Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Manifestation pour la démocratie au Honduras et le démentèlement des bases militaires en Colombie

Posté par Jean-Sébastien Vézina-Girard le 17 novembre, 2009

En contradiction avec leur prétendue guerre au trafic de drogue, le Pentagone a déclaré aujourd’hui que les États-Unis utiliseront les bases militaires en Colombie contre les pays qu’ils qualifient d’”anti-étasuniens”.

Pour ceux qui avaient encore des doutes par rapport à la menace impérialiste en Amérique latine, cette déclaration vient clarifier les intentions de guerre contre les pays membres de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), dont particulièrement le Venezuela.

Il s’agit de la plus grave menace pour l’Amérique latine depuis des décennies.

Nous répudions cette nouvelle tentative des États-Unis de s’emparer de l’Amérique latine par les armes ce qui pourrait provoquer un conflit de proportions continentales.

Nous ne laisserons pas les États-Unis transformer l’Amérique latine en bain de sang comme ils le font en Iraq et en Afghanistan!

Non à la guerre! Oui à la paix!

VENDREDI LE 20 NOVEMBRE 2009

Rassemblement devant le Consulat du Honduras (1650 de Maisonneuve Ouest, Métro Guy-Concordia) à 15h00

Départ de la Manifestation à 15h30

Rassemblement devant le Consulat de la Colombie (1010 Sherbrooke Ouest, Métro Peel) à 16h00

Un appel conjoint de:
Société Bolivarienne du Québec / Hands Off Venezuela (SBQ/HOV)
Haïti Action Montréal
ASOCOLOM

Publié dans Amérique du Sud, Chavez, Colombie, Conservateurs, Coup d'état, Droite, FARC, Impérialisme, Ingérence, Manifestation, Obama, Violence, États-Unis | Laisser un commentaire »

Le jour du souvenir

Posté par sylvainguillemette le 12 novembre, 2009

 

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Le jour du souvenir est arrivé. Mais que représente ce jour, exactement, si les causes libératrices du joug  nazi peuvent être comparées aux causes impérialistes d’un Empire sur d’autres nations le siècle suivant? Les soldats canadiens d’aujourd’hui, dans une mission d’occupation en Afghanistan –qui amena en 2004, la dictature Karzaï au pouvoir-, ont-ils le même mérite que les soldats canadiens ayant combattu les soldats nazis sur les côtes françaises et/ou en Europe généralement? Aucunement, même si je me dois de respecter leur choix de donner leur vie pour leur cause, qui n’était forcément pas mienne, comme vous pourrez le lire dans ces prochaines lignes.

 

Les soldats morts au combat en Afghanistan, sont morts en imposant une dictature aux afghans, bien que ceux-ci soient aux prises avec une autre dictature de toute façon. Les soldats canadiens, aux côtés de leurs comparses impérialistes de l’OTAN, n’ont rien du sauveur tombé sur les plages normandes. Le soldat canadien, en Afghanistan, ne défend pas des droits humains, mais l’ordre établi par la dictature Karzaï, elle, soumise au dictat de Washington. C’est ainsi, et nous le savions tous avant même que le sol afghan soit foulé par les GI ou par nos «vaillants soldats» -Nos soldats canadiens sont armés des plus sophistiqués équipements militaires, de soutiens sinon, des frappes aériennes alliées, etc., et se battent généralement contre des combattants armés de vieux AK-47, de lance grenade RPG7 et de fusils mitrailleurs PK.- Parler de courage, je veux bien, à condition qu’on félicite également, sans regarder la cause, comme celle de l’Afghanistan, les combattants talibans ou autres qui prennent part aux combats déclenchés, rappelons-le, contre un envahisseur qui occupe toujours leur terre à cette heure-ci.

 

Depuis l’invasion de ce pays souverain, les seigneurs de guerre gouvernent toujours les provinces de ce pays souverain. Les enfants continuent de se faire violer, mais maintenant, ces violeurs portent un uniforme*. Les «checkpoints» permettent aux soldats afghans de piller les paysans afghans qui passent par là, laissant ceux-ci plutôt pauvres après ces journées de labeur qu’ils peuvent accomplir à Kabul ou dans les autres grandes villes comme Kandahar. Bref, les pratiques n’ont pas changé tant que ça depuis la gouverne des talibans, mais cela est tout à fait normal, puisque les mêmes gouverneurs contrôlent les provinces et il s’agit toujours de seigneurs de guerre se faisant la guerre, les uns aux autres.

 

Mais pire encore, rien n’est véritablement fait pour accommoder les difficiles vies des afghans, qui par exemple, n’ont pas des tonnes d’eau. Pour les aider, la communauté internationale fait installer une usine de Coca-Cola, celle-ci videra les nappes phréatiques peu à peu, comme l’a fait ailleurs cette multinationale aux couleurs de Noël. En réalité, la prise de l’Afghanistan est purement stratégique, et permettra dorénavant, aux forces de l’OTAN, d’étendre le bras de leur bourgeoisie jusqu’à la Mer Noire, où ils pourront entrer en compétition avec le marché gazier des russes.  La guerre de l’an dernier en Géorgie n’était d’ailleurs pas une coïncidence et avait des liens bien communs avec ce qui se passe au pays de l’opium. Aussi, cet opium, justement, sa production a grimpé en flèche et semble, comme dans d’autres conflits cela était le cas, enrichir les forces occultes états-uniennes, la CIA. Car celle-ci, n’en déplaise à ses fans, depuis des années s’enrichit de cette façon, que ce soit en Colombie, au Panama, ou ailleurs dans le monde, elle a toujours trempé dans des échanges manifestement gros de drogue, protégeant tantôt tel cartel, ou tel autre, selon ses avantages.

 

Du haut des airs, l’armée impérialiste occupant l’Afghanistan bombarde des zones où les afghans vivent, tuant de ceux-ci. Du sol, de l’artillerie, les troupes occupantes pilonnent des positions vraisemblablement ennemies, pendant des jours. Là aussi, ils tuent parfois des civils. Dans les villes, la coalition de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie, se promène en blindés et gare à celui qui fait de faux mouvements s’il ne veut pas se prendre du 20mm dans les dents! Les élections sont truquées, on triche sans honte, multipliant les électeurs parfois par 10 dans certaines provinces de ce qu’ils sont véritablement. Karzaï l’emporte haut la main lors d’élections truquées…., lui qui servait il y a si peu de temps, UNOCAL, qui avait été mandatée par la Maison blanche pour négocier le passage d’un oléoduc avec ce que George Bush nommait à l’époque, le «gouvernement taliban» -les talibans refusèrent-.

 

Alors oui, donnons notre pensée à ces soldats qui ont combattu le joug nazi ou ces premiers soldats allemands de 1914, mais de grâce, ne le donnons pas à des envahisseurs d’un pays souverain, qui pour seul mérite, n’ont que leurs combats contre les outils désuets de Washington à mettre sur la table! L’OTAN occupe un pays, et ses soldats également. Ils ne méritent pas notre pensée, ni même qu’on s’attarde à leur cas, malgré leur aliénation et leur obligation d’obtempérer aux ordres de sa majesté.

*Un camarade à moi, ayant fait son tour en Afghanistan en tant qu’artilleur de l’armée canadienne, a été témoin d’un de ces viols répétitifs. Un enfant faisant la vaisselle pour les soldats afghans entraînés par les forces canadiennes, s’est fait violer par ces soldats afghans.

 

 

Publié dans Actualité, Afghanistan, Armes, Armée, Armée canadienne, Bourgeoisie, Bush, CIA, Canada, Capitalisme, Colombie, Conservateur, Conservateurs, Corruption, Coup d'état, Crime contre l'humanité, Crime de guerre, Dictature, Droite, Démocratie, Extrême-droite, Fascisme, Guerre, Histoire, Impérialisme, Ingérence, Internationale, Manipulation, Militaire, Militarisme, Néo-libéralisme, Occupation, Répression, Résistance, Terrorisme, Terrorisme étatique, Trou du cul, USA, Violence, États-Unis | 2 Commentaires »

Le coup de grâce

Posté par sylvainguillemette le 8 novembre, 2009

 

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Je ne sais pas si l’Action Démocratique du Québec est en phase terminale, mais lorsque les marins quittent le bateau, lorsque les rats fuient d’une direction à une autre, il devient opportun de parler d’une situation où, l’accompagnement de fin de vie devrait être envisagé, sinon qu’il faut changer radicalement de direction.

Éric Caire et Marc Picard, des dits lucides –ILS se disent lucides-, ont quitté ce parti qui, au Québec, pouvait se vanter de défendre les intérêts du sacro-saint capital, et de la minorité qui s’en privilégie surtout. Sans ces deux chevaliers du capital, ou plutôt, des intérêts de ceux et celles qui en bénéficient, l’ADQ devient un parti, ou demeure plutôt, un parti de pacotille. Le parti populiste crasse par excellence du Québec aura toutefois soulevé quelques maladies infantiles au Québec, par exemple, une qui conditionne les autres, le conditionnement capitaliste qui sévit d’ailleurs, de par le monde. Sans ces deux serviteurs de la bourgeoisie au parti tiers qu’est désormais l’ADQ, ce dernier n’offrira plus les extrémités attendues par les aliénés de cette nation dite québécoise, qui eux, n’en demandaient pas moins que de s’abrutir d’avantage. Car, même s’ils étaient caricaturaux, ces deux moines ne respectant pas le mutisme volontaire, moines de par leur croyance, n’avaient pas moins l’oreille et les yeux de ces aliénés qui les élisaient.

Quoiqu’il en soit, ces deux vautours du drame humain causé par le capitalisme ne me manqueront pas, ni leur «lucidité» d’ailleurs. Les intérêts qu’ils servaient au sein de ce parti populiste n’étaient pas les miens, ni ceux des travailleurs salariés de ce monde fleur-de-lysé, conscients de leur classe et des intérêts de celle-ci. Et bref, ces opportunistes, qu’on trouve partout où il y a de la bourgeoisie, et de leurs intérêts à défendre, se feront vite remplacés par d’autres, comme eux, avares de profiter d’une demande quelconque, provenant elle, pourtant, des misères et des problèmes sociaux graves d’autres humains comme eux. Si c’est ça, l’esprit du «aider son prochain»…, je passe mon tour et m’en remet au socialisme.

Bref, beaucoup de bruit, pour pas grand-chose. Ce n’est surtout, ou, surtout pas, une grand perte pour le Québec, sauf peut-être dans le cas où, nous aurions besoin d’exemples afin de décrire ce qu’est; un opportuniste, un populiste, mais surtout, un idéaliste. Car s’ils avaient bien quelque chose en commun ces lucides, c’était bien le fait qu’ils étaient lucides comme des idéalistes. Et l’idéalisme, dans l’espoir de voir les bornes de l’ignorance humaine se résorber, ne joue qu’un rôle opposé.

 

Dormez en paix…

 

 

 

 

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Modération temporaire des commentaires

Posté par Reactionism Watch le 4 novembre, 2009

Bonjour à tous et à toutes,

Ceci est un petit message pour vous dire que vous pouvez maintenant faire des commentaires aux articles publiés sur RWatch. Cependant, étant donné le problème de «spamming» peu avant la fermeture du site, nous modérerons les commentaires avant publication, le temps de faire les ajustements nécessaires. Donc, ne vous inquiétez pas si votre commentaire n’apparaît pas sur le site en moins de 5 minutes.

Merci de visiter Reactionism Watch,

L’équipe

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Une dictature, rien de moins, rien de plus…

Posté par sylvainguillemette le 3 novembre, 2009

http://www.dhnet.be/pictures_news/art_80103.jpgEn Afghanistan, après déjà plusieurs années d’occupation, le dictateur est finalement reconduit à son poste de président du pays occupé, malgré de lourdes fraudes électorales et d’apparentes malfaisances vis-à-vis l’électorat perpétrées par les rebelles durant la deuxième «élection» du pays. Mais en fait, en réalité, l’occupation a tout simplement coûté trop chère en capitaux, qu’ils soient d’ordre d’outils financiers ou humains, pour que l’on se refuse de mettre en place, le pantin choisi servant les intérêts des occupants.

Par exemple, le taux de participation fut très faible, et pourtant, les premiers résultats laissaient planer l’impression d’une participation massive, mais c’était d’une fraude massive qu’il s’agissait, la plupart de ces fraudes portant monsieur Karzaï au pouvoir. Si ici on faisait voter les plantes et les morts, en Afghanistan on a fait voter des gens qui n’avaient jamais existé, on a également fermé plus de 440 bureaux de scrutin, laissant ainsi croire que l’opération allait être annulée, mais non… Malgré un tas de détails nous laissant sourciller sur la légitimité de ces «élections», Karzaï est élu.

Donc, l’occupation du pays peut continuer, l’imposition d’un capitalisme sauvage peut aller de l’avant, les ressources naturelles du pays peuvent continuer d’enrichir les riches bourgeois étrangers,  la mise en place de bases militaires quasi-permanentes peut également continuer, et nos militaires impérialistes peuvent continuer d’exploser sur des IED.

Bravo Karzaï, et toutes mes félicitations à ces tricheurs d’occupants d’impérialistes!

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La bourgeoisie, seule gagnante des élections municipales

Posté par Libertad ! le 2 novembre, 2009

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Le résultat était prévisible : la bourgeoisie est la seule gagnante des élections municipales. Partout au Québec, nous avons vus ces capitalistes amateurs (chef de la chambre de commerce, propriétaire, industriel, avocats, représentant de la police) se présenter à la fois au poste de maire et de conseiller municipal. Entre autre, à Montréal, la lutte se faisait entre Louise Harel (représentante d’un parti bourgeois, le P-Cul) et Gérald ”Corleone” Tremblay, dont l’administration fait l’objet de scandales avec ces entrepreneurs en construction.

Le niveau politique au municipal est tout aussi pourri qu’au provincial et au fédéral. Nous ne gagnons rien à parier uniquement sur le ”moins pire”, il faut lutter et lutter.

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Le trou du cul de la semaine….

Posté par Libertad ! le 2 novembre, 2009

Bon, bon, bon, une nouvelle semaine qui recommence. Et aussi un certain retour de Reactionism Watch après plusieurs mois. Maintenant que les salutations d’usage sont faites, concentrons-nous sur nos ennemis de classe. Voici pour la semaine du 2 au 9 novembre, le trou du cul de la semaine…

Si nous avons eu plusieurs ”excellents” candidats avec ces ”palpitantes” élections municipales, il n’y avait qu’une seule personne qui méritait vraiment ce statut…

Roulement de tambours….

Oui, oui ! Nul autre que Gérald Tremblay, ce maire corrompu de Montréal pour l’ensemble de son oeuvre…

(Extrait de sa page en anglais sur Wikipédia)

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Une vidéo pour Reactionism Watch

Posté par Libertad ! le 4 juin, 2009

Pour rendre hommage à tous ceux et celles qui militent contre le capitalisme, j’ai choisi de faire un court vidéo. Bien que pas spécialement original ni professionnel, ce vidéo vient par contre du cœur et des tripes. Après 2 années de luttes contre la bourgeoisie, le capitalisme et l’impéralisme, force de constater certaines lacunes à notre mouvement de libération populaire. Non seulement la gauche n’a pas réussie à trouver un juste terrain d’entente pour mieux collaborer, elle est toujours divisée et peut-être même plus qu’avant, malgré les beaux mots de certainEs. Espérons que nous pourrons tous et toutes faire un petit effort pour renverser la tendance et atteindre notre but : le socialisme !

Et nous en profitons pour vous donner les adresses de nos nouveaux blogues :

Le blogue de Québec socialiste «Vision socialiste» : http://visionsocialiste.wordpress.com/

Le blogue de Camarade Tova «L’Agitateur» : http://agitateur.wordpress.com/

Le blogue de camarade Vez et Sylvain, «Quand le matérialisme s’en mêle» :
http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/

Merci et au plaisir de militer avec vous très bientôt !

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Fidel donne une leçon à Cheney sur les droits humains

Posté par quebecsocialiste le 30 mai, 2009

REFLEXIONS DE FIDEL

Rien ne peut jamais justifier la torture

DIMANCHE dernier, tout en mettant la dernière main à mes Réflexions sur Haïti, j’écoutais à la télévision la commémoration de la bataille de Pichincha qui se déroula en Equateur, voilà cent quatre-vingt-sept ans, le 24 mai 1822. La musique d’ambiance était belle et attirante.

Je me suis arrêté un instant pour observer les brillants uniformes de l’époque et d’autres détails de la commémoration.

Que de souvenirs émouvants au sujet de la bataille héroïque qui décida de l’indépendance de l’Equateur ! Les idéaux et les rêves de l’époque étaient présents à cette cérémonie. Aux côtés du président équatorien, Rafael Correa, deux invités d’honneur : Hugo Chavez et Evo Morales qui font revivre aujourd’hui les aspirations à l’indépendance et à la justice pour lesquelles les patriotes latino-américains luttèrent et moururent. Sucre fut le protagoniste principal de cette prouesse immortelle inspirée par les rêves de Bolívar.

Cette lutte-là n’est pas finie. Elle repart de nouveau dans des conditions très différentes, que personne ne pouvait supposer sans doute à l’époque.

J’ai repensé à un discours sur la sécurité nationale que Dick Cheney a prononcé jeudi dernier à 11 h 20 à l’Institut des sociétés étasuniennes et qui a été transmis par CNN en espagnol et en anglais. J’en ai lu la version samedi. Il s’agissait d’une réponse au discours que le président des USA, Barack Obama, avait prononcé ce même jour, à 10 h 27, sur le même thème et auquel il avait ajouté une explication sur la fermeture de la prison de Guantánamo. Je l’avais écouté aussi ce jour-là.

La mention de ce morceau de territoire national occupé de force m’a interpellé, en plus de mon intérêt logique pour ce thème. Je ne savais même pas que Cheney parlerait aussitôt après, ce qui n’est pas courant.

J’ai pensé au départ qu’il pouvait s’agir d’un défi déclaré au nouveau président, mais, après avoir lu la version officielle, j’ai compris que la réponse rapide avait été concertée au préalable.

L’ancien vice-président avait élaboré son discours avec soin sur un ton respectueux et parfois doucereux.

Mais ce qui a caractérisé son discours, c’est la défense de la torture comme méthode valable pour obtenir des informations en des circonstances données.

Notre voisin du Nord est un centre de pouvoir planétaire, la nation la plus riche et la plus puissante, détentrice de cinq à dix mille ogives nucléaires, qu’elle peut faire exploser à n’importe quel endroit du monde avec une précision millimétrique. À quoi il faudrait ajouter le reste de son équipement militaire : armes chimiques, armes biologiques, armes électromagnétiques, un immense arsenal de moyens de combat terrestres, navals et aériens. Des armes aux mains de ceux qui réclament le droit de recourir à la torture !

Notre peuple possède une culture politique suffisante pour analyser des arguments de ce genre. Beaucoup par le monde comprennent aussi ce que signifient les paroles de Cheney. J’en ferai une rapide synthèse en utilisant ses propres mots, que j’accompagnerai de brefs commentaires et opinions.

Il a commencé par critiquer le discours d’Obama : « Il est évident que le Président serait sanctionné par notre Chambre de représentants, où la prise de parole dure normalement quelques minutes. » Ça se voulait une plaisanterie. Il n’empêche que lui aussi a longuement pris la parole : la traduction de la version officielle fait trente et une pages de vingt-deux lignes chacune.

« …j’ai été le premier vice-président à avoir aussi occupé le poste de secrétaire à la Défense… logiquement, mon devoir était de m’occuper de la défense nationale, et ce sont ces défis-là que je me suis attaché à relever en majorité… Je suis maintenant quelqu’un de plus libre. Je n’ai aucune élection à gagner ou à perdre, et je ne cherche aucune faveur. »

« Je ne parle pas ici au nom de George W. Bush. Personne plus que nous ne souhaite le succès de l’administration actuelle. »

« Je veux parler aujourd’hui de la philosophie stratégique qui a sous-tendu nos politiques. Je parle comme quelqu’un qui a été au gouvernement Bush tous les jours, qui a soutenu ces politiques quand les décisions ont été prises et qui le referait sans aucun doute dans les mêmes circonstances. »

« Le président Obama mérite que nous l’appuyions quand il prend des décisions sages, comme je le crois qu’il l’a fait sur certains points relatifs à l’Afghanistan ou quand il renonce à publier des photos incendiaires. Quand il nous accuse pour les décisions de sécurité nationale que nous avons prises ou quand il les dénature, il mérite que nous lui répondions. »

« Notre administration a toujours dû faire face aux critiques qui ont été toujours fortes dans certains milieux, surtout durant les dernières années de mandat, quand les dangers étaient aussi graves ou plus graves que jamais, mais quand le sens de l’alarme ayant suivi le 11 septembre était en train de s’évanouir dans les mémoires. »

Cheney a passé ensuite en revue les attaques terroristes perpétrées contre les Etats-Unis ces seize dernières années, dans le pays ou à l’étranger, et il en a énumérées une demi-douzaine.

Le hic pour Cheney était d’entrer dans le vif du sujet, la question épineuse des tortures, que les Etats-Unis ont tant de fois condamnées officiellement comme politique.

« Le 11 septembre nous a contraints forcément de modifier notre politique, pour faire face à une menace stratégique que le Congrès a qualifiée de menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale des  USA… Nous avons décidé dès le premier moment d’éviter des attaques », a-t-il assuré.

Il a signalé la quantité de personnes ayant perdu la vie le 11 septembre. Il l’a comparé à l’attaque de Pearl Harbour. Il n’a pas expliqué pourquoi cette action complexe a pu s’organiser d’une manière relativement facile, il n’a pas dit quels renseignements Bush possédait au préalable, ce qu’on aurait pu faire pour l’éviter. Bush était à la présidence depuis presque huit mois. On savait qu’il travaillait peu et prenait beaucoup de congés. Il partait constamment dans son ranch texan.

« Al Qaeda cherchait à se doter de la technologique nucléaire – affirma-t-il – et A.Q.Khan la vendait au marché noir », s’exclama-t-il. Et d’ajouter : « Nous avions les attaques à l’anthrax provenant de source inconnue, les camps d’entraînement en Afghanistan et des dictateurs comme Saddam Hussein dont les liens avec des terroristes au Moyen-Orient étaient notoires. »

« Comme vous vous en souvenez, j’étais dans mon bureau à ces premières heures, quand le radar a repéré un avion qui se dirigeait vers la Maison-Blanche à 800 km/h, le vol 77, qui a fini par se précipiter sur le Pentagone. Alors que l’avion était encore en vol, les agents des services secrets sont entrés dans mon bureau pour me dire que je devais partir aussitôt. Quelques moments après, j’étais dans un poste de commandement fortifié quelque part sous la Maison-Blanche. »

Le récit de Cheney, qui prouve que personne n’avait prévu une situation de ce genre, écorne fortement la fierté des Etasuniens en laissant supposer que quelqu’un d’enfermé dans une caverne à quinze ou vingt mille kilomètres de distance pouvait obliger le président des Etats-Unis à occuper son poste de commandement dans les sous-sols de la Maison-Blanche !

« Depuis – a raconté Cheney – j’ai entendu dire à l’occasion que j’avais changé après le 11 septembre. Je ne dirai pas ça, mais je dois admettre qu’observer une attaque coordonnée et dévastatrice contre notre pays depuis un bunker souterrain à la Maison-Blanche peut modifier la vision que vous avez de vos responsabilités. »

« Comme vous ne pouvez pas gagner les guerres en restant sur la défensive, nous avons opéré directement contre les terroristes, leurs tanières et leurs sanctuaires. »

« Nous avons appliqué nos politiques avec l’appui des deux partis. »

« Ce n’est pas nous qui avons inventé l’autorité. Elle apparaît à l’article 2 de notre Constitution. »

« Après le 11 septembre, le Congrès et une résolution conjointe ont autorisé à faire tout le nécessaire pour protéger les USA. »

« Cette initiative nous a permis d’intercepter des appels et de suivre des contacts entre des opérateurs d’Al Qaeda et des gens aux USA. »

« Le programme est resté top secret et avec force raison, jusqu’à ce que les rédacteurs en chef du New York Times l’aient obtenu et publié en manchette. Après le 11 septembre, ce journal avait publié pendant des mois des photos de morts causés ce jour-là par Al Qaeda. »

« Ça a impressionné le comité qui décerne le Prix Pulitzer, mais bien entendu, ça n’a pas servi les intérêts du pays ni sauvegardé la population. »

« Des années après, notre administration a compris que la sécurité du pays exigeait de réunir des informations qui ne pouvaient être obtenues dans certains cas que par des interrogatoires musclés. »

« J’ai été fortement partisan et je le reste du programme d’interrogatoires »

Il veut parler des interrogatoires assortis de tortures.

« Cette méthode a été utilisée contre des terroristes une fois constaté l’échec d’autres techniques. »

« Cette méthode était légale, essentielle, bien justifiée, elle réussissait, c’était la manière correcte d’agir. »

« Mais nos successeurs ont leur propre vision des choses. »

« Nous avons vu, le mois dernier, comment des documents en rapport avec cette pratique d’interrogatoires ont été divulgués sur décision présidentielle. L’administration l’a fait de son plein gré pour respecter le droit du peuple de connaître la vérité. »

« Le public a connu moins de la moitié de la vérité. »

« On a du mal à imaginer un précédent pire que celui d’une administration entrante critiquant les décisions politiques de ses prédécesseurs. »

« Le directeur de l’Agence centrale de renseignements, Leon Panetta, a fait partie des gens qui se sont opposés à la divulgation des mémos sur les techniques d’interrogatoire. »

Cheney, arrivé à ce point, se devait d’expliquer toutefois ce qu’il s’était passé dans la prison d’Abu Ghraib, qui a horrifié le monde :

« Là, régnait le sadisme. Ça n’avait rien à voir avec les interrogatoires à la recherche de renseignements. »

«  À Abu Ghraib, des gardiens sadiques ont abusé des prisonniers, violant les lois des USA, les règlements militaires et la décence. »

« Nous connaissons la différence entre justice et vengeance. Nous ne tentions pas de nous venger des auteurs du 11 septembre. »

« Depuis le début du programme, nous étions axés uniquement sur la priorité la plus importante : obtenir des informations concernant des plans terroristes. »

« Pour le mal qu’ils ont causés aux prisonniers iraquiens et à la cause des Etats-Unis, ils méritaient d’être punis par la justice. »

Indépendamment des milliers de jeunes Etasuniens morts, mutilés ou blessés dans la guerre d’Iraq et des sommes fabuleuses dépensées là, des centaines de milliers d’enfants, de jeunes et de vieux, d’hommes et de femmes n’ayant absolument rien à voir avec l’attaque des tours jumelles sont morts depuis l’invasion ordonnée par Bush. Cette énorme quantité de victimes innocentes n’a pas fait l’objet de la moindre mention de la part de Cheney dans son discours.

Les ayant oubliées, il a poursuivi :

« Si les libéraux ne sont pas d’accord avec certaines décisions et les conservateurs avec d’autres, il semblerait que le président s’engage sur la voie d’une solution sensée.

« Mais dans la lutte contre le terrorisme, il n’y a pas de points intermédiaires, et des demi-mesures vous exposent à moitié. »

« Quand vous laissez une seule piste inexplorée, ça peut vous conduire à la catastrophe. »

« Au deuxième jour de son administration, le président Obama a annoncé la fermeture de la prison de Guantánamo, une mesure prise sans beaucoup de réflexions et sans plan. »

« Il a été facile à cette administration de recevoir des applaudissements en Europe pour la fermeture de Guantanamo, mais il lui est difficile de trouver une autre solution qui serve les intérêts de la justice et de la sécurité nationale des USA. »

« En matière d’euphémisme, le prix revient à un éditorial récent d’un journal connu qui qualifie de “séquestrés” les terroristes que nous avons capturés. »

« Ainsi donc, un journal qualifie les ennemis de notre pays comme des victimes d’une séquestration.

« Les interrogatoires et les Programme de surveillance ont rendu sans aucun doute notre pays plus sûr.

“Quand Obama et son administration parlent d’interrogatoires, ils le font comme s’il avaient réglé le dilemme moral concernant la façon de soutirer des informations vitales de la bouche des terroristes. »

« En fait, ils renoncent à prendre des décisions tout en présumant d’une supériorité morale.

« Déclassifier ces mémorandums est contraire aux intérêts de la sécurité nationale.

« Le dommage commence quand des terroristes ont en mains des informations top secret. »

« Des gouvernements du monde qui nous ont appuyés dans des manœuvres conjointes redoutent maintenant, car ils voient d’autres opérations compromises. »

« Le président Obama a utilisé son pouvoir pour révéler ce qu’il se passe dans les interrogatoires. »

« Le directeur des renseignements national en personne du président Obama, Denis C. Blair, l’a dit à sa manière : “L’information de grande valeur est provenue des interrogatoires durant lesquels ces méthodes ont été utilisés et elle nous a permis de mieux comprendre l’organisation d’Al Qaeda qui attaquait notre pays.” »

« L’amiral Blair a donné cette conclusion par écrit, mais elle a disparu dans une version postérieure divulguée par le gouvernement. »

« Ces vingt-six mots manquants disaient une vérité qui ne convenait pas, mais on n’a pas pu modifier les mots du directeur de la CIA sous les administrations Clinton et Bush, George Tenet, qui a dit clairement : “Je sais que ce programme a sauvé des vies. Je sais que nous avons démantelé des plans. Je sais que ce programme vaut à lui seul plus que ce que le FBI, la CIA et l’Agence de sécurité nationale ensemble ont pu nous donner”. »

« Si les Étasuniens ont l’occasion de savoir ce qui a été évité au pays, ils verront l’urgence et la justification des interrogatoires menés dans les années postérieures au 11 septembre. »

« Nous nous sommes attachés à leur soutirer des secrets au lieu de partager les nôtres avec eux. »

« C’est quelque chose qui doit se continuer jusqu’à que ce le danger soit passé. En route, il a fallu prendre des décisions difficiles. »

« Aucune décision de sécurité nationale n’a été prise à la légère ni à la hâte. »

« Comme dans n’importe quel conflit, il y a un coût à payer. Aucun n’a été plus lourd que les sacrifices de ceux qui sont morts ou ont été blessés au service de leur pays. »

« Comme beaucoup d’autres qui prêtent service aux Etats-Unis, ils ne demandent pas de remerciements. Mais moi, je les en remercie. »

Cheney a attaqué très durement l’administration Obama, mais je ne tiens pas à me prononcer à ce sujet.

Je tiens en revanche à rappeler que le terrorisme n’est pas tombé des nues : ce sont les Etats-Unis qui ont inventé cette méthode pour combattre la Révolution cubaine.

Le général Dwight Eisenhower, président des Etats-Unis, – rien moins que lui – a été le premier à recourir au terrorisme contre notre patrie. Et il ne s’est pas agi d’un groupe d’actions meurtrières contre notre peuple, mais de dizaines de faits qui, initiés dès 1959, se sont multipliés ensuite pour totaliser des centaines d’actes terroristes tous les ans : substances inflammables ; explosifs à forte puissance ; armements perfectionnés de précision à rayons infrarouges ; poisons comme le cyanure ; parasites ; dengue hémorragique ; fièvre porcine ; anthrax ; virus et bactéries attaquant des cultures, des plantes, des animaux et des êtres humains.

Ce ne furent pas seulement les actions contre l’économie et le peuple, mais les tentatives d’élimination des dirigeants de la Révolution.

Des milliers de personnes ont été touchés, et notre économie, dont l’objectif est de soutenir l’alimentation, la santé et les services les plus élémentaires du peuple, a été soumise à un blocus implacable à portée extraterritoriale.

Je n’invente pas ces faits. Ils apparaissent dans les documents déclassifiés par le gouvernement des Etats-Unis. Dans notre pays, malgré les périls gravissimes qui nous ont menacés des dizaines d’années durant, on n’a jamais torturé qui que ce soit pour lui soutirer des informations.

Si douloureuses qu’aient été les actions commises contre le peuple étasunien le 11 septembre 2001, que le monde entier a condamnées énergiquement, la torture est quelque chose de lâche et d’ignoble que rien ne peut jamais justifier.

Fidel Castro Ruz

Le 27 mai 2009

12 h 54

(Traduction ESTI)

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Mobilisation contre le Forum économique international des Amériques

Posté par Libertad ! le 30 mai, 2009

bernard-kouchner

Colombian President Alvaro Uribe-Velez mtg SD Rumsfeld Mar. 22,

v-7-1027493-1211095523

Dans le cadre du Forum économique international des Amériques

Un grand rendez-vous annuel d’osties d’crosseurs à Montréal

SERONT PRÉSENTS :

DESMARAIS, Paul Junior : Président du conseil et co-chef de la direction de Power Corporation. Grand parrain de cette rencontre d’osties d’crosseurs

ALBRIGHT, Madeleine : Ancienne Secrétaire d’État des États-Unis

ZOELLICK, Robert B. : Président Groupe de la Banque mondiale

STRAUSS-KAHN, Dominique : Directeur général du Fond monétaire international (FMI)

GURRIA, Angel : Secrétaire général Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

URIBE-VÉLEZ, Alvaro : Président de la République de Colombie. Cet invité de marque est à la tête du régime de répression politique le plus sanglant des Amériques Rassemblement : lundi le 8 juin 2009 De 11h30 à 13h30 Devant l’hôtel Hilton Bonaventure (900, rue de la Gauchetière Ouest – Métro Bonaventure)

Une invitation du Comité des sans-emploi Montréal-centre (CSE) : cse.mtl.centre@gmail.com et du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) : www.pasc.ca

Pour consulter le tract cliquez ici.

On ne payera pas pour leur crise !

Des centaines de dirigeants politiques et économiques, parmi les plus influents de la planète, se réunissent du 8 au 11 juin prochain. C’est en plein cœur du centre-ville, ici même à Montréal, que ces osties d’crosseurs se sont donnés rendez-vous. Sous le thème « s’adapter au nouvel ordre mondial », ils discuteront autour d’un peu de caviar sur les meilleures façons d’affamer un peu plus le monde, de téter des subventions, de prolonger l’acharnement thérapeutique des États sur le cadavre du système économique qui les a enrichis et achever un peu plus de vider la caisse.

Alors que des milliards d’êtres humains subissent, avec violence et désoeuvrement, une crise économique, sociale et environnementale sans précédent, ces osties d’crosseurs organisent des rencontres afin de maintenir leur pouvoir. Pendant que des millions de maisons sont saisies par des banques sauvées de la faillite par les impôts du petit monde, que des millions d’autres travailleurs-euses perdent leur boulot ou leur fond de pension de multinationales “restructurées” sous les bons conseils de nos élus, ces donneurs de leçons en veston-cravate s’assurent de ne pas perdre un iota de leur richesse, de leurs privilège, de leur confort et de leur sécurité.

Sous les bons offices de la famille Desmarais, des multimilliardaires bien de chez nous qui disent au peuple quoi faire et quoi penser depuis des générations alors que le pedigree de leur “corporation du pouvoir” est un véritable roman d’horreur, les organisateurs de l’événement se vantent « d’accueillir le plus important forum économique des Amériques ».

Parmi l’impressionnante brochette d’osties d’crosseurs, notons la présence d’un criminel de guerre notoire, Alvaro Uribe Velez, Président de la Colombie. À la tête du plus sanglant régime de répression politique des Amériques, il est reconnu pour ses liens avec les paramilitaires. Ceux et celles qui élèvent la voix pour critiquer les politiques du gouvernement d’Uribe et les intérêts économiques derrière la répression sont fréquemment accuséEs de « rébellion » ou de « terrorisme », injustement détenuEs ou assassinéEs. C’est ce qui est arrivé aux plus de 1000 civils que les Forces armées colombiennes ont tué depuis 2003. Alors que le Canada s’apprête à voter sur la ratification d’un Accord de Libre Échange avec la Colombie, on invite ce criminel pour légitimer son régime de terreur au service de l’économie. En ratifiant cet accord les députés canadiens se feront complices d’un gouvernement, d’ailleurs dénoncé à l’échelle internationale, qui ne montre aucune volonté d’en finir avec les violations de droits humains. Ces messieurs-là ne sont jamais dérangés dans ces petites réunions où ils affament les populations et perpétuent l’exploitation.

Nous ne dénoncerons pas leur impunité les deux pieds sur le canapé.

Allons battre le pavé !

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