’OTAN, celui-ci continuera de faire la pluie et le beau temps sur toutes les régions du monde.

(Notez bien que les dommages collatéraux pourraient s’inscrire dans une série d’«actes irresponsables», mais qu’il ne semble rien en être. Les dommages collatéraux sont une indication aux autres Afghans, de ce qui les attend s’ils décident de se battre contre l’OTAN. C’est un avertissement, et donc, du terrorisme par conséquent. Et peu importe, il est certainement terrorisant de recevoir une pluie de roquettes sur la tête!)

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Un front nord-coréen d’abord?

Posted by sylvainguillemette sur 22 juillet, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2010/07/parade1.jpg?w=300D’abord, soyons clair, je ne peux pas prédire l’avenir. Je ne fais qu’émettre une hypothèse, bien partagée de toute façon.

Dimanche prochain, les États-Unis d’Amérique vont, conjointement avec les forces militaires sud-coréennes, mener des exercices d’«envergure» dans les eaux disputées. C’est ce qu’ils disent eux-mêmes, à la communauté internationale.

Si la Russie avait décrété une telle pratique conjointe avec l’Iran, dans des eaux limitrophes à quelconque allié de l’Empire états-unien, celle-ci aurait été qualifiée de provocatrice par Washington et s’en seraient suivies des sanctions contre l’Iran et son «allié du jour», à nouveau…

Il est d’ores et déjà acquis que la Corée du Nord de Kim-Jong-Il se trouve sur la liste noire états-unienne et plusieurs rumeurs internationales, répétées par bien des leaders, dont Fidel Castro, veulent que la Corée du Nord soit la première frappe de l’Axe des Bourgeois. À priori, il faut une raison pour déclencher les hostilités. Et pour trouver de telles excuses, l’Axe des bourgeois ne chôme pas et s’y connait. L’affaire du Golfe de Tonkin n’est pas sans nous rappeler jusqu’où sont prêts à aller les valets de la bourgeoisie pour servir celle-ci.

En menant ses activités militaires tout près des frontières nord-coréennes, Séoul et Washington ne peuvent qu’être jugés à leurs actes, provocateurs bien sûr. Suite aux récentes accusations menées contre Pyongyang par l’Axe des bourgeois, en ce qui concerne le torpillage d’une corvette sud-coréenne –coulée par des agents secrets états-uniens-,  il est d’apparence provocatrice de réaliser de telles manœuvres aux frontières d’un pays qu’on menace par la bande d’envahir et de détruire. Et ce n’est pas comme si Pyongyang était la seule provocatrice ici… S’il avait fallu que la Corée du Nord aille survoler le ciel des États-Unis d’Amérique des centaines de fois, comme ceux-ci lui ont fait…

Bref, les indices nous amènent à croire qu’un conflit pourrait voir le jour sous peu, quant au caractère provocateur et volontaire de Washington et de ses sbires. L’idée en tout cas, d’un désir de paix pour cet Empire bourgeois, ne nous effleure plus l’esprit. À d’autres…

Dimanche prochain pourrait bien être le théâtre d’une nouvelle mise en scène.

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Toronto la grande

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 19 juillet, 2010

Après plus de 1000 arrestations les forces policières de Toronto n’ont pas encore arrêtés tous les suspects qu’ils voulaient. Beaucoup de monde sont furieux de voir le travail effectué par les  »agents de la paix ». Pourquoi un budget de plus de 1 Milliard de dollars et encore du monde à rechercher ? La réponse est fort simple, la police de Toronto veut attirer l’attention ailleurs que sur eux-même, ils jouent la victime et tente d’y mêler la population. Car faire appel à la population fait partie de quelques techniques policières, en temps normal cela est fait lorsqu’il y a de dangereux criminels qui courent les rues telles que des tueurs en série, des voleurs de banques etc., tandis qu’ici nous parlons bien de gens qui étaient à une manifestation de tout ce qui avait de plus légitime et qui sont accusés d’avoir organisé celle-ci et d’avoir incité au grabuge et à la casse.

Les dix personnes qui sont les plus recherchés devrait être les policiers agents provocateurs qui ont incité à cette violence et fait du vandalisme. Quelques médias nous ont montré des voitures en feu dans la rue à quelques mètres des policiers, or beaucoup de manifestant témoigne le fait que ces voitures étaient là sans surveillance depuis au moins six heures à travers la foule qui n’a pas touché les voitures d’un poil. Jusqu’à ce qu’un agent provocateur saute sur une première voiture qui en fait était destinée à la casse selon de no d’identification. Mais voyant très bien que cela n’en valais pas la peine les manifestants l’on laissé faire le clown seul.

Les agents provocateurs sont utiles au travail des policiers pour justifier la répression et ainsi justifier les dépenses faramineuses de ce sommet-cirque, les dépenses augmentent sans cesse lorsqu’il s’agit de la sécurité surtout de leur sécurité. L’argent payer en grande partie par les classes moyenne et pauvre par l’entremise de taxes sur un peu tout sert défendre pour les plus riches et sert aussi à ceux qui vont décider de l’avenir de nos sociétés et ce sans notre consentement. La répression que nous avons été témoins de voir et d’entendre ces dernières semaines nous donne un bref aperçu de l’avenir quand aux conflits sociaux-politiques dans lesquels la ou les populations en général vont faire face. Car les décisions prisent dans ce sommet-cirque ne sont que des mesures impopulaires qui ne vont qu’agrandir les inégalités et les frustrations de la par de la population et justifier les répressions qui en fait était un terrain d’essai. Car les policiers ont vraiment agi comme s’ils étaient en temps de crise, ils s’y préparent et font face aux groupes les plus radicaux de la société pour être en mesure de bien identifier les comportements de ceux-ci.

Les événements de Toronto ne sont qu’un prélude de l’avenir d’un État avec de moins en moins de pouvoir quand au services publics mais augmentant sans cesse les dépences injustifiées d’une sécurité de plus en plus répressive qui demande à sa population de l’aider dans ses démarches, bref un État policier quoi!

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ATTENTION!

Posted by sylvainguillemette sur 14 juillet, 2010

Cher lectorat, nous nous prions de nous rendre compte si vous voyez ces individus dangereux où que ce soit, afin d’en avertir les civils innocents qui pourraient croiser leur chemin. Ces personnages sont dangereux, n’essayez pas de les arrêter seul.

Ils sont responsables de plus de 900 arrestations arbitraires, dignes des rafles de masse orchestrées sous dictatures diverses. Ils ont également utilisé la violence contre des innocents et contre des prévenus –prévenus sur place!…- et le profilage national pour faire la liste de leurs victimes. Arrêtant préventivement des innocents outre ce que qu’encourage la constitution canadienne, la police de Toronto, ses sbires et ses chefs, se sont inscrits dans un dessein malhonnête et criminel. Et une fois de plus, les autorités canadiennes ont semble t-il, utilisé des provocateurs pour égayer la foule et encourager celle-ci à recourir à la violence!

Ils ont usé de tactiques dégradantes pour se permettre de torturer des civils innocents. Et pour excuser ces crimes contre l’humanité, ils ont couvert leurs crimes d’excuses pitoyables.

https://i2.wp.com/blogues.cyberpresse.ca/laporte/wp-content/uploads/2008/12/stephen-harper.jpg#1 Stephen Harper (Pour son rôle joué dans l’organisation du Sommet du G20 et donc par conséquent, des malheurs qui s’en sont suivis et pour avoir orchestré une réunion de chefs de nations, dont certaines ont commis de graves crimes de guerre et de des crimes contre l’humanité.)

https://i2.wp.com/www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200909/01/105032-premier-ministre-ontarien-dalton-mcguinty.jpg#2 Dalton McGuinty (Pour son rôle dans le soutien inconditionnel des autorités criminelles torontoises, au début du Sommet.)


https://i1.wp.com/alternavox.net/wp-content/uploads/2009/10/david-miller-serious-politician-face.jpeg#3 David Miller (Pour son rôle de soutien inconditionnel des autorités criminelles torontoises, avant et après le Sommet du G20.)

https://i1.wp.com/network.nationalpost.com/np/blogs/toronto/billblair2009.jpg#4 William Blair (Pour son rôle de chef de la police criminelle de Toronto, ayant enlevé arbitrairement et sommairement des civils innocents, pour avoir séquestré arbitrairement et sommairement des civils innocents et pour avoir torturé arbitrairement et sommairement des civils innocents. )


#5 Et des milliers d’autres policiers torontois, comme canadiens dans leur ensemble, sont recherchés pour avoir participé à la violence contre les légitimes manifestants refusant que l’on tienne des réunions d’hypocrites en leur nom.

Ne tentez pas d’immobiliser ces «terroristes», puisqu’ils sont précisément prêts à recourir à la terreur pour éviter qu’on ne les arrête dans leur folie. Et n’oubliez pas que certains d’entre eux sont armés!

(Nous ne pouvons peut-être pas les juger, puisqu’ils possèdent la Justice. Mais nous pouvons les dénoncer, ça ne coûte encore rien, jusqu’ici -C’est notre nombre qui fait toute la différence. Attendez de voir lorsqu’ils s’attaqueront à la bloguosphère…- .)

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Cuba libère les terroristes et putchistes cubains

Posted by sylvainguillemette sur 14 juillet, 2010

https://i0.wp.com/www.havanatimes.org/wp-content/gallery/cuban-5/ht%20terrorists%201.jpg

Sur un fond de plus sincères préoccupations

Cuba libère les terroristes et putchistes cubains qu’elle a arrêté en 2003, sans trop en faire de cas, certainement plus concernée par la potentielle guerre qui pourrait se dérouler vers la fin Juillet 2010, en Iran –mais qui déborderait de ces frontières…-.

C’est qu’une armada de grande envergure s’est placée en position de siège aux frontières de l’Iran, formée des armées navales, aériennes et terrestres états-uniennes et israéliennes. Certains de ces navires et sous-marins de guerre sont armés de «missiles à multiples têtes nucléaires», rappelant là la contradiction des propos paranoïaques de cet Axe avec ses gestes. Sans parler des mensonges sur l’Iran, qu’on nous avait répété sous George W. Bush Jr, à propos de l’Irak de Saddam Hussein –l’Axe du mal…-.

Les mensonges médiatisés d’un Empire

Mais pour revenir à Cuba, et je tiens à y revenir, il serait d’emblée opportun pour tout débat clair à ce sujet, sans totalitarisme, de mettre les faits au jour. Les dits «dissidents» n’étaient de fait que des traîtres à la nation drapés dans des linceuls de «révolutionnaires». Foutaise. Ces dits dissidents furent arrêtés avec du matériel subversif –prévoyant nuire à l’État de Cuba ou le renverser-, fourni par un État étranger. Le même crime, si commis aux États-Unis d’Amérique, est passible de la peine de mort, à titre de HAUTE TRAHISON.

De plus, nous connaissons la haine de Washington vis-à-vis le socialisme, elle qui est sous gouverne bourgeoise, de toute évidence. Et encore, tout honnête historien sait très bien par quels massacres –commis chez d’autres nations, contre celles-ci – sont passés les États-Unis d’Amérique pour arriver à leur hégémonie actuelle. Il faudrait donc tout un culot pour nier l’impérialisme des États-Unis d’Amérique, sachant qu’ils ont renversé officiellement plus de 45 États dans le monde en moins d’un siècle, qu’ils ont imposé les pires dictatures après le stalinisme et le nazisme, qu’ils ont massacré des millions d’êtres humains au nom de «leurs valeurs» partout dans le monde, qu’ils tirent les cordes sur plusieurs autres «démocraties» et qu’elle impose ses visions par les armes, tant économiques que par les armes à feu.

Durant des décennies, et plus encore, Washington a fait fi des autres nations avec qui elle partageait la Terre. Durant plusieurs décennies, Washington a bafoués toutes les règles élémentaires de «démocratie des autres nations», Washington a fait tuer ses opposants idéologiques partout sur la Terre. Elle a enlevé des millions d’individus, en a torturé autant et exécuté l’équivalent, sommairement, arbitrairement. Washington est sur tous les théâtres internationaux où il y a lutte de pouvoir. Et précisément lorsque le socialisme était du jour, Washington y était aussi, avec ses sbires, ses assassins, ses comploteurs, ses tortionnaires, ses saboteurs, ses terroristes, bref, ses agents de la CIA. Elle a même assassiné des présidents démocratiquement élus alors qu’ils étaient en fonction (Patrice Lumumba entre autre). Cuba n’y a pas échappé.

Tout au long des années où Cuba semblait s’isoler des autres nations du monde, de fait, ce n’était qu’un faible bassin de pays, apeuré par les menaces états-uniennes, qui faisait écho de ces menaces illégales et antidémocratiques. En réalité, plus de 190 pays de l’ONU condamnent depuis plus de 17 ans le Blocus exercé contre Cuba, et ces pays ont aujourd’hui des ententes sociales et commerciales avec l’île assiégée. Mais la réalité,  c’est que le droit d’exercer un Veto à l’ONU diminue toutes chances d’exercer la démocratie en son sein, et chaque fois qu’une condamnation des États-Unis d’Amérique ou de ses sbires a vu le jour, le droit de Veto était appliqué. Autrement dit, selon l’ONU et ses règles, Washington n’a jamais commis de crime à l’égard des autres nations (comme contre Cuba), ne commettra jamais de crimes à l’égard de ces nations et peut faire la morale aux autres nations, chez lesquelles  «elle ne commet pas de crime selon l’ONU»… Aberrant. Mais pourtant vrai.

Alors aujourd’hui, Washington et l’Union Européenne, toutes deux très en de ça des exemples qu’elles aimeraient que Cuba et les autres soient, font la comédie et manipulent l’information médiatique, au point d’en rendre Cuba coupable d’avoir emprisonné, pourtant, des gens qui auraient risqué la peine de mort aux États-Unis d’Amérique (pour haute trahison), pour le même crime. Et en réalité, ces putes à bourgeois –dont certains étaient bourgeois également-, nostalgiques de l’époque de Batista, où la bourgeoisie régnait en maître sur l’île déjà assiégée à cette époque, sont financées, armées et entraînées par Washington. Quant à l’Union Européenne, je vous renvois au fabuleux travail de monsieur Salim Lamrani, qui en avait long à dire sur les doubles-mesures qu’imposent celle-ci à Cuba.

La dissidence cubaine ne représente pas la volonté d’une nation.

Et si la dissidence cubaine était fabriquée de l’extérieur? Et si la dissidence n’était de fait qu’une poignée de gens financée à très haut niveau par la maison blanche? Eh bien! C’est précisément le cas! La maison blanche a bel et bien financé et organisé ces dissidents, qui ne représentent en rien la volonté de la population de l’île assiégée, assiégée ironiquement par les employeurs de ces dissidents!

En réalité, la population de Cuba, même si elle aimerait détenir plus de matériel et jouir comme d’autres, de ces babioles inutiles qu’on empile et refoule aux sites d’enfouissement ici, n’envie aucunement la liberté individuelle capitaliste, qui n’instaure au fait, que la liberté d’entreprendre à ceux qui en ont les moyens. Et par conséquent, qui dit moyens d’entreprendre, dit moyens d’exploiter. Et je ne crois pas que les Cubains sont envieux de la situation des pays de son calibre économique. Les Cubains n’envient certainement pas le système de santé dominicain, ou celui du Panama ou du Ghana. Et je ne crois pas non plus que les Cubains envient les États-uniens pour le leur, qui laisse en plan une population grosse comme cinq fois celle de Cuba!

En réalité, l’insurrection commandée par Washington n’est jamais venue.  Leur plan a échoué, et aujourd’hui, les Cubains peuvent regarder en arrière, puis en avant sans honte, sans remettre en question le socialisme lui-même. Les États-uniens ne peuvent pas en faire autant, sauf si les massacres ne les dégoûtent pas, et sauf si la démocratie ne leur est que superficielle. À toutes les nations que Washington a fait souffrir, les États-uniens ne s’en sont jamais excusé, tout au contraire! Ils ont récidivé. Et ils menacent aujourd’hui l’Iran, parce qu’elle voudrait faire ce que Washington fait, elle et ses sbires –Israël et les États-Unis d’Amérique possèdent un arsenal nucléaire qu’ils interdisent à l’Iran, défaite de la dictature du Sha. Car sous le Sha, Washington avait tenté de nucléariser l’Iran! Ironie? Non! Hypocrisie! Les armes nucléaires ne dérangent guère Washington, c’est «qui les possède» qui gêne amplement Washington, qui en possède également.-.

En réalité, la dissidence n’était qu’un groupe de mercenaires, à la solde de Washington. Ils ne représentaient pas un courant, ni une volonté populaire. Au contraire, les Cubains continuent après 50 ans de croire que c’était le bon choix, la bonne chose à faire que de nationaliser les moyens de production cubains. Mais c’était surtout leur droit, que n’ont pas respecté Washington et ses sbires. Et pour punir Cuba, Washington lui a imposé un Blocus illégal, d’ailleurs condamné par l’O.N.U.. Ensuite, étant donné que Washington ne s’arrête jamais à la légalité des choses, elle a orchestré des tentatives d’assassinat de Fidel Castro. Comme elle l’a fait pour d’autres dirigeants qui ne lui plaisaient pas ailleurs dans le monde. Ces tentatives vaines, Washington a fait du sabotage, largué des produits chimiques et bactériologiques sur les champs et les élevages cubains. Elle a ensuite financé du terrorisme. Par exemple, la CIA, l’organisation terroriste états-unienne par excellence,  a organisé des groupes de commandos, en vue de débarquer sur l’île cubaine et d’y installer un régime docile et servile –cela se passe en 1961, deux ans après la chute de Batista, le pion de Washington…-. Le débarquement de la Baie des cochons raté, Washington se venge sur les Vietnamiens, qu’elle tuera par millions avec ses épandages de l’Agent Orange et le largage 22 millions de tonnes de bombes –Sous de faux prétextes, aujourd’hui démentis, que la flotte états-unienne était attaquée par le Vietnam!-!

Plus tardivement, Washington paiera des mercenaires tels que Luis Posada Cariles –Elle le payait déjà depuis au moins 1961, où il a participé, lui aussi, au débarquement raté de la Baie des cochons.- pour «terroriser l’État cubain». Celui-ci posera des bombes dans des discothèques et des hôtels cubains. Puis, le 6 octobre 1976, il fait exploser l’avion commercial cubain 445, ce qui a coûté la vie à 73 personnes à la Barbade, incluant toute l’équipe junior d’escrime cubaine qui venait de remporter les jeux panaméricains. Bref, Washington qui interdit aux États de l’Axe du Mal de faire du terrorisme, ose se permettre ces droits qu’elle nie aux autres. -Ce n’est pas sans rappeler que dans les années 90, c’est Washington qui faisait exploser les voitures de Bagdad!-

Finalement, tout ce que l’on peut réitérer, c’est que Cuba vient de relâcher une bande de terroristes sans scrupule, financés à même les impôts des prolétaires états-uniens, pour accomplir ce que ces mêmes prolétaires états-uniens tentent soit disant de combattre dans des pays souverains, en y laissant leur vie. Cuba vient de laisser s’échapper des traîtres qui sans l’ombre d’un doute, récidiveront, au nom du ô capital et des intérêts qu’ils en retirent, manifestement.  C’est que c’est payant d’être un dissident antisocialiste…

Je ne voulais donc que corriger les mensonges honteux de nos médias de masse adorés, dont Radio-Canada, qui parle elle aussi de libération de prisonniers politiques –Assez ironique que Washington n’en dise aucun mot quant à son alliée inconditionnelle la Colombie, qui détient bien plus de prisonniers politiques que quiconque en Amérique latine!-, alors que ces gens n’ont guère été emprisonnés pour des raisons politiques, mais parce qu’elles détenaient du matériel subversif en vue de renverser l’État cubain, et que ce matériel fut fourni par un État étranger, ce qui constitue un acte de haute trahison, qui aux États-Unis d’Amérique, serait passible de la peine de mort. En bref, jamais Washington ne reconnaîtra la légitimité de ce qui se passe à Cuba, tant que celle-ci ne pliera pas au diktat de la bourgeoisie internationale, soit au salariat, donc au capitalisme. Les libertés que Washington prétend défendre, ne sont de fait que celles que les bourgeois obtiennent avec leurs capitaux, et qu’une masse laborieuse ne pourra jamais obtenir, étant donné qu’elle sera éternellement soumise au salariat de ces premiers. Les libertés que défendent donc les sbires de la bourgeoisie internationale ne sont que celles d’une minorité parasitaire, qui viennent brimer celles de la majorité populaire et laborieuse de ne pas se faire exploiter par cette minorité parasitaire qui n’a rien de légitime d’autre que le fait qu’elle possède les capitaux, dans un système économique où ces derniers sont indispensables pour jouer quelconque rôle, de quelconque importance.

Et pour terminer, j’aimerais rappeler qu’aux États-Unis d’Amérique, il existe aussi des prisonniers politiques. Plus de 1000 selon plusieurs sources indépendantes du département d’État! Même des prisonniers d’exception sans droit –GUANTANAMO-! Et les droits de l’homme ne sont pas respectés non plus, selon Amnesty International -Et cela, sans considérer les prisonniers politiques détenus dans des prisons secrètes états-uniennes à l’étranger…-. En fait, Amnesty International a un bien plus gros dossier états-unien que cubain! Et certains des «prisonniers politiques cubains» en étaient de droit commun. Par exemple, Radio-Canada et LaPresse ont parlé d’Orlando Zapata à Cuba, qui était, selon eux, un prisonnier politique. Or, Orlando Zapata était un prisonnier de droit commun, arrêté pour assaut contre son voisin et divers autres méfaits publics –exhibitionnisme par exemple-, dont l’assaut des forces de l’ordre –et les policiers de Toronto seraient très mal placés pour critiquer l’arrestation d’Orlando Zapata!-.

Les médias de masse – Les médias de masse ne vous diront pas que Cuba fut attaquée par 5 780 attentats terroristes, commis par des mercenaires à la solde de Washington, qui auront jusqu’ici coûté la vie à 3 478 personnes depuis 1959.-, même si nationalisés, ne servent que les intérêts de l’État qui les emploie, en l’occurrence ici, un État capitaliste canadien qui ne se retient pas pour féliciter les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par ses amis idéologiques du moment, au nom du ô capital.

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Le IVe Reich

Posted by sylvainguillemette sur 12 juillet, 2010

https://i0.wp.com/www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/10/080423_US_and_Israel_flags.jpgPlus jeune, on m’avait parlé de ce que les nazis avaient fait aux juifs. On m’avait informé du fait que le populisme, menait parfois jusque là. Jusqu’à l’extermination d’un peuple, pour ses idées…, pour ses différences. Mon père me disait que pour certains, il fallait des coupables pour expliquer leurs propres ratées, qui qu’ils soient, où qu’ils soient. Adolf Hitler avait compris le truc…

Aujourd’hui, sans tomber dans la généralisation, nous observons que l’État Hébreu, en fait Sioniste, applique les mêmes standards qu’on a imposés à ses fondateurs sous le troisième Reich. Israël applique indéniablement un apartheid à son voisin palestinien, qu’elle occupe illégalement depuis plus de 43 ans. Comme au temps de l’occupation de la Varsovie, les Sionistes israéliens confinent les Palestiniens dans un camp de concentration. Sur leur propre territoire. Comme pour les Varsoviens sous l’occupation allemande-nazie. D’ailleurs, comme ce fut le cas pour les Varsoviens, les Sionistes israéliens nous dépeignent leurs adversaires kamikazes palestiniens comme des terroristes, à l’instar exact de ce que faisaient les Allemands-nazis de cette époque à l’endroit des plus courageux prisonniers juifs de Varsovie, une époque qui ne semble plus si lointaine tout à coup. L’histoire ne se répète pas, mais se ressemble étrangement.

Les Israéliens sont donc passés de la victime au bourreau. Et aujourd’hui, les discours populistes à l’endroit des Islamistes frôlent nettement ceux faits à l’époque par le troisième Reich et son ministre de la propagande, Joseph Geobbel, à l’endroit des Juifs toutefois. Israël traite les Palestiniens comme les Allemands-nazis traitaient les Juifs lors du troisième Reich. Comme de la merde. Comme des sous-humains, comme des moins que rien.

Au-delà des simples apparences, Tel-Aviv va plus loin que celles-ci, en ne respectant pas les droits internationaux par exemple, ou les conventions qu’elle a signé. Elle n’a rien de démocratique qui puisse se comparer à nos sociétés, ce que prétend pourtant notre premier ministre canadien Stephen Harper. Tel-Aviv ne respecte pas les droits internationaux, ni même les engagements qu’elle a pourtant signé de son plein gré. Bref, Israël ressemble plus à une autocratie qu’à une démocratie vis-à-vis la communauté internationale. Après tout, la ligne de conduite d’Israël à l’égard des droits humains n’a guère changé depuis le tout début de son existence. Il y a contestation israélienne, il ne faut pas la nier, mais ce n’est pas elle que l’on retrouve à CNN, ou à Fox News.  Même Radio-Canada parlait jusqu’à récemment d’«expulsion des militants pro-palestiniens», et non pas de «libération des otages, enlevés, séquestrés, soumis à des interrogatoires, et semble t-il et possiblement, torturés», cela toujours, sans parler des corps des «assassinés» et des blessés –Par balle, sur leur propre embarcation, dans les eaux internationales.-. On nous prend pour des cons.

Israël en 2006, rappelez-vous, avait massacré plus de 1100 civils au Liban, impunément. Elle avait pour ce, utilisé des armes de destruction massive (Dont le phosphore blanc, le NAPALM et des armes à sous-munitions…) et terrorisé la communauté internationale tout entière en montrant comment elle réglait ses comptes. Elle avait pris pour cibles; les ponts, les habitations à logements, les écoles, les hôpitaux, les centrales électriques, les fuyards, etc.. En 2008, elle récidive et tue plus de 1600 Palestiniens, dont surtout des civils. Elle le fait encore, aux yeux de tous, avec des armes illégales selon toutes les conventions d’armement, dont le phosphore blanc qui, lorsqu’il est utilisé offensivement, devient une arme de destruction massive et une terreur pour ceux qui sont visés. Israël tue impunément ces milliers d’êtres humains, avec le soutien inconditionnel des États-Unis d’Amérique et du Canada qui plaident eux, une «légitime défense» d’Israël. Puisque Washington dispose d’un droit de VÉTO à l’Organisation des Nations Unie, elle bloque toutes tentatives de condamnation des actes terroristes d’Israël. Israël demeure donc limpide d’accusations et de sanctions. Israël semble, plus que jamais, disposer d’un droit d’assassinat. Comme «James Bond». Comme l’oncle Sam aussi…

Mais les actes de guerre menés en eaux internationales par Israël s’inscrivent justement dans un dessein précis. Et cela n’est pas sans rappeler les avancées du troisième Reich sur l’Europe, alors même que les nations hypocrites tentaient vainement de repousser la besogne guerrière à plus tard, toujours à plus tard, en regardant ailleurs… Seulement ici, Israël dispose d’alliés puissants, dont le soit disant berceau de la «liberté», la liberté d’exploiter le labeur d’autrui surtout. De la même sorte qu’Adolf Hitler avait aidé le général Franco à rentrer en Espagne pour imposer sa dictature nationaliste, Washington a aidé Tel-Aviv à massacrer les Libanais et les Palestiniens en lui envoyant des tonnes de munitions…, pendant le massacre.

On pourrait également citer les prisons secrètes états-uniennes, qui sont d’ailleurs célèbres depuis longtemps partout dans le monde. N’ont-elles pas certaines ressemblances avec les camps de concentration nazis? Il en est disparu, du monde, depuis qu’elles existent ces prisons…

Aujourd’hui, après avoir replongé l’Irak dans sa plus désolante servilité, Washington s’apprête à attaquer l’Iran. L’Axe que forment Tel-Aviv et Washington n’est pas isolé. Une bonne moitié de la communauté internationale, au contraire, supporte ceux-là, même malgré les contradictions évidentes du discours alarmiste tenu par cet Axe.

On comprend surtout mal comment Washington peut se permettre de faire la morale à l’Iran, en la menaçant d’armes nucléaires, et en détenant le seul fait historique de l’utilisation d’une telle abomination. Encore plus lorsque l’on sait que Washington réitérait 3 jours plus tard l’odieux sur Nagasaki, une fois de plus sur des civils sans trop de défense…

Et Israël? Ne refuse t-elle pas de signer le Traité de Non-Prolifération (TNP)?  De plus, elle ne collabore pas avec les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, les refusant sur sa frontière… Où sont passés les journalistes et leurs questions pertinentes? Israël bafoue systématiquement les lois internationales qu’on voudrait imposer à l’Iran et les droits de l’homme, tout en enlevant des gens dans leur embarcation, dans les eaux internationales.

Cet Axe est sur le point de déclencher une guerre sous de «fausses présomptions», qui seraient pourtant bien fondées si les inspecteurs de l’AIEA devaient fouiller les stocks de Washington et d’Israël…  Sinon, notons bien tout le monde que ce qu’imposent Washington et ses sbires à l’Iran, n’est ni plus, ni moins ce que ceux-ci se permettent en contrepartie.

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Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne par Jean-Claude Paye (Voltaire)

Posted by sylvainguillemette sur 8 juillet, 2010

https://i0.wp.com/www.saharamedias.net/fr/images/stories/fmi.jpgLoin d’être l’action de la « main invisible du marché », la crise de l’euro est le fruit d’une stratégie mûrement préparée par Christina Rohmer et le Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Il s’agit de sauver l’économie étatsunienne en contraignant les capitaux européens à se réfugier outre-atlantique, et en plaçant à terme l’économie des Etats de la zone euro sous contrôle US via le FMI et l’Union européenne. Jean-Claude Paye analyse les premières étapes du processus en cours.

La crise de l’euro résulte d’un choix politique, celui des autorités de l’Union européenne de mettre en gage la monnaie commune, au lieu de restructurer la dette souveraine grecque. Une telle restructuration aurait sauvegardé l’euro, mais aurait mis à contribution les banques, ces dernières perdant une partie de leurs créances dans l’opération. Les institutions financières françaises auraient environ 50 milliards de dette hellénique dans leurs bilans, tandis que 28 milliards seraient détenus par des banques allemandes [1]

Cependant, la sauvegarde de quelques dizaines de milliards d’euros des institutions financières ne justifie pas une telle prise de risque. L’enjeu fondamental, en mettant la pression sur la monnaie commune, est de faire payer la crise aux salariés et ainsi d’effectuer un gigantesque transfert de revenus des ménages vers les entreprises, principalement vers les institutions financières.

Une offensive sous direction étasunienne

La taille du transfert est telle qu’il peut être piloté par les seules institutions européennes, mais conduit par les marchés et leur bras armé, l’administration étasunienne. La crise de l’euro a été déclenchée par l’attaque concentrée des agences de notations étasuniennes Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch contre la dette de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. L’abaissement des notes de ces trois pays par les agences américaines, surtout celle de la Grèce, reléguée dans la catégorie des investissements spéculatifs, est la conséquence d’une action concentrée. L’abaissement des notes fait suite à une série de décisions répétées et très rapprochées. Ces attaques ont été appuyées par l’appareil d’Etat US, notamment les déclarations alarmistes du conseiller économique du président Obama, ancien président de la Réserve fédérale étasunienne, Paul Volker qui a parlé d’une future désintégration de la zone euro. L’attaque contre l’euro apparaît comme un prétexte d’autant plus que « depuis 2004, on savait que les autorités grecques trichaient » [2] et cela sans aucune réaction des agences de notation.

Cette offensive contre l’euro est d’abord une action destinée à ramener aux Etats-Unis les capitaux étrangers nécessaires à la couverture du déficit croissant de la balance financière des USA. C’est un signal d’avertissement à des pays comme la Chine qui avait commencé à rééquilibrer leurs réserves de devises en achetant de l’euro au détriment du dollar. Pour les Etats-Unis, il y a en effet urgence en la matière. Jusqu’en 2009, le financement de leurs déficits et la défense du dollar étaient assurés par un solde positif des flux financiers. Mais, durant cette même année, si le mouvement des capitaux reste positif, il ne parvient plus à compenser les déficits. Le solde devient négatif d’un montant de 398 milliards de dollars [3]. A un niveau purement économique, l’offensive contre l’euro est de la même veine que la lutte contre la fraude fiscale, initiée par le président Obama en 2009 [4]. Il s’agit de ramener les capitaux dans le giron des USA.

Une opération de démantèlement de l’UE

Cette action tactique se double d’une opération stratégique, celle d’un mouvement de démantèlement de l’Union européenne au profit d’une union économique couvrant les deux continents. Le projet de création d’un grand marché transatlantique [5] en est la manifestation la plus visible. C’est en fonction de ce deuxième objectif que l’on peut comprendre l’attitude de l’Allemagne qui, aussi bien au niveau de la lutte contre la fraude fiscale que celui de l’attaque contre l’euro, a fourni un appui à l’offensive étasunienne. Cette double attitude est cohérente avec l’engagement privilégié de cet Etat européen dans la mise en place d’une union économique transatlantique.

L’Union européenne a été construite autour de l’Allemagne et structurée selon ses intérêts. Pays économiquement le plus performant au moment de l’installation du marché commun, il a pu faire jouer pleinement ses avantages économiques comparatifs, sans contrainte politique, sans gouvernement économique, ni transferts importants vers les zones défavorisées. Jusque cette année, la zone euro absorbe les trois quarts des exportations allemandes [6]. L’Allemagne, par les déclarations de ses responsables politiques et de ses banquiers, ainsi que par l’exhibition répétée de ses hésitations, a contribué à l’offensive contre l’euro. Pour elle, les bénéfices de cette action sont immédiats. La baisse de la monnaie commune permet d’augmenter ses exportations hors zone euro. De plus, ce pays peut financer ses propres déficits à meilleur compte. La crise et la fuite vers la qualité qu’elle engendre permet aux obligations allemandes de se placer avec un taux d’intérêt réduit.

Si, à terme, l’Allemagne donne l’impression qu’elle scie la branche sur laquelle elle est assise, c’est qu’elle a décidé de changer de branche et veut s’intégrer dans un ensemble plus large : le grand marché transatlantique. La « construction européenne » est à la croisée des chemins. Jusqu’à présent, elle a permis un développement permanent de l’Allemagne. Ce processus ne peut plus continuer selon les mêmes modalités. L’UE ne peut sortir de la crise sans mettre en place un gouvernement économique gérant une politique économique commune, une harmonisation du développement et, pour cela, assurer des transferts financiers conséquents vers les pays et régions défavorisées. Cette gestion politique est en complète opposition avec le simple Pacte de stabilité promu par l’Allemagne. La politique budgétaire de diminution accélérée des déficits, réimposée au nom de ce pacte, va se faire au détriment du pouvoir d’achat des populations et ne peut se réaliser sans une récession économique. La zone euro ne peut plus être le débouché privilégié des exportations allemandes. L’Allemagne a fait son choix : celui du grand marché transatlantique et du marché mondial.

Une mise sous la tutelle du FMI

Au lieu de restructurer la dette des pays défaillants, l’Europe a mis sur pied deux fonds d’intervention. L’Eurogroupe, formé par les ministres des finances de la zone euro, a développé un mécanisme inédit de 750 milliards d’euros de prêts et de garanties, afin de venir en aide aux pays de la zone euro qui auraient des difficultés à emprunter sur les marchés financiers. Le dispositif prévoit 60 milliards de prêts européens gagés sur le budget de l’Union européenne, 440 milliards d’euros de garanties apportées par les pays membres de la zone euro, ainsi que 250 milliards d’euros de prêt du FMI, soit un total de 750 milliards [7]. Ce dispositif de secours est prévu pour une durée de trois années.

Alors qu’il n’y avait aucune impossibilité financière à assumer l’entièreté du fonds, l’Eurogroupe choisit de se lier les mains avec le FMI, dans lequel les USA ont la majorité des droits de vote. Ce dispositif de servitude volontaire reproduit, en l’amplifiant, le schéma déjà construit pour venir en aide à la Grèce. Ce dernier programme est d’un montant de 110 milliards d’euros, dont 30 en provenance du FMI.

Que signifie la volonté du Conseil européen d’arrimer au FMI la procédure mise en place pour venir en aide aux pays de la zone euro ? Si on regarde les recettes appliquées par cette institution internationale aux pays auxquels il a accordé des prêts, le mode opératoire est immuable : imposer une baisse du salaire direct et indirect, la privatisation des services publics et la suppression des politiques sociales. La politique du FMI a toujours conduit à un appauvrissement important des populations [8].

En cas de dépression ou même de stagnation économique, la « politique de consolidation des dépenses publique » est vouée à l’échec. Les 750 milliards prévus d’aide serviront à rembourser les banques au détriment du pouvoir d’achat du contribuable et ce versement aux institutions financières augmentera d’autant la récession. Ainsi, mise sous tutelle du FMI et création de fonds d’aide aux banques sont deux aspects complémentaires d’une même politique. Il s’agit de procéder à une importante redistribution des revenus en faveur des entreprises financières.

Quel avenir pour l’Union européenne ?

Une telle opération contre les revenus des populations nécessite de neutraliser tout processus de décision au niveau des Etats nationaux, une structure dans laquelle les citoyens gardent quelques moyens de défense et cela au profit des mécanismes de marché, placés complètement hors de portée de toute pression politique. La question est de savoir quel rôle vont jouer les institutions européennes dans ce processus de mise sous dépendance des marchés financiers ?

Une première réponse se trouve dans l’accord selon lequel les budgets des Etats de la zone euro seront mis sous tutelle d’un organisme composé de la Commission, de la Banque centrale européenne et le l’Eurogroupe.

Les pays qui n’arriveront pas à ramener leur dette a moins de 60 % du PIB seront amendés par Bruxelles. Ce texte envisage la possibilité de sanctions même lorsque la limite actuelle de 3 % du PIB, fixée par le Pacte de stabilité, n’est pas encore dépassée. L’idée serait de pouvoir déclencher des procédures, pour déficit excessif, pour les pays dont la dette ne recule pas suffisamment [9]. Ensuite, une modification des traités n’est pas exclue, afin de permettre la suspension des droits de vote lors des réunions ministérielles.

Le modèle allemand, faire inscrire, dans la Constitution, le principe de l’équilibre budgétaire, soutenu également par la France, est appelé à se généraliser. Cela supprimerait toute possibilité, déjà actuellement très faible, d’initiative budgétaire. Les Etats membres seraient, vis-à-vis de l’Union européenne, comme les Etats fédérés étasuniens vis à vis de leur Etat fédéral. Cependant, il ne faut pas se tromper, il ne s’agit pas là d’un renforcement de la construction européenne, mais, au contraire, de la dissolution de toute possibilité d’initiative politique afin de conforter la toute puissance des marchés.

La construction européenne a été imposée par les Etats-Unis qui, après la guerre, en ont fait une condition d’octroi des aides du Plan Marshall [10]. Elle a été réalisée autour de l’Allemagne, dont les intérêts immédiats étaient complémentaires de ceux des USA. L’attaque contre l’euro et l’opération de démantèlement de l’Union européenne résultent aussi d’une offensive lancée par les USA et est également relayée par la première économie de l’ancien continent, ainsi que par les institutions de l’UE. La Commission et le Conseil confirment ainsi leur participation à la décomposition de l’Union et à son intégration dans une nouvelle structure politique et économique transatlantique sous direction US, un rôle déjà joué à travers les négociations des accords sur le transfert des données personnelles des citoyens européens vers les USA [11] et les tractations ayant pour objet la création d’un grand marché regroupant les deux continents. La mise sous la tutelle du FMI de la gouvernance économique européenne représente une étape supplémentaire dans la dissolution de toute capacité d’initiative des pays membres de l’UE et une phase de transition pour leur intégration dans un ensemble transatlantique. L’euro sera maintenu comme une simple coquille vide. La suppression de la monnaie commune ne peut convenir, ni à l’Allemagne, dont le retour à un mark valorisé comme monnaie refuge serait suicidaire pour son économie [12], ni aux Etats-Unis qui n’ont aucun intérêt à étendre la souveraineté de leur monnaie et l’usage des privilèges qui y sont attachés.

Jean-Claude Paye

Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne

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7 jours…

Posted by sylvainguillemette sur 6 juillet, 2010

https://i2.wp.com/www.rapsim.org/images/Marteau%20cour.jpg7 jours sont accordés au gouvernement conservateur canadien pour remédier aux violations des droits fondamentaux et constitutionnels d’Omar Khadr. Voilà la décision rendue par la Cour fédérale canadienne. Ainsi, le juge Russel Zinn avertit le gouvernement conservateur canadien qu’il n’a pas respecté la décision rendue au mois de janvier 2010 par la Cour suprême, et qu’il est ainsi en défaut face à la loi et à la justice canadienne.

Rappelons un peu les faits.

En juillet 2002, les forces de l’OTAN occupent l’Afghanistan. Celles-ci envahissent le pays bien avant les attentats du 11 septembre 2001, à l’aide de troupes d’élite infiltrées sur le territoire, illégalement en vertu des droits internationaux. Le Joint Task Force canadien fait partie de ce corps. Denis Morisset raconte d’ailleurs, dans son premier livre d’une série de deux (Nous étions invincibles), qu’il était lui-même membre de ce corps et que son équipe visait précisément à préparer une invasion du pays, par de véritables contingents, voire par des «forces internationales».

Sur le chemin de la conquête du territoire afghan, les soldats états-uniens et leurs alliés rencontrent une certaine résistance, mais moindre que ce qui se passe en Irak. Omar Khadr fait partie de cette résistance, mais s’apprête à vivre tout un changement de vie. Durant le combat qui mène à la capture du jeune enfant-soldat, âgé à ce jour de 15 ans, certains de ses camarades d’armes tombent au combat, mais les troupes états-uniennes occupantes subissent des pertes également. Le sergent Christopher Speer prenant part au combat,  succombe aux blessures causées par une grenade. Et c’est là que le cauchemar commence pour Omar Khadr, alors enfant-soldat pourtant…

L’Armée états-unienne accuse alors Omar Khadr d’avoir «tué» l’un de ses militaires, comme si de «tuer» n’était pas le but premier de ses propres militaires envers les militants comme Omar Khadr. Autrement dit, Washington revendique le droit de tuer qui elle veut, mais ne reconnait pas ce droit à ceux qui se défendent de ses agressions.

Mais pire encore, le rapport d’un des chefs du commando états-unien en question, raconte qu’Omar Khadr était de dos lorsqu’il fut aperçu, et qu’il faisait face au mur, prêt à collaborer à son arrestation. Le rapport continue en rapportant deux tirs dans le dos du jeune enfant-soldat. Autrement dit, Omar Khadr n’a jamais eu le temps de lancer de grenade et n’a peut-être même pas pris part aux combats.

Chose certaine, la grenade tuant le sergent Christopher Speer est de fabrication états-unienne (M-67) et les «Talibans» attaqués –s’ils en sont-, ne possèdent pas, au moment de leur arrestation, de grenade de ce type.

Arrivé à Guantanamo, prison illégale d’après la Cour suprême états-unienne, Omar Khadr subit la torture d’agents du SCRS canadien. Il sera également torturé par ses geôliers états-uniens à plusieurs reprises. La Cour d’exception militaire états-unienne de Guantanamo, ne reconnait aucun droit aux accusés étrangers et n’a rien de légitime d’après la Cour suprême états-unienne.

Qu’importe, le gouvernement conservateur canadien ne recule devant rien, ni même devant la Cour suprême canadienne qui lui ordonne de palier aux violations des droits fondamentaux et constitutionnels du jeune enfant-soldat torturé par les tortionnaires du SCRS canadien, dans une prison illégale rappelons-le. Lawrence Cannon et Stephen Harper arguent que le jeune «terroriste» a commis des crimes graves, comme si nos soldats à nous, bien qu’Omar n’ait possiblement lancé aucune grenade,  n’avaient pas lancé de grenade à leurs ennemis. Et ce faisant, ils commettaient eux aussi, des crimes graves. Selon donc la logique de Stephen Harper et de Lawrence Cannon, deux complaisants du terrorisme d’État d’Israël pourtant, se défendre contre des attaquants, c’est un crime grave qui n’est pas comparable avec celui des attaquants. Autrement dit, les soldats canadiens et états-uniens ont le droit de lancer tout ce qu’ils veulent –dont du phosphore blanc offensivement (Le Canada a utilisé du phosphore blanc offensivement lors d’attaques à l’artillerie en Afghanistan selon des témoignages d’artilleurs canadiens revenus de Kandahar…)-, mais leurs opposants, ni même pour se défendre, n’ont aucun de ces droits.

Que fera donc, face à ce jugement du juge Russel Zinn, ce gouvernement  canadien qui accuse un enfant soldat d’avoir commis un crime grave –avant même qu’il ait subi un quelconque procès!, lui qui appuie pourtant en contrepartie le massacre de milliers de civils Libanais et Palestiniens et l’assassinat de civils en eaux internationales par les forces terroristes israéliennes? Et comment ce gouvernement canadien remédiera t-il à ses propres contradictions?

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