Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for février 2009

Une histoire de torture…

Posted by quebecsocialiste sur 27 février, 2009

 Un dernier texte avant de partir pour la fin de semaine pour le congrès national de Québec Solidaire, à Québec (city). Texte sur la torture systématique pratiquée par les USA et paru dans le Granma:

Documents officiels des États-Unis

Des prisonniers ont été maltraités à mort

Stephen C. Webster

 

L’UNION américaine des libertés civiques (ACLU) a publié des passages d’un rapport gouvernemental aujourd’hui déclassé sur les techniques d’interrogatoire utilisées en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo. Ces pages qui n’avaient pas été divulguées jusque là détaillent le recours réitéré à des procédés abusifs, y compris jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Les documents obtenus par l’ACLU sur la base de la Loi sur la liberté de l’information (FOIA) contiennent un rapport du vice-amiral Albert T. Church, qui avait été chargé de mener une enquête exhaustive sur les méthodes d’interrogatoire du département de la Défense. Church qualifie spécifiquement les interrogatoires effectués à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, de « clairement abusifs, de toute évidence non conformes à aucune politique ou instruction approuvée pour les interrogatoires ».

La publication de l’ACLU est sortie le jour même où trois autres importants groupes de défense des droits de l’Homme ont pu télécharger des documents en vertu de la FOIA. Ces documents révèlent que le Pentagone a dirigé des prisons secrètes à Bagram et en Irak, qu’il a coopéré au programme de « détentions fantômes » de la CIA et que du personnel de défense à différé la libération d’un prisonnier pour éviter toute publicité négative.

« Dans les deux cas, par exemple, (les prisonniers) ont été menottés à des objets fixés au dessus de leur tête afin de les tenir en éveil », indique le document. « Dans les deux faits, la violence physique a été utilisée : coups de pieds, passage à tabac, tactiques dites « de soumission » qui impliquent que des coups sont portés aux jambes (des prisonniers) par les genoux (des interrogateurs). Dans les deux cas, la blessure aux jambes est en rapport avec le décès. Dans un cas, la blessure provoquée par un objet contondant a provoqué une embolie pulmonaire et dans l’autre, une maladie de l’artère coronaire a été compliquée par une lésion du même type. »

Dans un communiqué de presse, l’ACLU résume les documents qui font partie de : « (Une) enquête menée sur deux décès à Bagram. Il a pu être établi que les deux détenus étaient morts d’une embolie pulmonaire causée par le fait qu’ils avaient été enchaînés debout, privés de sommeil et soumis à des dizaines de passages à tabac infligés par des gardiens et peut-être même des interrogateurs. (Fait aussi état du recours à la torture dans la base illégale de Guantanamo et dans des prisons US/afghanes de Kaboul.)

« (Une) enquête sur un homicide ou un homicide involontaire perpétré sur le détenu Dilar Dababa par des forces des Etats-Unis en 2003, en Irak.

« (Une) enquête ouverte après des affirmations selon lesquelles un prisonnier irakien aurait été soumis à la torture à The Disco (situé dans les installations de la Force des opérations spéciales à l’aéroport de Mossoul, en Irak). Le supplice consistait à remplir son survêtement de glace, puis à asperger d’eau le prisonnier au tuyau d’arrosage et à le maintenir debout pendant des périodes prolongées, parfois devant un climatiseur ; l’obliger à se coucher et à boire de l’eau jusqu’à s’étrangler, vomir ou étouffer ; lui frapper la tête contre une plaque métallique chauffée alors qu’il portait une capuche et qu’on l’interrogeait ; l’obliger à lever plusieurs fois de suite les jambes, auxquelles on avait accroché des blocs de glace, et lui donner des coups de pied quand il ne pouvait plus.

« (Une) enquête sur des déclarations de cas de torture et exactions perpétrés en 2003 à Abu Ghraïb.

« (Et une) enquête ayant établi une cause probable pour croire que des forces des Etats-Unis ont commis un homicide, en 2003, sur la personne d’Abed Mowhoush, attaché dans un sac de couchage pendant un interrogatoire et décédé par asphyxie. »

« Une grande partie des tortures, mutilations et assassinats de détenus ont obéi à des ordres donnés selon des règles secrètes d’affrontement en usage au Pentagone », écrit Scott Horton, éditeur et collaborateur de Harper’s Magazine. « Cela se passait sous les ordres du sous-secrétaire à la Défense pour les renseignements, Stephen Cambone, un personnage qui a réussi jusque là à se soustraire à l’attention portée au scandale de la torture et qui est maintenant vice-président pour la stratégie de QinetiQ North America, une filiale de l’entreprise QinetiQ basée au Royaume uni, qui recrute sous contrat pour la défense. L’analyse du comité des services armés du Sénat ne parvient pas à atteindre le Dr Cambone, ses règles d’affrontement destinées aux unités d’opérations spéciales sous son contrôle, la mort, la défiguration et la torture infligées à des prisonniers qui leur avaient été confiés. Ceci est une raison parmi d’autres pour lesquelles il s’impose de mener de toute urgence une enquête exhaustive avec ordres de comparution. Mais la diffusion complète des enquêtes internes déjà menées par le département de la Défense est une étape prochaine et essentielle. ». (Tiré de Rebelion)

 

 

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Citation de la semaine

Posted by quebecsocialiste sur 26 février, 2009

« S’il faut mettre une jupe pour négocier avec la reine, alors mettons des jupes! »

-Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, dans une lettre à Léon Trotsky

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Discussion avec… Jean-Pierre Blackburn

Posted by quebecsocialiste sur 24 février, 2009

Aujourd’hui, mardi le 24 février 2009, à mon école, j’ai eu l’occasion de rencontrer Jean-Pierre Blackburn, ministre fédéral conservateur de l’agriculture et ministre d’état* du revenu. La conversation a porté en grande partie sur la crise économique, mais elle nous tout de même réservé quelques surprises à moi et au camarade Ben, camarade étudiant avec moi et également présent à cette rencontre. Je vous présente ici les grandes lignes de cette rencontre qui a duré un peu moins d’une heure et demi.

*Ministre d’état: L’équivalent au fédéral d’un sous-ministre provincial. Ils en connaissent souvent plus sur les sujets touchant à leur ministère qu’au ministres eux-mêmes.

 D’entrée de jeu, le ministre se familiarise avec la salle, dans laquelle étaient également présents des gens en formation professionnelle, avec quelques pointes d’humour bien propres à ces chers saguenéens. Jusque là, tout va bien, un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne. C’est alors que le sujet du logement est abordé par des élèves, qui font valoir que la ville albertaine de Calgary (la « capitale nationale » du conservatisme canadien), qui est en grand manque de main d’oeuvre, ressemble à un piège pour les travailleurs. Certes, une ville où tant d’emplois sont disponibles en temps de crise économique semble alléchante, mais il y a également un revers majeur dans cette situation: Alors que le salaire horaire moyen y est de 12$ l’heure, un appartement standard y coûte pas moins de 1000 dollars par mois. Rien de bien abordable pour des « touristes travailleurs » à 12$ l’heure disons… la réponse du ministre a été de parler des plans fédéraux d’aide à la rénovation. Rien de surprenant, jusqu’à ce qu’il nous sortes une blague un peu déplacée: « Ce genre d’aide est vraiment pratique, surtout avec les femmes qui veulent toujours tout rénover dans vos maisons: La cheminée, la cuisine, le salon… bref, vous savez comment elles sont (rire un peu forcé). » Venant d’une personne ordinaire, ça ne m’aurait pas dérangé. En fait, même venant d’un élu, ça ne m’aurait pas fait tiquer outre mesure… mais dans le contexte actuel de chasse aux sorcières dans les médias (les sorcières étant les personnes « politiquement incorrectes » selon l’élite dirigeante), en plus des qualifications insultantes de « terroristes », puis de « sectaristes » à l’endroit de députés élus du Bloc Québécois formulées par des membres du cabinet Harper à la chambre des communes et du déluge d’insultes et de calomnies qu’a dû supporter Amir Khadir à la suite de son simple lancé de soulier contre une affiche de George W. Bush, symbole international d’abus des droits de la personne, de la guerre, des crimes de guerre et de l’impérialisme en général (insultes reçus malgré le fait qu’il eu spécifié avant son geste symbolique qu’il ne lancerait jamais de soulier à qui que ce soit en vrai)… surtout avec le cas d’Amir en exemple, disons que la droite devrait être d’accord sur le fait qu’un ministre fédéral ne devrait pas tenir ce genre de propos en public.

Ensuite, la situation des chômeurs fut abordée. Un élève demanda ce que le gouvernement comptait faire pour aider les chômeurs, ce à quoi le ministre répondit: « Dans le dernier budget fédéral, nous avons dû nous retrouver avec un déficit de 34 milliards de dollars. Ce n’est pas rien, surtout que nous prédisions un surplus budgétaire d’un milliard en 2009. Malheureusement, notre secteur privé, qui s’occupe de l’exportation de nos produits vers les marchés étrangers, marché dont les États-Unis occupent 84% de l’espace, est paralysé par la présente crise économique et les États-Unis n’achètent plus autant qu’avant les produits étrangers comme ceux du Canada. C’est pour cette raison que nous avons dû, au fédéral, transformer un surplus d’un milliard en un déficit de 34 milliard: Pour compenser ce que le privé n’a pas été en mesure de faire. » (ouch…) « Dans ce budget, des mesures ont été prises afin de venir en aide aux travailleurs ayant perdu leur emploi. Nous avons pris l’excellente initiative d’allonger le temps de prestation à l’assurance-chômage de 5 semaines. » (Concrètement et au vu de l’ampleur de la crise qui se pointe à l’horizon pour le Canada, ces mesures sont nettement insuffisantes.) « Nous avons débloqué 40 millions de dollars pour la formation professionnelle, ce qui aidera les travailleurs à trouver de nouveaux emplois lorsque la crise sera terminée. » Ce qui me fait tiquer dans cette politique, ce n’est pas seulement le fait que les conservateurs appréhendent déjà la fin de la crise sans même l’avoir affronté, mais surtout le fait que le regretté camarade Henri Gagnon, dans son livre de 1989 intitulé « Les dinosaures du XXe siècle », avait déjà prouver la parfaite inefficacité de cette mesure qui ne consistera, à court et à moyen terme, qu’à créer un grande classe de chômeurs instruits. En résumé, il n’y a là, comme pour le budget Mulroney-Wilson de la même année (1989), absolument rien de concret pour les travailleurs. Ce « budget » n’est qu’un énorme plan d’aide destiné aux grandes entreprises parasitaires et financé à même les fonds publiques! Ça me fait un peu penser à ce que le gouvernement irlandais tente de faire faire chez lui, sauf que ce dernier s’est ramassé avec une puissante manifestation populaire entre les mains. Le mouvement contestation et de ras-le-bol populaire là-bas est indéniable. Les irlandais connaissent les limites que leur gouvernement ne doit pas franchir, eux au moins…

Ensuite, dans le cadre d’un tour de table pour savoir ce que les intervenants présents voulaient faire dans la vie, monsieur Blackburn nous parla brièvement de son fils et de l’expérience de ce dernier dans l’armée, à la suite de quoi il dut lui aussi terminer ses études. C’est alors que vint le tour du camarade Ben, qui a lui même été « servir » dans l’armée, dont six mois en Afghanistan. Il raconta au ministre conservateur comment son expérience dans l’armée canadienne lui avait ouvert les yeux et fait découvrir qu’au final, il était dans son intérêt de finir ses études plutôt que de vivre des illusions des forces armées canadiennes. Le ministre, une lueur dans l’oeil, demanda: « L’Afghanistan? C’est intéressant ça. Continuez s’il-vous-plait. » Ben: « Pour être allé en Afghanistan, je peux vous dire que ce n’est certainement pas une mission de paix. C’est une mission de guerre vraiment violente et nous commettons des crimes dans cette guerre. Tout ce que je peux dire, c’est que le gouvernement ne dit pas tout à la population. L’armée nous cache des choses. » Le ministre conservateur (visiblement déconcerté), qui était pourtant « intéressé » il y avait à peine 30 secondes, changea subitement de sujet… et d’interlocuteur.

Avant cet épisode, le ministre conservateur avait abordé brièvement l’accord de libre-échange Canada-Pérou comme « exemple » pour « améliorer le sort des travailleurs étrangers tout en retirant de bons bénéfice pour le Canada ». Voici le moment le plus marquant de cette discussion selon moi…

(la vrai valeur des « droits humains » selon le capitalisme)

Pourquoi cette affirmation? Tenez-vous bien: J’ai finalement pu prendre la parole et j’ai décidé de demander des clarifications sur ce fameux lien entre le libre-échange et les droits humains. Il me répondit qu’il avait voyagé là-bas (au Pérou) et qu’il y avait vu la misère des gens et comment ils s’entraidaient et que c’était magnifique et que selon lui et monsieur Harper, il fallait les aider… en faisant affaire avec leur élite corrompue et despotique… ouais… je lui ai ensuite fait remarquer que le Pérou et la Colombie, deux pays avec lesquels le Canada a conclu des accords de libre-échange, ont de bien piètres résultats en matière de droits humains. Il me répondit alors que le que le gouvernement canadien était au courant de ce fait, en plus du fait que le Pérou et la Colombie ne répondent à aucune des normes élémentaires en fait de droits des travailleurs (sécurité minimale des lieux de travail, travail des enfants en bas âge, exploitation inhumaine, dignité des travailleurs, discrimination sexiste, menaces (et meurtres) contre les membres de syndicats, etc.)… logiquement, il enchaîna immédiatement: « Bien-sûr, nous faisons pression sur les gouvernements fautifs pour qu’ils fassent respecter les droits élémentaires des travailleurs, mais nous sommes fier, au gouvernement canadien, d’inclure une clause punitive dans nos accords de libre-échange: Lorsqu’un état signataire ne respecte pas ses engagements en fait de droits humains, une pénalité de 15 millions de dollars lui est imposé, une somme qui lui sera ensuite rendue avec la garantie de l’état fautif qu’il réinvestira cette somme pour améliorer le sort des travailleurs dans le pays. » … Je suis convaincu que je ne suis pas le seul ici à trouver cette mesure totalement insignifiante. Pour état narco-traffiquant et bourré d’autres ressources naturelles comme la Colombie, qui possède un budget de plusieurs milliards de dollars, en plus d’être armé pour pratiquement aucun coût par les USA, qui arment et aident financièrement le Pérou également, 15 millions, ce n’est rien. Pour mettre la situation en image, disons que c’est comme si j’allais dans un restaurants hupé manger un repas à 100$ avec un vin à 300$ et qu’il me serait permis de payer le tout avec une poignée d’arachides, en l’honneur de ma mauvaise conduite. Rappellons que les deux états voyous mentionnés ici étaient cités en « exemples de démocraties » par le criminel de guerre Bush de Washington. Une « démocratie » dans ce sens là, non merci.

Après cette révélation, j’ai insisté sur le fait qu’on ne pouvait pas faire confiance à un gouvernement comme celui d’Alvaro Uribe, qui bafoue systématiquement les droits humains en envoyant ses paramilitaires gouvernementaux massacrer des paysans et assassiner des opposants politiques. J’ai ensuite cité un cas de meurtre d’un opposant politique d’Uribe… « Faisait-il partie des FARC? » me demanda-t-il. « Non, il ne faisait pas parti des FARC monsieur, il faisait parti du… c’était quoi déjà… ah oui: Le Parti Communiste Colombien. Cet homme a été abattu par la police pour ses idéaux politiques et des organisations comme Human Right Watch dénoncent beaucoup d’autres cas similaires. » lui répondis-je. Le ministre réplica alors qu’il s’agissait bien d’un point à observer, mais que « ce n’est certainement pas une pratique systémique du gouvernement ». J’ai donc lâcher le morceau, satisfait d’avoir fait ressortir le manque d’argument d’un ministre fédéral (ayant voyagé dans la région) en la matière. Il faut aussi avouer que vu le peu d’intervenants présents à l’évènement (assez discret il faut dire), effectuer un coup d’éclat contre le gouvernement et ses pratiques fort douteuses à l’étranger ne comportait aucun avantage pour notre cause à mes yeux. Soulignons également aux miltants enragés de la droite et de l’extrême droite que si le massacre de milliers de paysans et d’opposants politiques en Colombie ne constitu pas une « pratique systémique du gouvernement colombien » (du narco-trafiquant Alvaro Uribe), je vois mal comment le meurtre de quatre militants syndicalistes par des policiers corrompus de la droite au Vénézuela pourrait en constituer une.

Pour finir, notons que le ministre conservateur a terminé la rencontre sur une note d’arrogance en vantant sa « grande victoire » sur la candidate bloquiste dans sa circoncription. Je me suis pour ma part gardé une petite gêne en ne lui rappellant pas que le candidat conservateur dans Rivière-Des-Milles-Îles et maire verreux de Saint-Eustache, Claude Carignan (que Blackburn avait visité peu avant son arrivée), s’est fait écrasé dans les urnes par Luc Desnoyers, le nouveau venu du Bloc dans la circonscription.

Sur ce, mes salutations solidaires à tous les lecteurs et lectrices et rappellez-vous: Les ministres ne sont pas des gens « d’un autre niveau » ou quelque chose du genre, ce sont des humains comme vous et moi, avec leurs failles et leurs forces. Ne soyez jamais intimidés par un ministre, en particulier si ses agissements ne commandent pas le respect.

Vive le Québec libre, future nation exemplaire dans le domaine des droits humains!

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Mario Dumont quitte enfin la politique !

Posted by Libertad ! sur 24 février, 2009

20081103-134742-g1Ceci n’a rien de vraiment surprenant, mais Mario Dumont va quitter la politique le 6 mars prochain, après avoir été député et chef de l’Action Démocratique depuis plus de 14 ans. Nous nous souviendrons de lui comme celui qui adopta un discours de peur durant la controverse sur les accommodements raisonnables. C’est aussi le parti de Mario Dumont qui souhaite abolir les commissions scolaires, abolir le cours d’éthique et culture religieuse et casser du sucre sur le dos des immigrants.

Son succès de 2007, avec l’élection de 41 députés, à été en partie causé par une campagne populiste portant sur les «valeurs québécoises» et aussi par ce qu’on appelle aujourd’hui les blogues «poubelles» conservateurs. La plupart d’entre eux sont depuis disparus de la toile et quant aux autres, ils accusent maintenant l’ADQ d’être un repaire de dangereux socialistes interventionnistes.

L’élection de décembre 2008 aura marquée la politique québécoise, bien que les gens ne s’y soient pas vraiment intéressés. La déroute de l’Action Démocratique et l’élection d’un premier député de Québec solidaire ont marqués cette campagne électorale opportuniste demandée par Jean Charest pour s’accaparer encore plus de pouvoir.

Dumont dit n’avoir aucun regret et vient d’obtenir un poste dans le secteur privé. Comme Phillipe Couillard, nous pouvons nous inquiéter de possibles conflits d’intérêts, puisqu’un politicien quand même haut placé peut fournir des informations privilégiées à une firme privée. De plus, il n’exclut pas un retour en politique, mais pas avant plusieurs années.

Il nous reste maintenant à voir ce que va devenir l’ADQ. Le parti se nommant encore officiellement «Action démocratique du Québec – Équipe Mario Dumont», nous pouvons nous demander si ce parti va survivre à la démission de son fondateur. Il est fort peu probable que le parti d’un seul homme puisse survivre dans un tel climat politique, surtout avec juste 7 députés. Il ne serait pas très surprenant de voir de nouveaux «transfuges» qui iraient à la fois au PQ et chez les libéraux.

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Citation de la semaine (15 au 21 février)

Posted by quebecsocialiste sur 22 février, 2009

« La lutte pour l’indépendance est une lutte quotidienne, faite de petits gestes quotidiens. C’est une lutte à tous les niveaux, dans tous les secteurs de l’activité humaine. Pas seulement une lutte parlementaire. Il s’agit d’être, de vivre. Notre lutte est une lutte pour la culture, dans le sens anthropologique du terme, pas dans son sens réducteur des  » zarts zartistiques « . Chaque geste, chaque mot, chaque action, aussi minime soit-elle, qui fait exister la culture québécoise, un peu plus chaque jour, est un fait de résistance, un pas vers la libération. Quel que soit le secteur d’activité, sport, mécanique, agriculture, vêtement ou poésie. Il s’agit d’être le grain de sable dans la machine bien huilée du néo-colonialisme canadian, de l’impérialisme américain, de l’esclavagisme climatisé des multinationales. Courage! « 

-Pierre Falardeau

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La crise financière, en images

Posted by L'Agitateur sur 22 février, 2009

En deux parties.

Et ils disent que les citoyens et citoyennes doivent être solidaires avec eux ?

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Fierté socialiste

Posted by quebecsocialiste sur 22 février, 2009

Jacques Lanctôt - Gros mots

 Retour sur la controverse entourant Sylvain Bouchard, animateur typique d’une radio poubelle de Québec City, qui avait fait un appel en onde à arracher la photo de Francoise David d’une page d’un manuel scolaire abordant le féminisme. Écrit par Jacques Lanctôt, voici le texte « gros mots », qui se veut également la critique d’une société qui a une peur maladive des mots:

A-t-on peur des mots au Québec, à ce point qu’on tente toujours de faire peur au monde, de discréditer une personne ou d’attiser des haines en traitant quelqu’un, sur la scène publique, de «gros mots», tels marxiste, socialiste, syndicaliste, communiste ou soviétique? En criant à l’endoctrinement et au lavage de cerveau? Ça pogne encore, ça?

C’est quoi l’affaire de Sylvain Bouchard et d’une station de radio de Québec qui pensent faire peur au monde avec de telles épithètes? Et le pire, c’est qu’ils réussissent… du moins, à faire sortir de ses gonds la principale personne visée, Françoise David.

Admettons-le, c’est carrément grotesque. Un jeune-vieux schmouk, émule de Duplessis sans doute sans le savoir, qui surfe sur la vague gluante de l’antisyndicalisme primaire, tente de convaincre ses auditeurs de dénoncer une personne publique pour ses idées de gauche, en utilisant des termes dignes de la guerre froide, c’est-à-dire il y a plus d’un demi-siècle, à l’époque où on mettait les gens sur une liste noire pour avoir manifesté des idées de solidarité avec les plus démunis de la société. Est-ce que de tels propos gnochons peuvent encore faire recettes aujourd’hui comme ils ont fait recettes, il y a trente ans, lorsque des fanatiques dénonçaient la pièce de Denise Boucher, Les fées ont soif?

Au lieu de s’indigner, Françoise David devrait être fière. Non pas de susciter une telle réaction, c’est de bonne guerre, mais d’être qualifiée de socialiste. Je sais bien que Françoise David est davantage outrée de cet appel à la violence à peine déguisé. Demander de déchirer une page d’un livre, c’est inciter à la haine, c’est évident, mais là encore, c’est de bonne guerre. Moi aussi je les «aguis» ces petits fascistes à la con, ces petits baveux qui parlent à travers leur chapeau et qui déblatèrent sur tout ce qui se fait à gauche, sur les luttes sociales, sur les revendications syndicales, sur ceux qui rêvent qu’un autre monde est possible, sur les indépendantistes, sur Chavez, sur Morales, sur Cuba, sur les Palestiniens, etc.

Amir Khadir a récemment lancé, dans un geste symbolique, sa chaussure sur une affiche du présumé criminel de guerre George W. Bush, pour appuyer le journaliste irakien et aussi pour protester une fois de plus contre les politiques génocidaires de l’ex-bourreau de la Maison Blanche. J’avais applaudi à ce geste dans une chronique précédente tandis que Khadir recevait une pluie d’insultes. C’est de bonne guerre! Quand on lutte, on dérange, on va à contre-courant, on est minoritaire, et on risque fort de manger une claque, comme on dit. Je ne vois pas pourquoi il faudrait se plaindre de cela. Ceux qui décident de lutter ne sont pas des victimes.

Je dois avouer qu’il faut être cuirassé quelque peu. Moi, on continue de me traiter de tous les noms, y compris de terroriste, d’extrémiste, de gauchiste et, bien entendu, de séparatiste et d’ex-felquiste. Avec mes chroniques sur Cuba, je m’imagine bien que je suis à contre-courant des idées dominantes et qu’une bonne partie de la population me considère comme un aveugle, un fou, un maudit communiste, un dangereux castriste, un révolutionnaire, un vendu, un utopiste et quoi encore? Je le répète, il faut s’y attendre. Car il y a deux façons d’être libre: lutter, avec toutes ses conséquences, ou laisser faire.

Au début des années soixante, nous n’étions qu’une petite poignée à manifester dans les rues de Montréal en faveur d’un Québec libre et socialiste. On nous criait des bêtises, on nous insultait, on nous agressait. Nous étions des sales, des barbus, des détraqués, des homosexuels, de dangereux révolutionnaires. Les temps ont changé et nous ne sommes plus aussi minoritaires. Nos idées ont fait du chemin et ont conquis bien des cœurs, mais nous sommes toujours minoritaires, il ne faut pas s’illusionner, et l’intolérance est toujours aussi omniprésente comme le prouvent ces propos d’un triste animateur de radio.

Alors, Françoise, oublie ce petit con et n’aie pas peur des mots. D’ailleurs, Québec solidaire devrait s’appeler, selon moi, le Parti socialiste du Québec. Tous les pays ont le leur, du Chili à la France. Le mot socialiste n’est pas un gros mot. Il ne fait plus peur, sauf à des gnochons, et c’est un beau mot, associé à des expériences et des idéaux fort nobles. Et puis, comme dit la chanson, «j’aimerai toujours le temps des cerises / c’est ce temps-là que je garde au cœur / moi qui ne crains pas les peines cruelles /je ne vivrai pas sans souffrir un jour…»

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Che, selon le timonier Martineau et ses alliés capitalistes

Posted by sylvainguillemette sur 21 février, 2009

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Comme d’habitude, le grand timonier Martineau crache son venin sur la gauche, outrepassant ses qualités d’historien en herbe au profit d’une suite de mensonges répétés maintes fois par nos adversaires idéologiques. Cette fois-ci, il s’en prend à la réputation du Che, relatant les «faits» rapportés dans le livre noir du communisme écrit par le ré-écrivain de l’histoire Stéphane Courtois, un livre qu’il dit «un ouvrage sérieux qui, en anglais, a été publié aux Presses de l’Université Harvard». Mais je demanderai au lectorat de se référer, quant à ces dires, à la partie ci-dessous pour conclure lui-même son opinion sur ce fameux bouquin.

D’autre part, le timonier Martineau pré-accuse les intéressés de s’être acheté des T-shirts du Che pour aller voir l’excellent film de Soderbergh. Or, tout bon communiste est capable de créer son propre chandail sans donner la moindre cenne à ces parasites bourgeois, j’en ai d’ailleurs deux faits sur commande, pour moins de 20$, certifié «Made in Quebec».

Comme autre lecture, Martineau nous indique le gâchis d’un exilé cubain, et devinez où se terre ce dernier? Miami! Bien sûr! Comme les autres, Humberto Fontova fait partie des dits «dissidents», lesquels furent pourtant prêts à renverser par les armes le gouvernement castriste, quitte à terroriser l’île socialiste aux seules fins d’y remettre une dictature bourgeoise qui les privilégiait, lui et les siens. Mais ne comptez pas sur le timonier Martineau pour vous faire part de ces attentats, comme ceux commis par Luis Posada Cariles par exemple (entraîné par la CIA –une organisation terroriste financée à même l’opium du beau-frère de Hamid Karzaï ou de la cocaïne d’Alvaro Uribe (l’assassin de syndicalistes)-), ou ceux de la force brigande qui tenta en 1961 de mener un coup d’État contre les castristes (Baie des cochons), mais en vain (Le débarquement fut également organisé par la CIA.). Décidément, Martineau a de la suite dans les idées…

Le timonier Martineau fait ensuite suivre ses idées avec des citations de Che Guevara, mais mises hors contexte. Par exemple, il impute une volonté nucléaire à Che, alors que Washington avait délibérément à cette époque, fait la menace d’user d’armes nucléaires contre les socialistes de Cuba. Mais mis hors contexte, les propos du guerrier peuvent en émouvoir quelques uns. Mais qui donc, déjà, a fait usage de ces armes maudites contre une autre nation, non pas à une, mais à deux reprises? Humberto Fontova et Martineau peuvent, s’ils le veulent, mettre des mots dans la bouche de leurs adversaires, mais ils devraient se regarder le nombril avant d’étendre leur imbécilité crasse sur la place publique. Washington a anéanti Hiroshima et Nagasaki aux seules fins de terroriser une population civile, déjà ébranlée par ses échecs majeurs dans le Pacifique. Ainsi, Washington donna également à Moscou, une bonne raison de se calmer les nerfs et de respecter l’empire qu’elle était devenue. Alors selon Martineau, les «ambitions révolutionnaires» de Che sont condamnables, mais pas les «ACTIONS» commises par les États-Unis d’Amérique, ces mêmes États où se retranche Humberto Fontova et les autres terroristes et putchistes dans son genre. C’est probablement la suite des idées dont je parlais ci-haut… Mais encore, Bush, dans ces 8 dernières années, a menacé plus de 5 fois d’autres nations d’utiliser des armes nucléaires et ce, sur la place publique. Condamnation de Martineau? Niet! Quedal! Absentes!

Ensuite, il enchaîne avec son fameux livre noir, où dit-on, que Che aurait exécuté, de ses mains, 14 000 personnes. Mais de fait, à Cuba, la volonté populaire appelait aux exécutions commises par les castristes et ne furent pas réclamées par le Che lui-même. Aussi, ce dont ne parle pas le timonier Martineau, c’est que ces 14 000 contrerévolutionnaires n’étaient pas que des ennemis de la révolution acclamée par le peuple, mais bel et bien des terroristes aptes à prendre les armes, ce qu’ils faisaient d’ailleurs, contre la population civile cubaine. Par exemple, les enseignants et les médecins envoyés par La Havane dans les régions retranchées et lointaines, étaient systématiquement attaquées par ces contrerévolutionnaires, lesquels n’hésitaient aucunement à abattre ces enseignants et médecins, aux seules fins de saboter la révolution en cour. Mais pour Martineau, c’est mieux que 14 000 castristes soient tués que 14 000 autres brigands qui attaquent des médecins et des enseignants –ainsi que des cultivateurs, des paysans, etc..- le soient. L’art de patauger dans la double-mesure…

Et quand Martineau dit : «Mais, bon, c’était pour une bonne cause, non? Quand George W. Bush emprisonne sans procès des ennemis des États-Unis, c’est un salaud. Quand Che Guevara emprisonne sans procès des ennemis de Cuba, c’est un héros.», il omet de dire que Cuba avait fait un choix et que ce choix était désiré de la majorité de l’île, n’est-ce pas ce que l’on appelle la démocratie? Les prisonniers de Cuba dont parle le timonier, des terroristes et putchistes, n’ont rien en commun d’abord, avec les prisonniers faits par Bush, lesquels sont pour la plupart innocents et retenus hors des règles de guerre –convention de Genève-. Aussi, il faut remettre les choses dans leur contexte, Cuba était en révolution, elle venait de se battre pendant quelques années contre la sanguinaire dictature de Batista (qui fut soutenu, et par Washington, et par le parti communiste à une autre époque) et elle avait connu ses multiples trahisons de part et d’autre. Bush, lui, est allé chercher de parfaits inconnus du fin fond de je ne sais où, pour leur imposer une doctrine vouée à l’échec, pour se simples raisons géostratégiques et des ressources humaines et naturelles. Il lui fallait des responsables pour le WTC/911 dont il était peut-être en partie l’auteur et une bande d’arabes faisaient selon lui l’affaire. Cela dit, je n’approuve pas tout ce que Cuba a pu faire et je n’y étais pas pour juger de leurs actes. Sinon, pour la cause, le timonier ne croit pas si bien dire! Cuba va beaucoup mieux qu’elle allait en 1958! Rien n’est parfait, mais désormais, les cubains ont tous accès à des soins de santé –ce qui n’était pas le cas du tout- et ont tous droit à l’éducation –ce qui n’était pas le cas du tout-. Castonguay ne serait pas populaire là-bas, sauf peut-être aujourd’hui, étant donné qu’il s’est rétracté sur la privatisation du système de santé.

Martineau compare ensuite Milosevic et Che en leur attribuant des ordres de condamnation à mort, que l’on sait aujourd’hui totalement faux. Le peuple cubain a ordonné plus d’exécutions que quiconque à Cuba, même que La Havane a commué certaines mises à mort en peines à perpétuité. Cet argument n’est donc pas valable et reflète plutôt la propagande de monsieur Courtois, lequel fait office de bonne source, selon le timonier, tout en étant soutenu par les capitalistes les plus voraces, quel hasard! Aussi, il n’est nullement question de Bush dans le texte de Martineau, qui pourtant, est responsable lui, d’un million de morts. Bush a ordonné 1 000 000 de morts irakiens, Martineau n’a rien à dire.

Martineau finit sur une note d’abrutissement collectif en citant Debray sur ce qu’il pensait de Che après qu’il l’ait accompagné en Bolivie : «cruel, fanatique et despotique»… Mais qui donc n’est pas cruel, dès lors qu’il tient une arme pour aller à la guerre? Qui donc n’est pas fanatique, lorsqu’il soutient un idéal, coûte que coûte? Et qui donc n’est pas despotique, avec un minimum de pouvoir entre les mains? Cette critique s’applique également à tout bon soldat de sa majesté la Reine Élisabeth II…, ça prend un bon mélange de tout ça pour devenir soldat, cher timonier Martineau!

(Notes et source, dont un paquet de remises en question du professionnalisme de monsieur Courtois)

«L’éditeur Maurice Nadeau, dans La Quinzaine littéraire, a considéré le livre comme « une escroquerie » : « l’escroquerie réside en ce que ce collectif d’auteurs appelle « communisme » ce qui en est précisément le contraire ». « Où donc ont-ils fait leurs classes ces « historiens » ? Pour quelques-uns, tiens, pardi ! chez Staline précisément ». « Nos « historiens et universitaires » s’obstinent à appeler « communisme » ce qui en bonne langue française et en connaissance honnête de l’Histoire s’appelle « stalinisme« , pour les Chinois « maoïsme« , pour les Cambodgiens « Khmers rouges« . Quand on fait la publicité d’un livre sur des millions de cadavres on n’a pas le droit de jouer sur les mots »[14]

«Le journaliste Gilles Perrault, dans Le Monde diplomatique, a précisé le fait que l’histoire et les traditions locales ont joué, dans chaque cas, un rôle important, et que le livre regroupe des phénomènes historiques trop différents pour être objet d’une condamnation unique : « Par quelle aberration peut-on englober dans la même condamnation des sandinistes nicaraguayens qui remirent démocratiquement en jeu leur pouvoir et les fous furieux du Sentier lumineux ? ». Il regrette que le livre ne discute pas du rôle des États-Unis dont l’obstruction est selon lui cause d’échec de plusieurs expériences communistes. Il reproche également aux auteurs du Livre noir d’avoir occulté l’importance de la contre-révolution comme facteur d’explication du processus de radicalisation de la terreur dans les systèmes communistes : « Un grand absent : l’adversaire. Chaque expérience communiste est décrite comme si elle se déroulait en vase clos, coupée du monde extérieur. Pourquoi Nicolas Werth s’abstient-il d’évoquer l’interventionnisme étranger acharné à juguler la jeune révolution bolchevique ? »[15]

«De même selon le World Socialist Web Site (structure trotskiste), le livre « jette arbitrairement ensemble des phénomènes historiques complètement différents tels que la guerre civile de 1918-21, le collectivisation obligatoire et la Grande Terreur en Union soviétique, le règne de Mao en Chine et Pol Pot au Cambodge, le gouvernement militaire de l’Éthiopie aussi bien que de divers mouvements politiques latino-américains, des sandinistes au Nicaragua au Sentier lumineux du Pérou[16]. »

«Pour l’historien Jean-Jacques Becker, le décompte « des morts du communisme » a une « valeur historique nulle », puisqu’il s’agit de réalités très différentes qui échappent à toute forme de comptabilité. De fait, la comparaison avec le nazisme, qui se réduit à une dimension statistique, est « illégitime ». Même si telle n’était pas l’intention de Stéphane Courtois, cela conduit à minorer le phénomène nazi, car, à l’arrivée, « l’extermination de six millions de juifs fait pâle figure à côté des « cent millions de victimes » du communisme ». Enfin, Stéphane Courtois a « définitivement quitté le domaine de l’histoire » lorsqu’il condamne les historiens d’avoir failli à leur devoir moral en ne mettant pas en valeur les crimes du communisme, ce qui est faux selon Jean-Jacques Becker[21]

«L’historien spécialiste de l’URSS Jean-Jacques Marie a dénoncé le fait que cette comparaison repose sur une fausse citation de Staline : « À la page 19 du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois écrit « Le mot officiel de Staline […] était d’exterminer les koulaks en tant que classe. » Stéphane Courtois remplace « liquider » par « exterminer » et s’appuie sur cette citation modifiée pour affirmer : ici « le génocide de « classe » rejoint le génocide de « race ». » Donc le « communisme » par Staline interposé et le nazisme sont jumeaux puisque l’un tente d’exterminer une couche sociale et l’autre une race. Il est fâcheux que pour étayer cette affirmation Stéphane Courtois commence par trafiquer la formule de Staline. Les guillemets et le mot « officiel » n’y changent rien. »[25 »

«L’historienne Annie Lacroix-Riz, membre du PRCF, a qualifié l’ouvrage d’« opération politique et idéologique de grande envergure, à l’échelle tant de la France que de l’Europe unifiée. Cette opération éditoriale a donné l’élan décisif à l’assimilation entre nazisme et communisme qui peuple aujourd’hui les manuels scolaires […][26]. »

«L’historien américain John Arch Getty, professeur à l’université de Californie à Los Angeles, note que les famines sont à l’origine de plus de la moitié des victimes du communismes dénombrées par Stéphane Courtois. Il critique la méthode consistant à amalgamer des personnes mortes de faim dans des tragédies comme l’Holodomor, et les victimes des camps de travaux forcés comme le goulag, puis la comparaison avec le nazisme que tire Stéphane Courtois de ce décompte : « Les victimes de famines causées par la stupidité et l’incompétence d’un régime (ces morts comptent pour plus de la moitié des « 100 millions de victimes » de Courtois) peuvent elles être mises sur le même plan que le gazage délibéré des juifs ? L’arithmétique de Courtois est trop simpliste. »[27 »

«Courtois poursuit : « il n’était pas dans notre propos d’examiner en quoi la théorie marxiste pouvait, en tant que telle, avoir eu un rôle dans les crimes du communisme au XXe siècle. Cette question est cependant légitime. Ainsi, en 1872, Bakounine dénonçait l’idée de dictature du prolétariat comme l’institution d' »un poste d’ingénieur en chef de la révolution mondiale », qui mènerait inéluctablement à l’asservissement des masses. » Il distingue ensuite communisme et marxisme au profit du second :

« D’ailleurs, nombre de marxistes de la fin du XIXe siècle et de la IIe Internationale, tous imprégnés de culture démocratique et de respect de la personne humaine, furent parmi les premiers à dénoncer avec force l’expérience léninienne. À Tours en 1920, s’adressant à ses camarades socialistes qui allaient fonder le PCF, Léon Blum analysait « l’ensemble doctrinal » proposé par l’Internationale communiste : « Votre dictature n’est plus la dictature temporaire. (…) Elle est un système de gouvernement stable, presque régulier dans votre esprit. (…) C’est dans votre pensée un système de gouvernement créé une fois pour toutes. (…) Vous concevez le terrorisme comme moyen de gouvernement. » Il nous semble donc abusif d’assimiler l’idéologie communiste à l’idéologie marxiste, nombre de marxistes parmi les plus éminents ayant combattu le communisme de Lénine. (…) L’idéologie communiste, Lénine l’a définie. Cette doctrine, bientôt codifiée en « marxisme-léninisme » par Staline, est une doctrine d’élimination de la « bourgeoisie » (puis d’autres classes sociales, en premier lieu des fractions de la paysannerie), de dictature du prolétariat (devenue en fait dictature sur le prolétariat), de guerre civile permanente, d’agression et d’expansion par les armes du système soviétique. »[31»

«La moitié des auteurs — Nicolas Werth, Jean-Louis Margolin et Karel Bartosek — ont protesté publiquement contre le chapitre introductif de Stéphane Courtois, ils y refusent son rapprochement du génocide nazi et de la répression stalinienne, ainsi que le calcul du nombre de victimes, dont ils contestent à la fois l’opportunité et les chiffres utilisés, qui pour certains sont leurs chiffres mais augmentés sans raison par Courtois.

Dans un article du Monde daté du 14 novembre 1997, Nicolas Werth et Jean-Louis Margolin listent les principaux points mis en cause du chapitre introductif :

« la centralité du crime de masse dans les pratiques répressives des communismes au pouvoir ; l’assimilation entre doctrine communiste et mise en application de celle-ci, ce qui fait remonter le crime jusqu’au cœur même de l’idéologie communiste ; l’affirmation qui en découle de la grande similitude du nazisme et du communisme, tous deux intrinsèquement criminels dans leur fondement même ; un chiffrage des victimes du communisme abusif, non clarifié (85 millions ? 95 ? 100 ?), non justifié, et contredisant formellement les résultats des coauteurs sur l’URSS, l’Asie et l’Europe de l’Est (de leurs études, on peut tirer une « fourchette » globale allant de 65 à 93 millions ; la moyenne 79 millions n’a de valeur que purement indicative). »

Ils ajoutent : « On chercherait cependant en vain, dans le chapitre introductif comme dans le reste de l’ouvrage, la discussion serrée et approfondie que nécessiteraient des questions aussi complexes et délicates que la comparaison entre fascisme et communisme, ou la présence de potentialités terroristes dans la théorie marxiste elle-même. Nous n’entendons pas disqualifier ces indispensables questionnements. Mais, tout simplement, notre livre ne porte pas là-dessus. »

Nicolas Werth estime que : « le crime est certes une composante essentielle [du communisme], mais le mensonge qui a permis l’occultation de la terreur me paraît plus central que le crime lui-même. »[5] Jean-Louis Margolin va dans le même sens : « Cela [l’analyse de Stéphane Courtois] revient à enlever son caractère historique au phénomène. Même si le terreau communiste peut aboutir aux crimes de masse, le lien entre doctrine et pratique n’est pas évident, contrairement à ce que dit Stéphane Courtois »[6]. Werth et Margolin reprochent à Courtois son « obsession d’arriver aux cent millions de morts ». N. Werth décompte ainsi quinze millions de victimes en URSS, alors que Stéphane Courtois, dans son introduction, parle de vingt millions ; J.-L. Margolin explique « qu’il n’a jamais fait état d’un million de morts au Vietnam », contrairement à ce qu’écrit Courtois[7].

Des auteurs menacent de poursuite l’éditeur avant la sortie de l’ouvrage. Jean-Louis Margolin obtient le changement du titre, qui devait être Le Livre des crimes communistes, et l’adjonction du sous-titre[8].

Karel Bartosek et Nicolas Werth démissionnent de la revue Communisme fondée par Stéphane Courtois, Bartosek dit protester non contre le livre mais pour refuser « absolument toute approche idéologique et politique de ces souffrances »[9].

S. Courtois répond que « c’est une équipe entièrement de gauche et qui, parce qu’elle est de gauche, se pose des questions. »[10 »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_noir_du_communisme

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Pour sortir de la crise, il faut renverser le capitalisme! (DR-Express)

Posted by L'Agitateur sur 21 février, 2009

DRE No202 • 13 février 2009 • [web ou pdf]


L’adoption, le mardi 3 février, du budget présenté par le ministre des Finances Jim Flaherty est venue mettre fin à la saga tragi-comique marquée par la création de cette «coalition» mort-née entre le Parti libéral du Canada, le Nouveau parti démocratique et le Bloc québécois. Elle marque ce faisant la réalisation d’une entente – fut-elle uniquement provisoire – sur une stratégie «nationale» de sortie de crise entre les principaux secteurs de la grande bourgeoisie canadienne, qui semblaient jusque-là incapables de convenir d’une position commune.

À l’exception des six députéEs représentant des circonscriptions de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, la totalité des députéEs libérales et libéraux ont donc voté en faveur du budget Flaherty. Certains ont vu là une «trahison» de la part des libéraux et de leur nouveau chef Michael Ignatieff; d’autres, le signe qu’il s’agit en fait d’un budget libéral, et non conservateur.

En fait, le budget adopté par la Chambre des communes est ni l’un, ni l’autre: c’est un budget capitaliste, d’abord et avant tout, inspiré du programme général de tous les gouvernements des grands pays industrialisés, qui repose sur l’utilisation optimale des ressources des États pour sauver la peau des bourgeois, des riches et des banquiers. Il n’y a eu, de la part du Parti libéral, ni trahison, ni volte-face: au contraire, la position adoptée par Michael Ignatieff se situe en droite ligne dans la «grande tradition libérale» ayant marqué l’histoire de ce pays. Et ceux qui feignent de s’en étonner sont soit hypocrites ou de parfaits ignorants.

Un budget au service des capitalistes

Après l’épisode burlesque de la «coalition» au début décembre et la prorogation de la Chambre des communes, le ministre Flaherty est passé aux choses sérieuses en annonçant la mise sur pied d’un «comité de sages», chargé de lui faire des recommandations pour faire face à la crise. Le comité, dont les membres recevront un salaire symbolique de 1 $ par année, est officiellement composé de onze «éminents Canadiens» qui ont été choisis, selon le ministre, «sans tenir compte de leur affiliation politique». Parmi les membres de ce comité «non partisan» (sic), on retrouve le PDG de Power Corporation, Paul Desmarais, Jr., de même que James D. Irving, président de J.D. Irving Ltd., Jack Mintz, ancien président de l’Institut C.D. Howe, et Isabelle Hudon, jusqu’à tout récemment présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et sacrée vedette du Québec inc. Ces gens-là ne sont en effet pas nécessairement «partisans», dans le sens où ils ne sont pas directement rattachés à l’un ou l’autre des partis bourgeois qui œuvrent sur la scène politique canadienne. Mais on ne leur fera certainement pas injure en affirmant qu’ils ont un parti pris certain envers les intérêts des capitalistes.

Cela dit, le comité semble avoir assumé son mandat avec diligence, car le budget présenté par le ministre Flaherty est justement venu répondre aux divers besoins des capitalistes.

L’on y prévoit, de fait, des investissements considérables pour favoriser la «relance». Au cours des deux prochaines années, le gouvernement fédéral injectera près de 12 milliards de dollars dans des travaux d’infrastructure. Quelque 7,5 milliards supplémentaires seront alloués à l’aide directe aux entreprises. L’ensemble des mesures prévues au budget, jumelées à la chute anticipée des revenus de l’État, entraîneront un déficit de près de 34 milliards de dollars pour l’année financière 2008-2009.

Soudainement, le gouvernement n’a donc plus peur de retourner en déficit: le dogme de l’équilibre budgétaire ne tient plus, car les capitalistes ont besoin de l’aide de l’État! Quand les pauvres avaient besoin de logements, que les malades avaient besoin de soins dans les hôpitaux et qu’il y avait lieu d’agir pour aider les populations autochtones qui n’ont même pas accès à de l’eau potable dans certaines régions, il n’était pas question, pour le gouvernement, de dégager de nouvelles sommes, car il ne fallait surtout pas créer de déficit. Mais pour les banques, les sociétés transnationales, les géants de l’auto et lescrosseurs du même acabit, tout cela ne tient plus, et «tout le monde doit faire sa part» pour les soutenir.

Peu de gens l’ont souligné, mais le budget comporte une aide sans précédent aux banques et aux institutions financières. Le professeur Michel Chossudovsky l’a fait remarquer, dans un article publié sur le site Web du Centre de recherche sur la mondialisation (www.mondialisation.ca): «Les médias ont fait grand cas du déficit de 85 milliards sur cinq ans du budget Flaherty, mais ils ont complètement passé sous silence le montant faramineux de 200 milliards $ (12% du PIB) prévu dans ce que le gouvernement appelle un “Cadre de financement exceptionnel” pour venir en aide aux institutions financières canadiennes.»

Déjà, rappelle Chossudovsky, le gouvernement Harper avait débloqué un premier montant de 25 milliards $ le 10 octobre dernier, puis un autre de 50 milliards le 12 novembre, pour racheter des prêts hypothécaires des institutions financières sans que personne, à Ottawa, n’ait cru bon de s’en indigner, ni même de poser des questions à ce sujet. Là, le budget Flaherty rajoute un autre 50 milliards de dollars aux mêmes fins, de même qu’un somme de 12 milliards «en vue de l’achat de titres à terme adossés à des prêts et à des baux portant sur des véhicules et du matériel». Au total, l’ensemble des mesures adoptées par le gouvernement Harper totalise un montant global de 200 milliards de dollars «afin d’appuyer l’offre de financement aux particuliers et aux entreprises ». Chossudovsky souligne avec ironie que les banques, qui détiennent une importante portion de la dette publique, seront à la fois les bénéficiaires du renflouage et les créancières de l’État. Elles gagnent donc sur tous les plans.

Par contre, le budget et le «plan de relance» du gouvernement Harper feront leur lot de perdantEs: savoir les travailleurs et les travailleuses, pour l’essentiel, qui viendront grossir en masse les rangs des pauvres et des nécessiteux. En fait, la crise est l’occasion pour les capitalistes – une opportunité, dira-t-on – d’appauvrir les travailleurs et les travailleuses et surtout, de les rendre encore plus dépendantEs, flexibles et malléables, afin d’assurer les futurs profits des détenteurs du capital. Encore là, c’est l’État, cet instrument par excellence de la dictature de la classe bourgeoise, qui est appelé à jouer le rôle de maître d’œuvre de cette vaste opération destinée à assurer la rentabilisation du capital, sur le dos des travailleurs et travailleuses.

On a vu, déjà, dans le secteur de l’automobile le gouvernement annoncer que l’aide qu’il allouera (et qui se chiffre, rien que dans ce secteur, à quelque quatre milliards de dollars) sera conditionnelle à ce que les entreprises visées réduisent massivement les salaires et les conditions de travail de leurs salariéEs. Cela, dit-on, au nom du sophisme qui veut que «tout le monde est responsable de la crise» et que par conséquent, «tout le monde doit faire sa part».

Pour les travailleurs et les travailleuses, pour les centaines de milliers, notamment, qui ont perdu leur emploi au cours des trois derniers mois et les centaines de milliers d’autres qui se retrouveront dans la même situation au cours des prochaines semaines, le budget Flaherty ne prévoit rien, sinon qu’une maigre prolongation de cinq semaines des prestations d’assurance-chômage.

Bref, le budget Flaherty est en ligne avec l’orientation générale des gouvernements de tous les pays capitalistes. De George W. Bush à Barack Obama en passant par Nicolas Sarkozy (qui veut «refonder le capitalisme»!) et le «gauchiste» Lula au Brésil, tout ce beau monde est uni derrière l’idée que toutes les ressources des États doivent être mobilisées pour sauver le capital.

Une unité relative, dictée par la nécessité

Le ralliement de Michael Ignatieff et des libéraux au plan de relance du gouvernement Harper ne signifie toutefois pas qu’il n’y a plus de divisions au sein de la classe dominante canadienne. Comme en toutes choses, cette unité demeure relative et elle est surtout dictée par la nécessité.

L’épisode de la «coalition», en décembre, a fait apparaître certaines divisions qui traversent la classe dominante. Ces divisions ressortent aussi de la succession des gouvernements minoritaires depuis l’élection de juin 2004, où les libéraux de Paul Martin avaient difficilement réussi à l’emporter.

Il est vraisemblable que les partis (le NPD, les libéraux et le Bloc) qui ont formé cette fameuse coalition représentent avec plus de vigueur l’axe central traditionnel de la grande bourgeoisie canadienne, basé en Ontario et au Québec, alors que les conservateurs s’avèrent plus liés aux intérêts des pétrolières et des secteurs de la grande bourgeoisie qui demeurent concentrés dans l’Ouest canadien.

Les divergences et les contradictions au sein de la classe politique canadienne témoignent aussi des difficultés de la bourgeoisie à pouvoir compter sur une équipe compétente, crédible et efficace, qui soit capable d’exercer un certain ascendant sur les masses populaires. Comme on le sait, la désaffection n’a jamais été aussi grande envers le processus parlementaire et la fausse démocratie bourgeoise, qui constituent un instrument central avec lequel la classe dominante est censée réussir à obtenir le consentement des masses à vivre sous la dictature du capital. De toute évidence, cet instrument a perdu une bonne partie de son efficacité, si bien que le rétablissement de la légitimité de son pouvoir demeure un objectif de toute première importance pour la bourgeoisie.

À court terme, le gouvernement Harper, qui n’est ni plus, ni moins voué à la défense du capitalisme que ses opposants libéraux, néo-démocrates et bloquistes, a fait ce qu’il fallait (ou vraisemblablement, ce que son «comité des sages» lui a dit de faire!) pour rétablir une unité relative qui corresponde aux intérêts immédiats du grand capital.

Contrairement à ce que certains veulent laisser croire, la vraie division n’est pas celle qui oppose ceux qui voudraient un État un peu plus ou un peu moins interventionniste. D’un côté comme de l’autre, les partisans de ces deux options s’entendent sur une même prémisse: il faut se serrer les coudes pour sortir de la crise. Et une fois que ce sera fait, il ne saurait être question de remettre en cause le modèle de développement basé sur la rentabilisation du capital et la propriété privée des moyens de production. Pour certains comme Sarkozy, il faudrait envisager un capitalisme moins axé sur la spéculation; pour d’autres tel Obama, il faudrait s’assurer d’un capitalisme plus «social», «plus doux» et moins «diviseur». Mais hors du capitalisme, point de salut!

Pour les travailleurs et les travailleuses, toutefois – pour ceux et celles qui produisent toutes les richesses et qui ont la capacité d’organiser et de diriger la société pour que les besoins de tous et de toutes soient enfin satisfaits – il faut envisager, lutter et s’organiser pour une «sortie de crise» tout autre. Car pour sortir vraiment de la crise, il faut sortir du capitalisme lui-même! Le vrai et l’unique plan de lutte contre la crise, c’est celui qui s’attaquera au système qui l’a créée et débouchera sur une société qui ne sera plus façonnée par le bien-être d’une poignée de parasites.

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L’Angleterre de plus en plus vers l’autoritarisme

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 19 février, 2009

Depuis le 16 Février 2009, toute personne prisent en train de prendre une photo d’un agent de police peut être considéré comme ayant commis une infraction pénale.

Grâce a cette nouvelle loi, l’article 76 de la Loi sur la lutte contre le terrorisme (Section 76 of the Counter Terrorism Act) qui permet l’arrestation de toute personne trouvée coupable de « recueillir, de publier ou de communiquer des informations » relatives à des membres des forces armées, les services de renseignement et les agents de police, qui est «susceptible d’être utile à une personne commettant ou préparant un acte de terrorisme ».

Cela signifie que toute personne prenant une photo de l’une de ces personnes pourraient faire face à une amende ou une peine de prison allant jusqu’à 10 ans, si un lien est établi avec le terrorisme.

La loi a irrité les photographes, professionnels et amateurs, qui craignent que les forces de l’ordre pourrait accroître le harcèlement qu’il sont habitué de faire.

Une manifestation est attendu Lundi prochain devant le New Scotland Yard à Westminster en Angleterre pour une session de prise de photo en masse en signe de protestation.

L’événement est organisé par le Syndicat national des journalistes qui insiste sur le droit de prendre des photos dans les lieux publics considérant que c’est une précieuse liberté qui doit être sauvegardée.

«Les agents de police sont dans les photos journalistiques à toutes sortes d’événements –  matches de football, carnavals, processions État –  a déclaré John Toner l’orgasnisateur de la NUJ (National Union of Journalists) afin que le syndicat fasse comprendre que le fait de prendre leurs photos ne constitue pas un crime. »

L’état policier anglais qui prend de plus en plus de pouvoir commence a inquéter certains .

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