Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Communiqué’

L’AGÉÉPP-UL se dote d’un mandat de grève

Posted by Hugo Jolly sur 17 octobre, 2007

Une nouvelle association étudiante du l’Université Laval vient voter en faveur d’une grève. L’Association Générale des Étudiantes et Étudiants PrégraduéEs en Philosophie (AGÉÉPP) a décidé, en assemblée générale ce soir au pavillon De-Koninck, de suivre le mouvement de grève selon le plancher national. C’est 176 étudiants de plus qui s’ajoute au nombre des étudiants de Laval ayant voté en faveur de la grève générale illimitée.

Considérant que l’AGEEPP est :

Pour un réinvestissement en éducation pour :

  • la gratuité scolaire à tous les niveaux;
  • l’amélioration des ressources et services en éducation postsecondaire dans une perspective d’éducation de qualité, libre de l’ingérence du privé;
  • l’accessibilité et la flexibilité d’un système de garde public dans les institutions d’éducation postsecondaire dans le but d’assurer une conciliation études-famille;
  • la perspective ou les dépenses d’un étudiant ne se limitent pas aux seuls frais de scolarité : pour une réforme et un réinvestissement de l’aide financière aux études dans le but d’assurer une plus grande accessibilité aux études postsecondaires (ce réinvestissement ne devant en aucun cas être accompagné d’un dégel des frais de scolarité).


Considérant le refus du gouvernement de tenir compte des revendications historiques du mouvement étudiant concernant l’accessibilité financière aux études.

Considérant que la grève générale illimitée est un moyen de pression historiquement éprouvé afin de créer un rapport de force pour la négociation.

Considérant qu’un mouvement de grève générale illimitée s’enclenche présentement à l’échelle nationale.

Que l’AGEEPP se dote d’un mandat de grève général illimité reconductible aux trois jours ouvrables avec un plancher de 7 associations représentant au moins 25 000 étudiants et étudiantes.

Que l’AGEEPP tienne une assemblée générale de déclenchement de grève dans les trois jours ouvrables suivant l’atteinte du plancher.

Que les stages ne soient pas affectés par la grève générale illimitée.

Pour : 29
Contre : 14
Abstentions : 5

Source: http://forums.asse-solidarite.qc.ca/viewtopic.php?t=2082

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L’AÉÉA-UL en grève générale illimitée

Posted by Hugo Jolly sur 17 octobre, 2007

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L’Association des Étudiantes et Étudiants en Anthropologie (AÉÉA) de l’Université Laval vient d’annoncer qu’elle entrera en grève générale illimitée ce soir à minuit, soit le jeudi 18 octobre. L’AÉÉA qui tenait son vote de grève ce midi représente 265 membres. Le vote s’est soldé par 43 «Pour», 14 «Contre» et 5 absentions, pour un total de 62 membres présents à l’assemblée générale. Les étudiant-e-s adoptent donc à 68%un mandat de grève.

Considérant

  • Que le dégel des frais de scolarité a un impact direct sur l’accessibilité aux études;
  • Que l’AÉÉA a une position en faveur de la gratuité scolaire;
  • Qu’il faut construire dès maintenant un projet de société portant les valeurs d’éducation accessible et de qualité;
  • Que les mesures financières compensatoires quant à l’AFE et les crédits d’impôts sont minimes par rapport aux augmentations échelonnées et futures;
  • Que l’AÉÉA entre en grève générale illimitée reconductible aux trois jours ouvrables à compter de jeudi le 18 octobre 2007;

Que le colloque de la revue Anthropologie et Sociétés et les activités de formation pratique ne soient pas affectés par la grève;

Que nos revendications soient:

  • Contre toute hausse de frais de scolarité et de frais afférents;
  • Pour un réinvestissement majeur en éducation;
  • Pour une réduction graduelle des frais, laquelle incluerait les étudiants internationaux et hors-Québec;
  • Pour la gratuité scolaire.

Sources:
Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ). «L’AÉÉA-UL adopte un mandat et déclenche la grève générale illimitée le 18 octobre», 17 octobre 2007, http://www.asse-solidarite.qc.ca/spip.php?article857〈=fr, page consultée le 17 octobre 2007.

Comité de Mobilisation pour la Grève à l’Université Laval (CMGUL). «L’AÉÉA en grève générale illimitée», 17 octobre 2007, http://www.mobilisealaval.org/2007/10/17/laeea-ul-en-greve-generale-illimitee/, page consultée le 17 octobre 2007.

MARCOUX-CHABOT, Moïse. «L’AÉÉA entrera en grève générale illimitée», 17 octobre 2007, http://aeea.anthropologue.net/2007/10/17/laeea-entrera-en-greve-generale-illimitee-des-jeudi-le-18-octobre/, page consultée le 17 octobre 2007.

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Appui au peuple birman et condamnation du régime militaire

Posted by Libertad ! sur 30 septembre, 2007

Voici un prolongement de notre analyse sur la situation Birmane, provenant de la Ligue internationale des luttes des peuples avec laquelle nous sommes entièrement en accord. Il s’agit d’un texte à diffuser et nous vons invitons à vous renseigner également sur ce pays et ce qui s’y passe en ce moment. D’ailleurs, un membre du Reactionism Watch tente d’entrer en contact en ce moment avec un camarade qui habite le pays. Le petit nom à la fin va dire quelque chose aux camarades 😉

La Ligue internationale des luttes des peuples (International League of Peoples’ Struggle, ILPS) soutient la lutte démocratique du peuple de Birmanie et condamne la violente suppression par le régime militaire des actions de masse à caractère pacifique. Le peuple birman possède le droit absolu de renverser le régime militaire fasciste et d’établir un régime démocratique sous autorité civile. De plus, il a le droit de s’assurer que les puissances impérialistes ne profiteront pas de la situation pour faire valoir leurs intérêts étroits et égoïstes.

Rest of the text:

Les actions de masse en Birmanie ont débuté suite à la hausse de plus de 500% du prix de l’essence approuvée par le régime au profit des monopoles d’État du gaz et du pétrole et des compagnies pétrolières étrangères. Par la suite, le mouvement populaire s’est étendu à une vaste série de revendications. L’immense majorité du peuple birman vit dans la pauvreté, résultat de la corruption du régime militaire et de l’exploitation du pays par les monopoles étrangers. Le mouvement démocratique populaire s’est élargi au point de mobiliser les moines bouddhistes qui demeurent très respectés en Birmanie.

La Ligue internationale des luttes des peuples condamne les déclarations hypocrites de George W. Bush et des autres leaders des pays impérialistes. Dans les faits, ces pays n’ont jamais hésité à faire affaire avec le régime militaire birman; ce faisant, ils ont directement contribué à son maintien en place. Les hauts cris qu’ils émettent actuellement à propos de la démocratie sonnent creux, quand on sait que les compagnies états-uniennes arrivent au quatrième rang sur l’ensemble des investissements étrangers en Birmanie. La compagnie pétrolière américaine Unocal est actuellement la plus importante compagnie étrangère installée dans ce pays. D’autres compagnies telles Texaco inc. et Atlantic Richfield Co. des États-Unis, la multinationale Total de France, de même que la Premier Oil britannique poursuivent leurs en Birmanie. Parmi elles, Unocal est notamment partenaire de la Myanmar Oil and Gas Enterprise, elle-même contrôlée par le régime militaire.

De toutes manières, qu’y a-t-il de plus antidémocratique que l’imposition par le régime Bush de régimes pantin dépourvus de quelque soutien populaire que ce soit, comme c’est présentement le cas en Irak et en Afghanistan? Dans sa propre arrière-cour, la police vient d’attaquer et d’arrêter pas moins de 200 personnes lors de la manifestation anti-guerre tenue le 15 septembre à Washington. Quelques jours plus auparavant, l’épouse de George W. Bush, Laura, avait tenu une conférence de presse à la Maison-blanche pour dénoncer la répression contre les militantEs « pro-démocratie » en Birmanie — cela, au moment même où la police attaquait les militantEs anti-guerre qui tenaient une conférence de presse sur le parvis de la Maison-blanche pour annoncer la manifestation du 15 septembre!

Ce que les États-Unis et les autres puissances impérialistes recherchent d’abord et avant tout en Birmanie, c’est la stabilité. Peu importe, pour elles, que cette stabilité soit assurée par une dictature fasciste ou dans le cadre d’une démocratie bourgeoise: un environnement stable qui favorise les investissements des capitalistes monopolistes étrangers est ce qui importe le plus. Voilà pourquoi les puissances impérialistes et leurs marionnettes s’opposent aux revendications populaires pour la libération nationale, la démocratie, la justice sociale, le développement et la paix.

La Ligue internationale des luttes des peuples appuie la lutte du peuple birman pour le démantèlement du régime militaire et la démocratie. Parallèlement, elle dénonce les tentatives de la part des puissances impérialistes de tirer avantage des événements en Birmanie pour promouvoir leurs intérêts anti-nationaux et antidémocratiques. Nous demeurons pleinement solidaires de la lutte du peuple birman pour la libération nationale, la démocratie et un avenir authentiquement socialiste.

Jose Maria Sison
Président, Comité international de coordination
Ligue internationale des luttes des peuples
Le 28 septembre 2007

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Le 29 septembre, on reprend notre manif…

Posted by Libertad ! sur 26 septembre, 2007

Sans aucun motif valable et faisant fi des droits à la liberté d’expression et de manifestation, la police de Saint-Jérôme, accompagnée par la Sûreté du Québec, est intervenue massivement samedi le 11 août dernier pour disperser une manifestation organisée par la section des Laurentides du Parti communiste révolutionnaire, arrêtant sans raison neuf militantEs. Contre cette attaque politiquement ciblée, le PCR-Laurentides vient de lancer l’appel à reprendre la manifestation : il n’est pas question de laisser la police décider quels points de vue politiques ont droit de cité – que ce soit à Saint-Jérôme ou n’importe où ailleurs – et empêcher les militantEs de les faire valoir. La manifestation interrompue par la police reprendra donc samedi le 29 septembre prochain à compter de 13h au Carré Curé-Labelle, au coin de la rue Parent et de la 117. Nous lançons l’appel à nos lecteurs et lectrices, et à l’ensemble des militantEs qui s’opposent à la répression politique et soutiennent le droit de s’organiser, à venir appuyer le PCR-Laurentides ainsi que les militantes et militants qui ont été arrêtéEs et font maintenant face à des accusations criminelles aussi choquantes qu’insensées!

Le Drapeau rouge

Voici un rappel de ce qui s’est passé le 11 août, d’après les comptes rendus publiés par Le Drapeau rouge-express et la presse régionale :

Annoncée depuis déjà quelques semaines, la manifestation convoquée par le PCR-Laurentides visait à promouvoir le socialisme et inciter les prolétaires de Saint-Jérôme à s’organiser pour la révolution. Dès 13h00, la cinquantaine de manifestantes et manifestants se sont rassembléEs comme prévu au Carré Curé-Labelle. Des membres du corps policier de Saint-Jérôme sont alors venus les avertir qu’ils « respecteraient leur droit de manifester [sic] à condition qu’ils restent dans le parc ou sur les trottoirs » : aussi bien dire que leur idée était déjà faite et qu’il n’était pas question, pour eux, de tolérer qu’une manifestation se déroule dans les rues de Saint-Jérôme.

Après l’intervention d’une camarade du PCR qui a souligné que cette manifestation communiste était une première pour Saint- Jérôme et dénoncé les conditions de vie et de travail difficiles des prolétaires de la région, le cortège a pris la rue de manière vivante. La plupart des manifestantEs arboraient le drapeau rouge et scandaient avec enthousiasme des slogans contre l’exploitation, pour le communisme et la révolution. Les gens sur la rue s’approchaient du contingent pour en connaître plus sur les objectifs de la manifestation : plusieurs ont d’ailleurs pris avec intérêt les tracts et journaux distribués par les diffuseurs.

Les manifestantes et manifestants ont fait un premier arrêt au skate park, où un autre camarade a brièvement pris la parole pour dresser le portrait de la condition des jeunes de la région, aux prises avec un taux de chômage élevé, des salaires de misère et aussi beaucoup de répression : là comme ailleurs, la police cible et harcèle les jeunes considéréEs comme « marginaux ».

La manifestation s’est alors remise en route. C’est au moment du deuxième arrêt, devant la fonderie Mueller, qu’une horde de flics (11 auto-patrouilles) est apparue en catastrophe, dans un certain désordre : des flics de Saint- Jérôme, bien sûr, accompagnés par d’autres venus des municipalités voisines de Sainte- Sophie, Saint-Hyppolite, Mirabel et Rivièredu- Nord, ainsi qu’une agente des services de renseignement de la SQ. Les policiers sont sortis de leurs véhicules en courant pour se ruer sur les manifestantes et manifestants, en particulier ceux et celles qui tenaient les bannières et porte-voix. Sans avertissement, ils ont commencé à procéder à des arrestations, en criant que tout le monde recevrait un constat pour « entrave » (alors que ce sont pourtant eux qui venaient entraver le déroulement d’une manifestation parfaitement légale).

À un manifestant qui lui demandait simplement, à deux mètres de distance, quel était le motif de cette intervention soudaine, une policière a répondu en l’aspergeant de poivre de cayenne. Une de ses collègues, qui répondait aux ordres mais semblait totalement confuse, a répondu à un autre manifestant qui lui demandait s’il s’était passé quoique ce soit qui justifie ces arrestations : « Il ne s’est rien passé mais vous n’avez pas demandé de permis, alors je pense bien qu’il s’agit d’une entrave »!

Alors que les flics procédaient aux premières arrestations, la majorité des manifestantEs ont trouvé le moyen de s’enfuir à travers les rues et les parcs environnants. En fin de compte, neuf personnes ont été amenées au poste et assignées à comparaître pour une accusation criminelle « d’entrave à un agent de la paix ».

Selon la « logique » policière, puisqu’ils et elles avaient été avertiEs de ne pas prendre la rue, les manifestantes et manifestants se seraient misES en contravention en manifestant quand même. Il semble que le fait de ne pas suivre un ordre par ailleurs contraire au droit constitutionnel constituerait une « entrave » au travail de la police! De toute évidence, une accusation aussi mal fondée ne tiendra pas la route devant le tribunal.

Une répression politique ciblée
Dans un article publié dans l’édition du 24 août de l’hebdomadaire Accès de Saint-Sauveur, le sergent Robin Pouliot, du service de police de Saint-Jérôme, est venu confirmer le caractère purement politique de l’intervention policière. La journaliste qui l’a interrogé rapporte que « les bannières “On a raison de se révolter” ont eu l’heur de choquer les policiers ». Elle cite ensuite ses propos : « Quand on distribue des tracts haineux et qu’on contrevient à la loi, faut s’attendre à une réplique… » Le sergent Pouliot se garde bien de préciser à quelle « loi » les manifestantEs auraient contrevenu : à la « loi de la police de Saint-Jérôme » peut-être? À la sienne propre?
Cette déclaration, jumelée à la présence d’une agente des services de renseignement de la SQ (qui a par la suite expliqué qu’elle était là pour « surveiller le parti »), montre bien qu’on a eu affaire à une répression politique ciblée et délibérée : la police avoue en effet avoir agi dans le but d’empêcher l’expression du point de vue communiste, qu’elle assimile à des propos « haineux ».

Lors de l’audience pour la forme tenue le 16 août, la procureure de la Couronne affectée au dossier a tenté de faire ajouter des conditions de remise en liberté aux neuf accuséEs – qu’elle a par ailleurs qualifiéEs de « dangereux criminels » – incluant une interdiction de séjour à Saint-Jérôme et surtout, l’interdiction d’aller manifester à Montebello à l’occasion du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité, qui devait avoir lieu la semaine suivante. Cette requête a toutefois été écartée par le tribunal pour des raisons techniques étant donné l’absence des accuséEs, dont la présence n’était pas requise à cette étape des procédures. Tout cela ajoute au caractère politique de l’intervention du 11 août.

Une bataille politique qui concerne tout le monde
Le PCR est actif depuis déjà un bon bout de temps à Saint-Jérôme. Les militantEs de la région travaillent à mobiliser les ouvrières, les ouvriers et la jeunesse prolétarienne dans la lutte contre le capitalisme. Cela n’a rien pour plaire aux bourgeois locaux, et aux flics qui les défendent.
En 2005, pendant la grève étudiante, les communistes étaient présentEs quand la police s’était montrée particulièrement répressive contre les étudiantes et étudiants militantEs. Sur la ligne de piquetage au cégep, certains flics s’étaient comportés comme de véritables brutes, assénant des coups de poing à main nue aux visages de certainEs étudiantEs.

De manière générale, il est clair que l’intervention du 11 août – qu’elle ait été motivée par des objectifs de pure « vengeance » de la police locale ou par une volonté à plus haut niveau de crminaliser les communistes révolutionnaires (ou une combinaison des deux) – n’avait certainement rien d’innocent. Dans un cas comme dans l’autre, cette intervention ne devra pas rester impunie.

Il va sans dire que les accuséEs et leurs avocats se préparent à mener la bataille politique qui s’impose en vue du procès que l’État a choisi de leur imposer. La poursuite et les policiers qui ont monté le dossier d’accusation devront expliquer publiquement pourquoi ils souhaitent encore appliquer la célèbre « loi du cadenas » de Maurice Duplessis, qui interdisait « toute propagande communiste dans la province de Québec » et que la Cour suprême du Canada a abolie en… 1957!

Mais cette bataille ne concerne pas que les accuséEs, le PCR ou les seulEs participantes et participants à la manifestation du 11 août, et elle déborde largement le terrain judiciaire : elle intéressera aussi tous ceux et celles qui appuient le droit de manifester, de résister, de se révolter et d’exprimer des idées politiques dissidentes et/ou révolutionnaires.

Alors, tous et toutes à Saint-Jérôme le 29 septembre!

Le PCQ et la NEFAC dénoncent l’intervention policière

Dans un communiqué, la section des Laurentides du Parti communiste du Québec, dont des membres étaient présents à la manifestation, a tenu à dénoncer cette « preuve flagrante de répression policière telle que l’on a vu dans les pires chapitres sous le règne de Maurice Duplessis » : « La police, de toute évidence, n’accepte pas d’être remise en question; elle n’accepte pas que son autorité soit remise en cause… Nous dénonçons les abus policiers qu’il y a eu ce 11 août. »

Les camarades de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (la NEFAC) ont aussi fait connaître leur soutien : « À la NEFAC, nous avons nos différends avec les maoïstes (sic!) mais nous ne sommes pas sectaires au point de passer sous silence un cas patent de répression policière… Ayant subi plus souvent qu’à notre tour ce type de répression policière, les militants de la NEFAC expriment leur solidarité avec ceux et celles du PCR. »

Transport de Montréal disponible:
– Départ à 11h30 pile.
– Rendez-vous au metro Crémazie, sortie Nord
(près du siège social de la FTQ).
– Réservez votre place par courriel
(mailto:info@pcr-rcp.ca) ou par téléphone
(514 409-2444).

Transport de Sherbrooke disponible :
– Contacter la section estrienne du Parti communiste révolutionnaire (estrie@pcr-rcp.ca) pour avoir plus d’informations. Départ du Cégep de Sherbrooke.

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Actions étudiantes à Montréal vers la grève générale illimitée

Posted by Hugo Jolly sur 19 septembre, 2007

Montréal, le 18 septembre 2007 – L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) accentue la marche vers la grève pour la gratuité scolaire et organise une seconde semaine d’actions régionales rotatives. La mobilisation étudiante se concentre en effet vers Montréal où des actions auront lieu toute la semaine, dont une manifestation régionale ce mercredi 19 septembre. L’escalade des moyens de pression entamée depuis octobre 2006 nous rapproche de plus en plus d’une lutte directe pour une éducation accessible, gratuite et de qualité.

La semaine d’actions régionales rotatives de Montréal marque un pas de plus dans la construction d’un mouvement de lutte étudiante pour la gratuité scolaire. Suite à la semaine d’actions dans Laval, les Laurentides et Lanaudière, le Conseil Régional de l’ASSÉ à Montréal (CRAM) se mobilise pour une éducation gratuite, publique et de qualité. « Nous allons faire comprendre au gouvernement Charest que le recul ne viendra pas de notre part : un réinvestissement public massif est la seule option acceptable » avertie Jessyka Boulanger, coordonnatrice du CRAM. Les associations étudiantes membres de l’ASSÉ revendiquent aussi une amélioration de la qualité des ressources et services en éducation post-secondaire libre de l’emprise du privé, incluant l’établissement d’un système de garde public adapté à la condition étudiante.

La semaine d’actions régionales rotatives de Montréal montre la détermination des étudiants et étudiantes à s’organiser pour contrer la hausse des frais de scolarité imposée par le gouvernement libéral. Alors que les premiers jours de la semaine sont consacrés à la mobilisation sur les campus, une manifestation régionale aura lieu ce mercredi à 14h30. Des actions symboliques locales marqueront la fin de la semaine pour rappeler au gouvernement libéral que les étudiants et étudiantes sont prêts et prêtes à lutter pour le droit universel à une éducation de qualité. La semaine prochaine sera consacrée aux actions étudiantes dans le Sud-Est ; une manifestation régionale aura lieu à cet effet le 27 septembre prochain à Sherbrooke.

L’irresponsabilité de l’État québécois en matière d’éducation post-secondaire atteint aujourd’hui un seuil inégalé : les étudiants et étudiantes se voient injustement imposer le fardeau du financement d’un système délaissé par les gouvernements successifs. Entre autres, la hausse des frais afférents à l’UQÀM n’est que la pointe de l’iceberg de l’hypocrisie gouvernementale : « Les étudiants et étudiantes se mobilisent pour réaffirmer la nécessaire prise en charge publique des institutions d’enseignement post-secondaire : nous ne paierons pas pour l’irresponsabilité gouvernementale » affirme David Tremblay, porte-parole du Comité de mobilisation de l’UQÀM.

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Actions à venir au CRAM (du 17 au 21 septembre)

Lundi 17 septembre et mardi 18 septembre

Journées de mobilisation dans les associations étudiantes locales de la région montréalaise.

Mercredi 19 septembre

Manifestation étudiante régionale pour une éducation publique de qualité.

Point de presse à l’angle des rues Berri et Ste-Catherine (coin nord-est, parc Émilie-Gamelin).

– Contact : Jessyka Boulanger, coordonnatrice du CRAM

Jeudi 20 septembre

Actions symboliques dans les associations étudiantes locales

Association générale étudiante de Bois-de-Boulogne (AGEBdeB)
– Contact : Arnaud Theurillat-Cloutier, (514) 332-3000 poste 7580

Comité de mobilisation de l’UQÀM (Mob-UQÀM)
– Contact : David Tremblay, (514) 238-4016

Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM)
– Contact : Gabrielle Provost, (514) 982-0496

Société générale des étudiants et étudiantes du Collège de Maisonneuve (SOGÉÉCOM)
– Contact : Stéphanie Thibault, (514) 253-9898

Groupe d’action et de sensibilisation au pouvoir étudiant de McGill
– Contact : (514) 918-8716

Vendredi 21 septembre

Journée de mobilisation dans les associations étudiantes locales de la région montréalaise

– 30 –

Renseignements : Hubert Gendron-Blais, Ssecrétaire aux communications, (514) 835-2444
Porte-parole régionale : Jessyka Boulanger, coordonnatrice du CRAM, (514) 918-8716
Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110
Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca

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Communiqué du Centre d’appui aux Philippines

Posted by Libertad ! sur 31 août, 2007

Exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison!

Le Centre d’appui aux Philippines (CAP-CPC) condamne avec véhémence l’arrestation du professeur Jose Maria Sison par la police néerlandaise sous de fausses accusations d’« assassinats multiples ». Âgé de 68 ans, le professeur Sison vit aux Pays-Bas depuis près de 20 ans avec le statut de réfugié politique, qui lui a été reconnu en vertu de la Convention relative au statut des réfugiés et la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Composé de CanadienNEs et de PhilippinEs vivant outre-mer éprisES de paix et de liberté, le CAP-CPC exige la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison.

Le professeur Sison a été arrêté le 28 août 2007. Les policiers ont défoncé la porte de son domicile et saisi papiers, dossiers, ordinateurs et CD-ROM. Au cours de la même opération, la police a perquisitionné sans mandat les domiciles d’autres réfugiéEs philippinEs vivant aux Pays-Bas, ainsi que les bureaux du Front national démocratique situés à Utrecht, s’emparant de boîtes entières de documents, de dossiers et des ordinateurs. Les témoins rapportent que toute l’opération fut conduite dans le plus pur style de la Gestapo. Le professeur Sison est accusé des meurtres de Romulo Kintanar et Arturo Tabara. La police néerlandaise prétend qu’il aurait ordonné que ces meurtres soient commis en 2003, depuis les Pays-Bas. Le procès où il devra répondre de ces accusations inventées de toutes pièces se déroulera aux Pays-Bas, et non aux Philippines.

Nous sommes convaincuEs que les vrais motifs de l’arrestation du professeur Sison sont d’ordre politique et non criminel. Depuis près de 40 ans, Jose Maria Sison est une figure de proue du mouvement révolutionnaire national et démocratique aux Philippines. Dès le début des années 1960, il fut l’un des pionniers ayant relancé le mouvement anti-impérialiste aux Philippines; il a également joué un rôle-clé dans la remise sur pied du Parti communiste des Philippines (PCP). Par la suite, pendant neuf ans, il fut le plus célèbre prisonnier politique du régime du dictateur Ferdinand Marcos.

Cela fait plusieurs années que le gouvernement philippin trame toutes sortes de complots dans le but de le faire taire. Encore récemment, Sison a pu mettre la main sur des documents qui faisaient état d’une intervention du conseiller à la sécurité nationale, Norberto Gonzales, devant le conseil des ministres, dans laquelle ce dernier se disait d’avis que l’assassinat de Sison contribuerait à résoudre l’actuel soulèvement armé aux Philippines. Un tel dénouement n’aurait rien de surprenant quand on sait que plus de 850 assassinats politiques extrajudiciaires ont été perpétrés impunément sous le règne de l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo.

Jose Maria Sison a également été la cible de nombreuses campagnes de diffamation. Après que l’administration Bush eut déclenché sa soi-disant « guerre globale contre la terreur » en 2001, les États-Unis, l’Union européenne, le Canada et d’autres États lui ont accolé l’étiquette de « terroriste », tout comme ils l’ont fait à l’endroit de la Nouvelle armée populaire et du Parti communiste des Philippines. Cette attaque directe contre Sison et sa famille était aussi une attaque à l’ensemble des anti-impérialistes, et à toutes les personnes éprises de paix et de liberté à travers le monde. Au Canada, nous ne connaissons que trop bien les effets pernicieux des mesures anti-terroristes répressives et réactionnaires qui entraînent la persécution injustifiée de civils innocents, comme on l’a vu dans le cas de Maher Arar. Il semble maintenant que le gouvernement philippin ait conclu un marché du même genre avec les autorités néerlandaises, avec l’intention de criminaliser et de réduire au silence l’un des critiques les plus bruyants et influents du gouvernement Arroyo.

Le gouvernement philippin veut se débarrasser du professeur Sison parce qu’à titre de principal consultant politique du Front national démocratique des Philippines (le NDF), il incarne les aspirations et les luttes que le peuple philippin mène depuis plus de 30 ans dans le cadre de la guerre révolutionnaire pour la libération nationale et sociale qui se déroule dans ce pays. Reconnu comme un militant anti-impérialiste inébranlable, Jose Maria Sison incarne également l’esprit de la solidarité internationale authentique, nécessaire à l’établissement d’une paix juste et durable.

Cette arrestation survient à la suite d’une série d’événements impliquant Sison. Plus tôt cette année, le Tribunal de première instance des Communautés européennes annulait la décision du Conseil de l’Union européenne qui avait ajouté le nom de Jose Maria Sison sur sa liste noire des individus et organisations « terroristes ». Fait à noter, le gouvernement néerlandais a refusé de se conformer à cette décision en prétendant que le verdict ne s’appliquait qu’à l’ancienne liste sur laquelle le nom de Sison apparaissait, et non à la nouvelle que l’Union européenne a confectionnée le 29 juin dernier – un point de vue que partage le gouvernement philippin.

En outre, le professeur Sison est l’un des principaux intervenants ayant poussé à la reprise des pourparlers de paix entre le NDF et le gouvernement philippin. Sous les auspices de la guerre états-unienne contre la terreur, l’administration de la présidente Arroyo a récemment choisi d’intensifier ses opérations de guerre totale, en particulier dans l’île de Mindanao située dans le sud des Philippines, où la minorité musulmane est concentrée. Par cette décision, le régime Arroyo souhaite amener le gouvernement des États-Unis à augmenter l’aide militaire qu’il lui accorde bon an, mal an.

Ajoutons que le professeur Sison a largement contribué à attirer l’attention de l’opinion mondiale sur l’actuelle vague d’assassinats politiques qui se déroule aux Philippines; suite à cela, le gouvernement philippin se retrouve d’ailleurs dans la mire des organisations de défense des droits de la personne telles le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Amnistie internationale, Human Rights Watch et même le Sénat américain, dont l’audience qu’il a tenue à ce sujet pourrait même conduire à la réduction de l’aide militaire états-unienne aux Philippines.

Concernant les prétendues accusations criminelles portées contre Sison, précisons que la Nouvelle armée populaire (New People’s Army, NPA) a déjà revendiqué la responsabilité de l’exécution de Kintanar et Tabara. Jose Maria Sison admet avoir participé à la fondation du Parti communiste des Philippines et en avoir été le premier président, de 1968 jusqu’à son arrestation par le régime Marcos en 1977. Toutefois, il affirme très clairement ne plus faire partie de la direction du parti, ni de la NPA, sa seule responsabilité étant désormais celle de consultant politique principal du Front national démocratique.

Sison explique : « Mes ennemis sont extraordinairement menteurs et stupides lorsqu’ils jettent le blâme sur moi pour les actions révolutionnaires réalisées par la NPA, sachant que cela fait plus de 20 ans que je vis en-dehors des Philippines. À plusieurs reprises déjà, des procureurs et des juges ont écarté ces accusations portées contre moi, étant donné leur fausseté patente et le fait que je ne suis plus sous leur juridiction. »

« En juillet 2007, la Cour suprême des Philippines – rien de moins! – a ordonné l’arrêt des procédures suite à l’accusation de rébellion qui avait été portée contre moi et contre une cinquantaine d’autres militantes et militants, écartant les centaines de soi-disant “preuves” que le régime disait avoir à notre sujet. Cette fausse accusation et ces “preuves” couvraient toute la période allant de la fondation du Parti communiste des Philippines en 1968 jusqu’au moment où les accusations ont été portées en 2006. Ces “preuves” ayant été écartées, elles ne peuvent plus être utilisées pour porter quelque nouvelle accusation que ce soit. » Sauf qu’une fois de plus, il semble bien que le gouvernement Arroyo et ses homologues néerlandais soient prêts à se livrer à toutes les bassesses pour mettre la main sur Sison.

Le Parti communiste des Philippines, la NPA et le NDF dirigent une lutte populaire exemplaire pour la libération nationale et la démocratie, contre la domination étrangère et contre toute forme d’oppression et d’exploitation. Nous rejetons l’idée que les luttes de libération nationale, y compris lorsqu’elles prennent la forme d’une lutte armée, équivalent au « terrorisme ». Nous sommes préoccupéEs par le fait que des organisations politiques légitimes et les individuEs qui les soutiennent, incluant des revendicateurs légitimes du statut de réfugiéE et des réfugiéEs politiques reconnuEs comme telLEs, puissent devenir la cible de mesures répressives injustifiées, au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’inclusion du professeur Sison et de divers mouvements révolutionnaires sur une liste noire, notamment par l’Union européenne et le Canada, ne laisse présager rien de bon pour la démocratie. Les groupes et individuEs qui expriment concrètement leur solidarité avec ces mouvements pourraient bien être les prochaines victimes. Les droits démocratiques à la liberté d’expression et d’association sont en jeu. La valeur humaine de la solidarité est menacée.

Nous sommes d’accord avec l’évêque Millamena de l’Église indépendante des Philippines, qui disait dans une récente entrevue : « Le professeur Sison n’est pas un terroriste. Tout ce qu’il fait, c’est de lutter avec les pauvres pour que ceux-ci puissent vivre dignement. Cette lutte est légitime. » L’ex-vice-président des Philippines, Teofisto Guingona, a lui-même ajouté à cette déclaration qu’il faut savoir « faire la différence entre un rebelle qui lutte contre la faim et contre ce qu’il perçoit comme une injustice, et un terroriste qui cherche à répandre la terreur et la haine ».

Comme pays qui se proclame champion de la démocratie et des droits de la personne, le Canada doit retirer immédiatement et inconditionnellement le nom du professeur Sison de sa liste des « organisations terroristes étrangères » établie en vertu de la Convention internationale pour la suppression du financement du terrorisme.

Et nous exigeons du gouvernement et de la police néerlandaisEs qu’ils libèrent immédiatement et inconditionnellement le professeur Jose Maria Sison!

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Déclaration de l’organisation communiste de Grèce sur les incendies dans le pays

Posted by Libertad ! sur 29 août, 2007

Une déclaration (en français) du KOE, l’organisation communiste de Grèce, sur le cauchemar vécu par les masses populaires de leur pays. Des centaines de villages ont été détruits, rien qu’au Péloponnèse 1.500 km2 de terres ont été anéanties, 64 personnes sont mortes ces quatre derniers jours… Et le gouvernement tente de se dédouaner en en appelant à « l’unité nationale » et à la chasse aux terroristes.

Déclaration : Aux peuples, aux forces progressistes et aux médias

Des douzaines d’incendies continuent de faire rage dans toute la Grèce, spécialement dans le Péloponnèse occidental et méridionnal, et dans l’Eubée. Ces quatre derniers jours, soixante quatre personnes ont perdu la vie et beaucoup d’autres manquent à l’appel. Des millers de gens qui ont fui suite à l’incendie de leurs villages se retrouvent sans domicile et sont abandonnées à leur sort par l’Etat.

Des centaines de villages sont en cendres. 1500 km carrés de terres ont été complètement brûlés rien que dans le Péloponnèse. Les conséquences à moyen terme et à long terme de la catastrophe sur la vie des masses, l’économie et le climat de notre pays et de la région seront encore pires.
L’organisation communiste de Grèce (KOE) exprime sa très grande douleur face à ce cataclysme, sa sympathie et sa solidarité concrète envers ceux qui souffrent.

Nous exprimons aussi notre gratitude profonde envers la préoccupation et les gestes de condoléance manifestés par les partis frères de différents pays. En même temps, nous bouillons de rage contre ceux qui sont responsables de la catastrophe, et nous ferons tout le possible pour qu’ils paient au prix fort leurs crimes et leur négligence.

Le gouvernement de droite de K. Karamanlis s’est montré incapable de faire face à la catastrophe. C’est un gouvernement incapable, criminel, coupable. Les politiques néo-libérales pour « moins d’Etat », qui ont été consciencieusement appliquées par les gouvernements successifs du « Pasok » social-libéral et de « nouvelle démocratie » de droite, ont abouti au démantèlement et à la désintégration des mécanismes d’Etat : dans les dix années passées, les brigades de pompiers, les unités de protection de la forêt, les services sanitaires, de protection civile, ont été réduits comme peau de chagrin, et leur équipement laissé dans un piètre état.

Par exemple, 4000 postes de pompiers n’ont pas été attribués, malgré les plaintes et avertissements des pompiers eux-mêmes. La moitié de la flotte aérienne anti-incendie a plus de trente ans (alors que dans le même temps le gouvernement dépense des milliards d’euros pour acheter des avions de guerre F-16).

Les hôpitaux des villes et les centres médicaux ruraux sont dramatiquement dépourvus de personnels, mal équipés et hors d’état d’aider les victimes.

Les services de protection civils sont tout simplement inexistants, et les victimes cherchent gîte et couvert chez la famille, les amis ou chez des habitants socialement sensibles. Les capitalistes restent libres d’exploiter le désespoir des gens : la compagnie des ferry boats envoyés pour évacuer les habitants de l’île d’Eubée les a forcé de payer le tarif ordinaire pour d’accepter de les embarquer, et de nombreux hôtels du Péloponnèse font aujourd’hui payer de 50 à 150 euros la nuit.

Qui plus est : la constitution de la Grèce donne accorde à la forêt pleine protection, interdisant toute « exploitation » même dans les zones incendiées. Mais pour permettre le « développement », le gouvernement de droite a voulu modifier l’article 24 de la Constitution (comme il a voulu le faire pour l’article 16, qui interdit les universités privées). Les deux partis bourgeois « Pasok » et « Nouvelle démocratie » sont responsables de l’inexistence d’un cadastre national des terres, qui facilte leur attitude « compréhensive » envers les constructions illégales à l’intérieur des zones forestières brûlées.

Par exemple : le 23 juillet, le gouvernement a donné sa permission à l’extension « exceptionnelle » du casino d’Athènes, dans une portion de 63 000 squares carrés de la Forêt de Parnitha, qui venait d’être brûlée à peine un mois auparavant.

Ce mois d’août, au lieu de se préparer à affronter de nouveaux feux de forêt, le gouvernement s’est efforcé de trouver un timing pour provoquer des élections anticipées. Le résultat a été la paralysie de tout service public encore en fonctionnement, et le 17 août, alors qu’un nouvel incendie faisait rage dans les banlieues d’Athènes, le gouvernement a annoncé la surprise d’élections prévues pour le 16 septembre.

Lorque le 24 août, de gigantesques incendies étaient en train de détruire une partie du pays et de provoquer des douzaines de victimes, le gouvernement a tenté de se faire passer pour victime de forces terroristes mystérieuses, dans le but de faire taire toute critique. Ils ont cherché à cacher le fait que dans le passé une telle quantité de feux a déjà eu lieu, mais sans jamais provoquer un tel holocauste.

Lorsque des représentants de l’Organisation Communiste de Grèce ont parlé publiquement à la télévision et à la radio, et condamné ce gouvernement incapable et criminel, certains personnages officiels de la droite se sont mis à menacer « quiconque attaque l’unité nationale pendant cette tragédie rompt la légalité constitutionnelle et devra en supporter les conséquences ».

Notre réponse a cela a été de dire que c’est le gouvernement lui-même qui est le responsable de cette tragédie nationale, et que par dessus le marché il continue ses manipulations politiques sur les cadavres de douzaines de citoyens et sur celui de régions entières détruites, et que par conséquent nous refusons de nous aligner derrière lui.

Malgré tout, lors du week end du 25-26 août, presque toutes les forces de l’opposition se sont soumises à ce chantage et n’ont pas élevé la voix contre le gouvernement.

Le KOE mobilise ses forces à l’échelle nationale

a) dans les zones sinistrées pour aider à la lutte contre l’incendie et pour offrir une solidarité concrète aux sinistrés;
b) dans le reste du pays, pour mener une campagne contre le gouvernement et ses politiques criminelles. Dans cette campagne, nous invitons toutes les forces progressistes, et en particulier nos alliés de la Coalition de la Gauche Radicale.

Malgré les hésitations de la direction de ces forces, leurs bases se moblisent déjà au niveau local en suivant les propopsitions du KOE.

De nombreuses marches de protestation ont lieu en Grèce cette semaine. Nos slogans sont « Les criminels et les victimes ne souffrent pas ensemble » et « Ce gouvernement incapable et criminel doit payer cher »

Les forces bourgeoises essaient d’exploiter électoralement l’holocauste, en promettant monts et merveilles. Les capitalistes planifient déjà les moyens de tirer des profits accrus de cette catastrophe.

Les réformistes hésitent à appeler les masses furieuses à se mobiliser contre le gouvernement, dans le but d’assurer leur possibles gains électoraux.

Nous disons que le moment n’est pas aux misérables calculs politiques, mais à l’attaque contre les concepts et les politiques du gouvenement en place, en donnant la voix au peuple grec furieux.

De plus, le comité directeur du KOE exige une série de mesures concrètes à prendre en solidarité avec les victimes et en prévention de tels holocaustes dans l’avenir.

28 août 2007
Le département de relations internationales du KOE

==> Source

Ps: Le Reactionism Watch sera moins actif durant les prochains jours à cause du retour au Cégep ou bien du surplus de travail que nous avons dans nos emplois respectifs. Cependant, nous allons trouver le temps pour faire au moins un billet par jour. Nous ne lâcheront pas le combat de la gauche contre la droite, contrairement à ce que certains opportunistes qui viennent régulièrement sur notre site pourraient penser. Vous êtes prévenus !

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Dégel et sous-financement : le droit à l’éducation en danger

Posted by Hugo Jolly sur 23 août, 2007

Pour faire suite au billet « À partager : Projet de société », voici le dernier communiqué publié par l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), en date d’hier.

Montréal, le 22 août 2007 – À l’aube de la rentrée universitaire, les associations étudiantes collégiales membres de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) se mobilisent dès la rentrée pour une véritable gratuité scolaire à tous les niveaux. Le sous-financement chronique de l’éducation post-secondaire a des répercussions plus que néfastes sur l’accessibilité et la qualité de celle-ci : c’est pourquoi l’ASSÉ exige un réinvestissement public massif. L’irresponsabilité des gouvernements en la matière a assez duré : les étudiantes et étudiants n’ont pas à faire les frais d’un dégel qui enrichit non pas les établissements d’enseignement, mais les institutions financières gérant l’immense dette étudiante engendrée. Contre le dégel, l’ASSÉ tient à informer massivement la population étudiante par une série d’actions de sensibilisation haute en couleurs, une première étape avant d’aller plus loin dans le mouvement de lutte pour la gratuité scolaire.Face à l’outrage du gouvernement libéral qui s’enfonce en éducation en imposant un dégel des frais de scolarité, l’ASSÉ entame une campagne de grève générale illimitée dès l’automne. « En revendiquant la gratuité scolaire à tous les niveaux, c’est une vision universelle du droit à l’éducation que l’ASSÉ amène, un véritable projet de société » affirme Hubert Gendron-Blais, Secrétaire aux communications de l’ASSÉ. L’association étudiante nationale met aussi de l’avant la nécessité d’une amélioration de la qualité des ressources et services par un réinvestissement public libre de l’intervention du privé. L’établissement d’un réseau de garderies publiques pour permettre une véritable conciliation étude-famille est aussi primordial pour les membres de l’association.

Les associations étudiantes locales s’organisent donc dès la rentrée en fonction de leurs dynamiques particulières, chacune subissant à sa façon le désengagement étatique en éducation. « Nous constatons aujourd’hui un engorgement des classes qui vient empirer la qualité des ressources et services, notamment au Cégep François-Xavier-Garneau de Québec et à Sherbrooke » s’insurge Hubert Gendron-Blais. En effet, la Fédération des Cégeps a annoncé aujourd’hui une hausse globale de la fréquentation de 3,2 % par rapport à 2006-2007, et ce, sans que les sommes nécessaires aient été investies. C’est pourquoi, notamment, les associations étudiantes des Cégeps de Bois-de-Boulogne, François-Xavier-Garneau et Sherbrooke tiennent des actions symboliques de mobilisation dès la première semaine de cours. Les étudiants et étudiantes subissent déjà l’irresponsabilité du gouvernement : les coûts reliés à la condition étudiante sont en hausse alors que les besoins financiers des institutions sont plus criants que jamais. Le gouvernement fait une grave erreur en croyant que les étudiants et étudiantes laisseront passer cette attaque sans précédent : le dégel ne passera pas, la seule option acceptable, c’est la gratuité scolaire.

Seule association étudiante nationale comprenant des membres de tous les cycles d’enseignement supérieur confondus, l’ASSÉ regroupe actuellement 40 000 membres dans les cégeps et les universités du Québec. Elle milite depuis sa création pour la gratuité scolaire à tous les niveaux.

Source: Hubert Gendron-Blais
Secrétaire aux communications
(514) 835-2444
Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110

==> Le communiqué sur le site officiel de l’ASSÉ

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Sommet de Montebello: Non aux tactiques de division et d’intimidation

Posted by Libertad ! sur 18 août, 2007

Nous avons reçu un courriel de dernière minute concernant le sommet de Montebello par le Bloc-AMP (Action mondiale des peuples). Ce dernier critique fortement le machiavélisme des autorités, et appel toutes les organisations progressisstes à s’unir en cette occasion spéciale pour dénoncer les stratégies néolibérales de la part des trois chefs d’État. Voici le communiqué en question :

Sommet de Montebello:

NON AUX TACTIQUES DE DIVISION ET D’INTIMIDATION

Cette déclaration vise à encourager la solidarité et l’unité entre les nombreuses et diverses personnes et groupes qui participeront aux manifestations progressistes d’opposition au Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité et à la rencontre Bush/Harper/Calderón qui aura lieu à Montebello, Qc, les 20 et 21 août prochain.

Il est clair que les forces de police et de sécurité — en complicité avec l’État, les promoteurs privés du PSP et les médias de masse sensationnalistes — utilisent la stratégie de « diviser pour régner ». Elles emploient une distinction entre « bons » et « mauvais » manifestants pour affaiblir les mouvements sociaux.

Dans les yeux de la police, vous êtes « bons » si vous acceptez d’entrer dans leurs zones et enclos de manifestation, et vous êtes « mauvais » si vous refusez de le faire; vous êtes « bons » si vous limitez vos moyens d’action au cadre électoral et au lobbying politique, et vous êtes « mauvais » si vous rejetez la politique parlementaire et partisane en faveur de l’action directe; vous êtes « bons » si vous demandez la permission à la police pour manifester, et vous êtes « mauvais » si vous refusez de dialoguer avec la police sur une question de principes.

Déjà, les officiers de la GRC et de la SQ ont commencé une campagne de peur dans les communautés de Montebello et des environs, évoquant la présence de « provocateurs » et de « manifestants violents »; ces tactiques de peur.

Des officiers de la GRC ont aussi approché certains manifestants, de façon sélective, pour entamer un « dialogue » (même s’il n’y a absolument aucune obligation au Canada d’entretenir un « dialogue » avec la police, et même si nous avons le droit d’organiser des manifestations de façon autonome, sans l’interférence des policiers). Les démarches de la GRC visent également à répandre des rumeurs sur les groupes qu’ils n’aiment pas, tout en accommodant les groupes qu’ils préfèrent.

Le Bloc-AMP Montréal — formé de militant-e-s anticapitalistes prônant l’action directe au Québec et en Ontario, avec des centres organisationnels à Montréal et Ottawa en vue des mobilisations sur Montebello – est l’un des groupes organisateurs qui sont ciblés et marginalisés par la police.

Notre base d’unité inclut les principes suivants: « une attitude de confrontation, puisque nous ne pensons pas que le ‘lobbying’ puisse avoir un impact majeur sur des organisations à tel point partiales et antidémocratiques, pour lesquelles le capital transnational est le seul facteur réel déterminant leur politique »; et « un appel à l’action directe et à la désobéissance civile, au soutien aux luttes des mouvements sociaux, mettant en avant des formes de résistance qui maximisent le respect pour la vie et pour les droits des peuples opprimés, ainsi qu’à la construction d’alternatives locales au capitalisme mondial ».

Notre base d’unité, et nos efforts d’organisation au quotidien, sont enracinés dans les luttes locales et globales pour la justice. Les organisateurs et organisatrices du Bloc-AMP, par leur implication dans divers groupes, sont activement engagés dans les luttes pour la justice et la dignité des immigrants et immigrantes, contre l’oppression sous toutes ses formes, pour les droits des travailleurs et travailleuses, contre la guerre, pour la libération des prisonniers et prisonnières politiques, pour la protection de l’environnement et une foule d’autres mouvements et organismes, et ce, depuis plusieurs années. C’est notre travail au quotidien qui nous pousse à mobiliser également contre le PSP à Montebello.

Néanmoins, il y aura bel et bien des tentatives de la part de la police et de l’État pour marginaliser les manifestants et manifestantes affilié-e-s au Bloc-AMP.

C’est parce que nous anticipons un tel salissage que nous lançons cet appel à l’unité et à la solidarité. L’opposition progressiste et anti-raciste au PSP comporte de nombreux traits communs — un engagement à long terme envers la justice sociale, l’éducation populaire, le débat public, la mobilisation populaire et l’action.

Il existe aussi des différences d’analyse et de tactiques; nous devrions débattre ensemble de ces enjeux, de façon franche et honnête. Tout mouvement social réellement diversifié et vivant comporte inévitablement des divergences de points de vue, et ça n’est pas une mauvaise chose.

Cependant, ces débats au sein du mouvement ne devraient pas être influencés par les tentatives déployées par les forces répressives pour marginaliser une partie du mouvement et l’isoler du reste.

Nous écrivons cette déclaration pour demander à toutes les organisations progressistes, tout-e-s les activistes et tout-e-s les manifestant-e-s qui mobilisent contre le PSP et la rencontre Bush /Harper/Calderón, de maintenir la solidarité et l’unité en regard des tentatives pour nous désunir et nous diviser. Vous pouvez très certainement être en désaccord avec le Bloc-AMP sur certains points, comme nous sommes sûrement en désaccord avec vous, mais nous souhaitons et demandons qu’un dialogue s’installe dans nos mouvements concernant ces désaccords, plutôt que des recours à la marginalisation ou aux dénonciations publiques.

Concrètement, la « solidarité et l’unité » signifient:
  • Ne pas laisser les agents de la police et de l’État intervenir pour nous diviser; rejeter positivement toute désinformation provenant de la police concernant les groupes d’activistes;
  • Ne pas dénoncer d’autres groupes à la police et dans les médias de masse;
  • Exprimer la solidarité de façon proactive, par le biais de déclarations d’appui, publiquement ou en privé;
  • Éviter toute tentative de placer les manifestant-e-s dans le cadre « bons » vs « mauvais », ou « violents » vs « non-violents ».

SVP, veuillez faire suivre cette déclaration dans vos groupes et organismes respectifs, et n’hésitez pas à l’endosser si vous êtes d’accord avec les principes qui y sont énoncés.

Bonne chance à tous ceux et toutes celles qui se mobilisent et s’organisent contre le PSP et la rencontre Bush/Harper/Calderón à Montebello!

Le Reactionism Watch sera de la manifestation :

N’ayez pas peur de vous faire prendre en photo, nous allons censurer les visages de touTEs qui seront de la manifestation, sans exception. Le tout sera diffusé sur ce blogue publique. Si vous n’êtes pas certainE qu’il y a unE photographe dans le coin, n’hésitez pas à poser des questions !

Petit rappel pour les mesures de sécurité :
  • Rester unis dans un groupe, ne pas s’isoler du reste de celui-ci
  • Amener un masque à gaz si possible, ou bien du vinaigre avec des chiffons propres
  • Éviter les verres de contact
  • Porter un foulard ou un masque, afin de cacher votre identité
  • Utiliser des matériaux légers, mais solides pour vos bannières, pancartes et drapeaux afin de vous défendre au besoin
  • Utiliser des surnoms, éviter de dire des propos indiscrets car le voisin peut être un policier en civil
  • Éviter les vêtements trop voyants (ex : t-shirt rouge, veste orange), porter des couleurs claires

On se revoit au sommet camarades ! En espérant pouvoir discuter et militer avec vous.

Unis contre la droite !

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À partager : Projet de société

Posted by Hugo Jolly sur 11 août, 2007

Publié par l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) le 30 juillet dernier


Parce que l’éducation est un droit.

Parce que c’est un droit, comme le droit de vote, comme le droit à la santé.

La différence entre un droit et un privilège se trouve dans l’universalité de l’application de la mesure. Les politiques individualistes néo-libérales permettent aujourd’hui de penser qu’un système à deux vitesses, autant en santé qu’en éducation, serait tout aussi équitable que la gratuité universelle. On va même jusqu’à dire qu’imposer un ticket modérateur (le penchant des frais de scolarité dans l’exemple de l’éducation) est encore plus juste que la gratuité puisque celle-ci favoriserait les mieux nanti-e-s.

C’est oublier d’une part que les taux d’imposition progressifs ont spécifiquement le rôle de redistribuer la richesse équitablement. L’ensemble de nos politiques sociales devraient converger en ce sens et considérer l’impôt comme la solution au financement adéquat des services sociaux où chacun et chacune contribuerait à la hauteur de ses moyens plutôt que d’infliger des frais à tous et toutes. D’autre part, c’est oublier que l’égalité n’est garantie que par une accessibilité universelle. Dans une économie de marché, il faut se rendre compte que tous et toutes n’ont pas les mêmes moyens financiers. Il y a des riches, il y a des pauvres et, à travers tout ça, il y a aussi celles et ceux qui oscillent d’année en année (précarité d’ailleurs de plus en plus fréquente).

Considérer l’éducation comme un droit, c’est croire qu’il faut l’extraire des règles des lois du marché pour rendre son accès universel : aux plus pauvres de la société mais également à tous ceux et à toutes celles qui décident un jour ou l’autre de revenir sur les bancs d’école. Au contraire, l’éducation est établie en tant que privilège lorsqu’on impose des barèmes pour pouvoir y avoir accès. On peut notamment penser à l’exclusion des femmes. L’exemple du privilège économique est un peu plus pernicieux mais il existe tout de même. Pourquoi les plus pauvres devraient redoubler (voire retripler !) d’ardeur pour avoir accès à une même éducation que les plus riches ? Et pourquoi, dans le même sens, les plus riches pourraient s’en tirer si facilement ? Pourquoi, surtout, y’a-t-il automatiquement un préjugé défavorable envers les étudiants et les étudiantes les plus pauvres, comme s’ils et elles ne méritaient pas l’éducation post-secondaire ?

Parce que le savoir c’est le pouvoir.

Une société démocratique peuplée d’ignorants et d’ignorantes est une dictature déguisée, contrôlée par une poignée d’individus.

L’éducation n’est pas juste une formation de travail, c’est avant tout le mode de régulation sociale pour permettre une vie saine en société. Au Québec, on reconnaît ce rôle primordial à l’éducation post-secondaire lors de la création des cégeps. Avec le rapport Parent, on se rend compte que les études secondaires ne permettent pas d’acquérir l’ensemble des habiletés et connaissances nécessaires à la vie en société, qu’elles n’atteignent tout simplement pas ses objectifs de base. Et si l’éducation post-secondaire se veut alors accessible, c’est par nécessité sociale, au même titre que l’instruction publique est obligatoire jusqu’à 16 ans, pour développer l’esprit critique et d’autres habiletés intellectuelles de base, pour avoir des connaissances générales, pour être en mesure de comprendre les systèmes politiques et économiques, etc.

D’ailleurs, une société démocratique se démarque particulièrement autours des axes d’apprentissage de la vie en société (les valeurs par exemple) et des habiletés nécessaires à la compréhension des mécanismes politiques et économiques. Comment se croire en démocratie si l’explication du système électoral est réservée à ceux et celles qui s’y intéressent d’ores et déjà ? Plus largement, l’ensemble de l’apprentissage sur la culture générale au niveau post-secondaire ouvre nos connaissances sur le monde et permet non seulement une plus grande autonomie, mais également un développement individuel inégalable.

Parce que l’éducation est richesse.

Tous et toutes doivent pouvoir exprimer et exploiter son plein potentiel sans être limité-e-s pour des raisons économiques.

L’éducation est le meilleur moyen d’escalader l’échelle sociale : au niveau de l’échelle salariale, mais aussi au niveau culturel. Dans tous les cas, l’éducation permet aux moins fortuné-e-s de quitter la précarité d’un marché économique vorace pour ceux et celles qui n’ont pas de diplôme spécialisé. Le système d’éducation a un rôle considérable dans l’augmentation générale du niveau de vie d’une population.

 

Parce que le savoir est collectif.

Le développement individuel assuré par un système d’éducation de qualité et accessible sert à l’ensemble de la société. Les médecins, les professeur-e-s, les artistes, pour ne prendre que ces exemples, améliorent notre qualité de vie. Pourquoi ne pas contribuer à leur formation ? Si on ne peut pas s’imaginer sans médecin, peut-on plus le faire sans concierge ? « Il n’y a pas de sot métier » comme dit la maxime populaire. Avoir accès à l’éducation post-secondaire, c’est contribuer de juste manière au développement de toute la société.

Dans un autre ordre d’idées, il faut reconnaître que le savoir développé par les universités et les cégeps est possible grâce à l’ensemble de la société. On oublie trop souvent que les recherches fondamentales doivent être publiques pour ne pas être utilisées à des fins machiavéliques. Surtout, l’accumulation des connaissances transmises de génération en génération a un caractère essentiellement collectif : malgré les brevets et les droits d’auteur-e-s, l’ensemble de la société doit être remerciée dans l’essor des connaissances générales.

==> Le communiqué sur le site de l’ASSÉ

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